vendredi 5 décembre 2008

Démocratie en réseau: Internet et ses limites techniques

Le lundi 17 novembre, la région Ile de France organisait, à la cité des sciences et de l'industrie de la Villette, un colloque portant sur le thème Démocratie en réseaux (comptes rendus et contributions sur le site Internet grâce au wiki).

Si lors de cette journée Internet a été montré comme un nouvel outil avec des capacités très importantes, il n'a pas été oublié que le web compte un certain nombre de limites. A de nombreuses reprises, les utilisateurs se retrouvent face à des décalages et à des problématiques que les anciens outils n'engendraient pas.

L'alarme est venue de Fatima Hani (ACLEFEU), alors que chacun se gargarisait de l'efficience des flux RSS et des réseaux sociaux, la secrétaire générale de l'association a fait remarqué aux 400 personnes présentes qu'encore aujourd'hui Internet n'était pas installé dans tous les foyers. Cette militante qui vit et travaille dans les quartiers défavorisés indique le décalage social qui existe par rapport aux nouvelles technologies. Tout le monde n'a pas les moyens de financer un ordinateur ainsi qu'un abonnement internet. On s'apercevra aussi, au fil de la journée, qu'il existe un décalage générationnel: seul les plus jeunes sont naits avec une souris dans la main. Pour la plupart des militants associatifs d'aujourd'hui, l'informatique a été précédé d'une formation. Certains n'ont pas eu cette opportunité, d'autres ont été un peu plus imperméables aux nouvelles technologies.
A ces constats, j'en rajouterai un troisième qui n'a pas été évoqué. il existe un décalage géographique. On ne profite pas du même débit Internet dans le VIIIème arrondissement de Paris que dans la campagne Normande. La capacité d'action s'en trouve restreinte.
Marc Fromentin (GISTI) reprenait, en quelque sorte, ce constat lorsqu'il évoquait le lectorat de son site. S'adressant à des populations étrangères et principalement africaine, il ne pouvait se permettre de réaliser des pages stylisées élaborées sous Flash ou intégrant des vidéos. Il s'efforce de conserver un site simple et léger accessible à tous.
Brigitte Wiseur du Réseau Education sans frontières reconnait les limites du web. Le collectif fonctionne en très grande partie sur la toile (listes de diffusion, information, mobilisation) et elle admet que ce mécanisme peut exclure des personnes qui souhaiteraient s'impliquer sans pour autant avoir internet. Le talon d'Achille du réseau se situe au niveau des listes de diffusion: outil très utile pour la propagation des informations (avec des listes spécifiques pour chaque échelle géographique), il n'en reste pas moins un outil public ouvert à tous cela comprend aussi bien les militants, les sympathisants mais aussi les forces de police et les renseignements généraux.
Internet n'est donc pas la panacée, l'essentiel est d'en être conscient. Il revient à chacun de trouver des alternatives lorsque la toile ne s'avère pas payante.

photo: crédit perso, un cyber café sur la plage de Armação - Florianopolis, Brésil

jeudi 4 décembre 2008

Caravan Palace: Django beat

Bernay accueille samedi le groupe Caravan Palace. Ces jeunes parisiens ont posé Django Reinhart sur leurs platines et cela donne un résultat détonnant.

La preuve en image:


Voila pour le résultat sur scène mais je vous invite aussi à visionner le clip qui est très original et particulièrement bien fait.

mercredi 3 décembre 2008

Démocratie en réseaux: Internet, le porte voix des sans papiers

Le lundi 17 novembre, la région Ile de France organisait, à la cité des sciences et de l'industrie de la Villette, un colloque portant sur le thème Démocratie en réseaux (comptes rendus et contributions sur le site Internet grâce au wiki).
L'une des conférences portait sur l'usage d'Internet au service des libertés fondamentales. Espace de mobilisation, Internet est aussi une source d'information contradictoire. Elle réunissait des membres d'associations d'aide aux immigrés et des syndicalistes.


Les travailleurs sociaux étant asphyxiés par les demandes et l'information subissant la déformation médiatique, il a fallu trouver de nouvelles solutions pour les associations. Pour beaucoup Internet s'est avéré rapidement incontournable.
Lucille Prado du DIEM vient en aide aux sans papiers. Dans son temps de parole, elle insiste sur l'anonymat que l'outil permet. Pour des personnes en grande précarité, le site permet d'obtenir une première série d'information sans se faire connaitre. Le web brise les frontières géographique, le site peu être consulté depuis l'étranger ou bien des personnes résidant en province peuvent faire appel aux services du DIEM, petite association francilienne. Les permanents de l'association sont aussi moins consulté. Malgré tout un site reste un outil très chronophage et une personne se consacre à plein temps à la maintenance web (site, newsletter, mails...).
Marc Fromentin (GISTI) et Bastien Sibille (Disparitions) insisteront par la suite sur la qualité de l'information diffusée. S'ils jugent que l'information institutionnelle sur le net (Legifrance...) est plutôt de bonne qualité, ils déplorent son accessibilité. Ils sont particulièrement compliqué à l'usage. Le GISTI souhaite proposer une expertise explicite compréhensible par tous d'où un effort de vulgarisation et d'explication demandé à tous les rédacteurs du site. L'objectif de la Cimade en créant le site Disparition était que "constatant un manque de mémoire sur la disparition des personnes sans papiers, l’association a voulu se doter d’un outil permettant de retrouver une trace de l’arrestation de ces derniers, ainsi que leur histoire personnelle dans l’espace public numérique." Les rédacteurs pointent toutes les arrestations de sans papiers sur Google Map en écrivant quelques lignes sur la vie de la personne arrété. Le site "a pour objectif une prise de conscience collective de ce qui se passe dans le voisinage de tout un chacun."
L'information que ces sites proposent est en décalage avec celle proposée par les mass médias, du fait que sur un sujet sensible (les immigrés clandestins), ils ne relayent pas la vision étatique

dimanche 30 novembre 2008

La tartufferie normande

"Le jour de gloire est arrivé!" Epaigne a sortie les oriflammes de la victoire. Les caennais ont envahi les remparts du château. Le ministre de la guerre a sorti son mouchoir blanc pour sécher ses larmes d'émotions. Le maire d'une cité centrale pince son sourire pour exprimer sa satisfaction et envisage un futur de capitale régionale.

Ils attendaient ça depuis 2000! Huit ans d'un combat sans merci ponctué par une élection régionale mémorable. La réforme des institutions était attendu comme le messie depuis 2007. Le mois de juillet était venu scellé les modifications de la Constitution. Dans les chapelles autonomistes, on trépignait d'impatience espérant le feu vert élyséen. Certains intégristes s'étaient réveillés depuis quelques semaines sur les murs de Caen avec des slogans "va t-en guerre".
Jeudi 27, le soulagement est venu depuis le congrès national de l'association des maires de France. IL L'A DIT!!!
"IL Y A DEUX NORMANDIE, ON LES AIME, MAIS EN FAUT-IL DEUX ?"

La preuve en image (le discours est mis en intégralité) :


Discours N.Sarkozy au congrès de l'AMF
envoyé par publicsenat

C'est l'euphorie dans les chaumières et désormais les élus s'écharpent pour savoir qui recevra le titre de capitale: Rouen, Caen, Le Havre... Bernay.....
Chaque maire défend sa ville, quoi de plus normal, chaque élu territorial défend son bout de gras et les deux présidents de région restent sur la défensive et utilisent le verbe avec parcimonie en confiant leurs réserves (principalement Alain Le Vern, président de la Région Haute Normandie). France 3 Haute Normandie, grande actrice du débat public, avait organisé samedi dernier un "débat" à l'occasion de son émission "La voix est libre". Les guillemets sont de sortie car inviter quatre hommes politiques aux idées identiques dont 3 sont directement issus de l'UMP cela relève de la propagande gouvernementale et non du journalisme. L'émission n'étant pas exportable, elle est visible ici.

J'ose imaginer les sommes astronomiques que vont être demandées au contribuable dans les prochaines années si un tel projet voit le jour. Il va falloir tout restructurer et construire un nouveau parlement tout en délaissant les deux en service à l'heure actuelle. Pour l'une des deux capitales, ce sera un manque à gagner de plus de 1700 emplois (compensé dit on par des emplois privés, alors que l'économie capitaliste est en plein ralentissement on peut y croire dur comme fer). Tout ça pour quoi? Que la Normandie soit le sixième bassin de population français et que la croix de St Olaf retrouve une raison de vivre...

crédit photo: wikipédia, le drapeau normand.

jeudi 27 novembre 2008

Orka: Un grand bol d'air frais

A la veille des Transmusicales de Rennes, zoom sur une découverte musicale pour le moins originale. Orka est un groupe des Iles Féroé. Les musiciens ne s'arrêtent devant aucun obstacle. Ils construisent leurs propres instruments et nous font découvrir des sons auquels nous sommes peu habitués. A l'heure de la mondialisation uniforme, ce groupe n'hésite pas à chanter dans sa langue d'origine: le danois.

Un coup de coeur raffraichissant!



Découvrez mondomix.com le magazine des musiques en couleurs!


Orka jouera avec Yann Tiersen au centre culturel "L'air Libre" à Rennes du 3 au 7 décembre.

mercredi 26 novembre 2008

L'insurection qui vient: Soutien aux inculpés du 11 novembre

Voici le texte de la pétition initiée par Éric Hazan et La Fabrique au sujet de l’affaire des neuf inculpations de la semaine dernière (les soi-disant « terroristes » du Comité Invisible).
Il est possible de la signer en renvoyant votre nom et votre qualité (profession ou absence de profession, statut ou absence de statut) à cette adresse.
comiteaat@boum.org


Une opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien d’atteindre les institutions de l’État, et de parvenir par la violence — je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise — à troubler l’ordre politique, économique et social ».

La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n’existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L’inculpation pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » est plus que vague : qu’est-ce au juste qu’une association, et comment faut-il entendre ce « en vue de » sinon comme une criminalisation de l’intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu’il peut s’appliquer à pratiquement n’importe quoi — et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d’exception.

Les personnes inculpées n’ont pas été choisies au hasard, mais parce qu’elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations — dernièrement, celle de Vichy, où s’est tenu le peu honorable sommet européen sur l’immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain. On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s’est organisé dès leur arrestation. Ce qu’ils cherchaient, ce n’est ni l’anonymat, ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole. Finalement, l’absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.

En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu’à quel point allons-nous accepter que l’antiterrorisme permette n’importe quand d’inculper n’importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d’expression ? Les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont-elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c’est à nous de la donner, et d’abord en demandant l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l’exemple.


source: le grand soir

mardi 25 novembre 2008

Recherche agora désespéremment

Le lundi 17, la région Ile de France organisait, à la cité des sciences et de l'industrie de la Villette, un colloque portant sur le thème Démocratie en réseaux (comptes rendus et contributions sur le site Internet grâce au wiki).
Dans ce second article, on reviendra sur la notion de débat public. Ces dernières années, ce terme a beaucoup évolué notamment sous le coup des nouvelles technologies qui l'ont transformé et transféré.

Au début des années 2000, on a pu observer que le débat public était dans l'impasse. Le citoyen se retrouvait face à un mur à chaque fois qu'il souhaitait exprimer publiquement ses idées. La démocratie représentative avait péricliter depuis fort longtemps. Mieux valait il prêcher dans le désert. Certains observateurs ont d'ailleurs imputé le résultat de Le Pen en 2002 à cette sourde oreille que prêtaient les responsables politiques de tout bord auprès de leurs électeurs.

La démocratisation d'Internet a permit une éclaircie dans le paysage démocratique français (toute proportion gardée, le constat à l'heure actuel est tout de même très sombre). Pour Celine Braillon de l'ADELS, Internet a offert un petit échappatoire face à la logique centralisatrice de l'Etat français. Car s'il existe une vraie tradition associative et coopérative, l'État n'a jamais voulu céder une partie de son pouvoir ni de son budget pour la démocratie participative et les conseils de quartier autogérés. Nordine Nabili, rédacteur en chef du Bondy Blog, en fait d'ailleurs un constat amer: "Nous avons été créé par des suisses [Le temps, NDR], nous sommes sous l'aile d'une multi nationale américaine [Yahoo] et nous sommes hébergés par un groupe norvégien [20 minutes]."
L'association Vivagora conçoit le débat public en trois temps:
I - Identification et formulation des questionnements sociaux : il s'agit d'éprouver les argumentaires des parties présentes.
II - Révélation des conflits d’intérêts
: l'assemblée doit alors dénouer les intérets de chacun pour que la transparence soit totale.
III - Responsabilités communes en fonction de l’intérêt collectif : Là est la clef du débat puisque les échanges se concluent par une prise de décision.

Si les deux premières étapes peuvent avoir lieu dans diverses assemblées locales, la troisième est toujours mise de coté. Internet n'a pas résolue ce problème mais il a offert un nouvel espace pour l'argumentation et la transparence. C'est ce qu'a constaté Jacques Rosselin, créateur du journal Vendredi. Le Bondy Blog, par l'intermédiaire de Nordine Nabili, tire le même constat "Les jeunes n'existent pas dans l'espace public. Ce dernier a été investit par les politiques et les médias et tout deux circulent en vase clos. L'intervention citoyenne dans les médias fait peur." C'est donc sur Internet que les sans voix se sont réfugiés. Les blogs, les commentaires d'actualités, les forums et tous les types de réseaux sociaux sont venus palier le manque d'écoute des sphères décisionnelles.
Malheureusement, la France a tendance a dramatiser le débat public. Pour beaucoup, il ne peut avoir lieu en dehors des organes de décision institutionnel (conseils municipaux...). Commence alors une compétition entre les sujets d'actualité qui débouche sur l'évocation de petites choses tout en trappant complètement les grands projets de sociétés.

La France est une oligarchie où le pouvoir est aux mains de quelques uns. La moindre tentative citoyenne de réapropriation des sujets de société se transforme en une veille gouvernementale
issue de la peur de ces derniers.


credit photo: L'Assemblée nationale ou le débat public réduit à néant. crédits perso

lundi 24 novembre 2008

Internet au service de la lutte

Le lundi 17, la région Ile de France organisait, à la cité des sciences et de l'industrie de la Villette, un colloque portant sur le thème Démocratie en réseaux (comptes rendus et contributions sur le site Internet grâce au wiki). Une journée de discussion pour évoquer la participation associative et militante et leurs transformations liées au développement d'Internet.
Ce premier article revient sur le militantisme à l'heure des nouvelles technologies de l'information et de la communication.


Pendant très longtemps le militantisme s'est cantonné à des domaines d'expression limités. Syndicats, Partis politique et associations communiquaient par voie orale (discussions, manifestations), ou par support papier (tracts, journaux, lettres). Si ces moyens de communication ne sont pas obsolètes, loin de là; la venue d'Internet a boulversé une partie des comportements. On ne milite plus de la même manière tant sur le plan idéologique que technologique.
Valérie Peugeot (VECAM) constate une modification des logiques militantes: "la logique collective a été dépassée par la logique coopérative." Christophe Aguiton (Paris I et France Telecom) observe une "individualisation des comportements militants qui passe par Internet". L'exposition de soi (via les réseaux sociaux, les blogs...) sur Internet débouche sur des possibilités de conversations qui peuvent aboutir à des actions de groupe.
Ainsi depuis 2005, une partie du débat public ainsi que des mobilisations ont migré vers la toile. Face au "ouiisme" des médias lors de la campagne pour le referundum pour le traité de constitution européenne, les opposants ont trouvé sur le web un espace d'expression. Depuis, on a constaté que le collectif "Sauvons la recherche", ou bien la lutte anti Edvige s'est structuré via le web. Denis Pansu (Port Parrallèle) observe un "contournement des institutions politiques, publiques et médiatiques" afin d'accéder à une prise de parole médiatique. Internet devient un outil d'organisation dans le but de rencontre réelles et d'actions. L'animateur de réseaux note, dans le même temps, que la frontière entre partisan et militant s'estompe, l'individu envisage son engagement à la carte.

Claire Villiers (vice présidente du conseil régional d'Ile de France chargée de la démocratie régionale et de la vie associative) estime que ces modifications issues de la mutualisation des moyens numériques peuvent "renforcer l'action démocratique". En échos, les organisateurs avaient fait venir deux militantes de terrain. Fatima Hani (ACLEFEU) revient sur la mise en commun des données qui permettent de gagner du temps en terme d'information mais aussi en méthodologies. Dans sa lutte pour les cités, elle rejoint Brigitte Wiseur du Réseau Education sans frontières: Internet a permit de briser les frontières géographiques. Le militantisme s'envisage désormais à l'échelle national pour un coût modique. La représentante de RESF indique aussi les facilités qu'accorde Internet lorsque l'organisation a opté pour une organisation horizontale et non formelle.
Alors que la région mettait en ligne ce jour le site Projet citoyen, Claire Villiers lançait un appel aux accents Bourdieusiens: "Les dominés doivent s'introduire dans les outils de communication des dominants."

crédits photo: geoscopies.net et zone-network.org

jeudi 13 novembre 2008

Haro sur les homos

Les temps sont durs pour les "déviants" de la pensée unique. Les homos ne sont pas les seuls mais ils subissent de plein fouet le retour à l'ordre moral. Une impunité est en train de se propager envers tous les partisans de la haine sexuelle.

En début de semaine, il y eu tout d'abord, la mise en ligne par Gay Clic d'une vidéo extraite de la commission parlementaire du 3 juillet (devenu célèbre par l'affaire des couches culottes). Devant le ministre de l'éducation nationale, Gérard Longuet, ultra libéral à la botte présidentielle, s'est fendu d'une réflexion honteuse en faisant le rapprochement entre homosexualité et pédophilie.



Au vu des réactions que cela a provoqué parmi la classe politique, il est à croire que de tels propos soient on ne peut plus normal... Cela, pourtant, tombe sous le coup de la loi... Enfin c'est ce que l'on croyait avant que la Cour de cassation n'annule la condamnation du funeste Vanneste suite à des propos homophobes tenus en 2004 et répétés à maintes reprises.



Profond dégout du fait qu'on laisse encore s'exprimer dans ce pays, ce ramassis de mange merde populistes qui prônent les droits de l'Homme tout en incitant à la haine. La justice n'est même plus capable de réguler ce débit nauséabond.


sources: rue89 et gayclic

samedi 8 novembre 2008

Une crise parmi d'autres

Le capitalisme actuel vit principalement deux crises: la crise financière qui touche les bourses et les marchés de cotations, et la crise de surproduction appelée aussi récession. Vendredi 7, Attac Risles Charentonne invitait Nicolas Béniès, économiste, pour évoquer cette situation. Le texte ci dessous reprend une partie de ses explications.


Les grands penseurs libéraux vous diront que la crise est naturelle, qu'elle fait partie intégrante du système. Le libéralisme est ponctué de vagues avec ses hauts et ses bas, des périodes d'essor économique et d'autres de surproduction.
Le premier choc pétrolier de 1974 vit l'apparition d'une nouvelle conception de l'économie. Jusque là, les périodes de crise se résolvaient grâce à des politiques de relance étatiques inspirées par John Maynard Keynes et le New Deal américain des années 30. L'Etat injectait d'importantes sommes sur le marché pour augmenter les salaires et relancer la consommation. L'augmentation du prix du pétroles permit à de nouveaux théoriciens de s'exprimer. Ces "experts" préconisèrent une hausse des profits des entreprises pour respecter le théorème de Schmidt: "Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emploi d'après demain". L'Etat devait se désengager des politiques économiques pour laisser faire le marché. Ce dernier s'auto régulant automatiquement. On passait d'une étude macro économique (au niveau d'un pays) à une étude micro économique (au niveau de l'entreprise).
En 1976, la France fut l'une des premières à appliquer cette théorie lorsque le premier ministre de l'époque mis en place le premier Plan Barre. Face à la baisse de la croissance, on privilégie la baisse de la masse salariale des entreprises. Cela peut se faire de manière directe (licenciements) mais aussi de manière indirecte via la baisse des charges sociales. L'Etat se délaisse d'une partie de ses recettes pour "soutenir" les entreprises. Des recettes en moins, c'est aussi des financements en moins pour les chantiers publics. En attendant que la crise passe, on mise sur l'endettement. Cela, malheureusement, ne fait que différer un phénomène incontournable tout en l'aggravant.

Le libéralisme étant un système vertueux, il est censé récompenser les esprits entreprenant qui osent se confronter au risque. Les décideurs en ont décidé autrement afin de préserver leurs deniers. Plutôt que d'assumer les conséquences d'une décision scabreuse, ils ont décider de "responsabiliser les salariés". Ces derniers, en contre partie d'une faible implication dans les décisions de l'entreprise, doivent assumer les choix et les conséquences de leurs dirigeants. Ils se flexibilisent au grès du cours de la bourse. On leur impose des objectifs irréalisables afin d'individualiser la main d'oeuvre. On déstructure la cohésion sociale ( affaiblissement des syndicats). On désigne dans le même temps des boucs émissaires (immigrés) pour que chacun trouve un coupable aux problème qu'il rencontre. Un mal être (maladies liées au travail, suicide...) se créé au niveau de l'entreprise.
On arrive aujourd'hui à une crise de confiance et du pouvoir d'achat obstacle à la consommation. Consommation: le sésame du libéral quand il s'agit de relancer la croissance.


photo: geolibertaire.org

mercredi 5 novembre 2008

Les blogs coeurs de cible

On savait que le gouvernement était du genre sensible lorsque l'on parle d'eux. Le récent déchainement justicier sur de simples poupées en est encore la preuve (heureusement la séparation des pouvoirs résiste). La folie mégalomane du minuscule a gagné tout le gouvernement. Le plus simple est donc d'inscrire cette sensiblerie dans le marbre de la loi pour être sur que des magistrats ne testent pas leur émancipation en déboutant le pouvoir suprême.

L'innovation législative nous vient du Sénat. Elle aurait pu être proposé par un sénateur maire normand adepte de la muselière journalistique mais c'est un collègue sarthois qui s'en est chargé. Marcel-Pierre Cléach (UMP) a eu la brillante idée de proposer une proposition de loi visant à allonger de trois mois à un an le délai de prescription pour les diffamations, injures ou provocations commises par l'intermédiaire d'Internet à l'exception des sites de titres de presse lorsque le contenu incriminé a été publié auparavant sur un autre support (journal, reportage télé ou radio).
La proposition de loi a reçu l'adoubement de la sinistre de la justice (96 morts sur la conscience ça rend pas heureux).
Justificar
Le texte de loi dissimule à peine le principal intéressé. Il s'agit des blogs. La toile est devenu incontrôlable pour ces maîtres de communication. Si on peut tenir un journaliste en respect en lui signifiant que son patron est le parrain de l'un de ses fils, il est un peu plus compliqué de menacer un blogueur d'une quelconque réprimande puisqu'il ne s'exprime qu'en temps que citoyen. Le blogueur est un animal sauvage: pas pratique quand on aime tout rentrer dans des cases. Par contre le blogueur n'est pas millionnaire (il y a des exceptions à la règle!) donc on peut le menacer d'un procès couteux et d'une amende rondelette. L'internaute ne pourra que la fermer, s'il ne veut pas finir à la soupe populaire. En trois mois, c'est parfois compliqué de débusquer tout ce qui a pu être écrit sur soi. Un an, ça laisse plus de temps pour activer son Google et ressortir des archives dépressives.

Messieurs les censeurs, Bonsoir!

Source: journal du net

Good morning Colombus...


Les américains, aux yeux des français, ne sont que des crétins asservis par Mc Do et Wall Mart. Hier soir ils ont élu un noir réformiste tandis que les français, peuple élu de l'intellectualisme occidental, a opté pour un minuscule raciste...

Obama n'est qu'un libéral en faveur de la peine de mort mais c'est aussi un symbole. Un ancien travailleur social qui souhaite rassembler autour de lui. Le discours prononcé, hier soir, est d'ores et déjà historique. Les mots qu'il utilise sont simples, forts et sans ambigüité.


VOSTF - 05 novembre, 06 heures : Obama proclame sa victoire
envoyé par LepointTV

N'attendons rien de ce nouveau président, mais le temps de quelques minutes laissons nous croire en quelques mots.

mercredi 29 octobre 2008

Chauffe Marcel!


Vendredi dernier, s'est ouvert à Boissy Lamberville, le 4ème festival international d'accordéon en Pays Risle Charentonne. Le concert des frères Mouton était un prélude au festival organisé par la friche culturelle de l'Eglantine. Les concerts se concentreront entre le jeudi 13 et le dimanche 16 novembre.

Jeudi 13, 19h apéro concert en ouverture au Brind'zinc à Bernay. Acorp de Rue. Duo alsacien rencontré à Narbonne qui atterri en Normandie pour proposer une musique festive à la manière des Ogres de Barback. Le groupe sera aussi en concert à 20h30 au cinéma le Rex en ouverture du film Khamsa.

Vendredi 14, 18h, salle de concert de la MJC de Bernay, rencontre entre Bogdan Nesterenko et Stefan Stalanowski pour une interprétation de pièces classiques en revisitant le répertoire baroque, romantique et russe

Samedi 15, toute la journée dans les rues et les bars de Bernay: Samuel Bavoukana et Accorps de rue. Samuel est un accordéoniste congolais qui a ouvert une école d'accordéon dans son pays d'origine. Il rejoint Acorps de rue pour une déambulation pendant le marché et dans les troqués bernayens.
A 18h à la salle des concerts de la MJC: Duo Baldo Colas. Ces deux artistes ont été récompensé dans plusieurs grands concours internationaux. A l'occasion de leur visite à Bernay, ils nterprètent Haeden, Debussy, Brouwer, Assad et Rizzo.
20h30 au théatre E.Piaf: La soucoupe cassée. Trio (accordéon, batterie, violon) composé d'un professeur de l'école de musique de Bernay. Ambiance survoltée sur fond de rock ou de disco roumaine avec des résonnances Khezmer.

Dimanche 16: à partir de 11h dans la rue Gaston Folloppe: Fanfare de la 3ème rive. Fanfare de la vallée de l'Eure composée d'une dizaine de musiciens.
16h, théâtre E.Piaf: Salvatore Panu et Dragane pour un concert italien et de musique de l'Est.
17h30 théâtre E.Piaf: les Frères Nardan pour un concert sans frontière entre Bohème, Italie et pampa...
20h30: redifusion du film Khamsa en compagnie de Salvatore Panu et Dragane.


Tarifs: 7€/ 5€. Pass 5 concert 20€
Renseignements et réservations: 06.83.09.66.50 ou 06.07.85.61.20

mercredi 15 octobre 2008

Cela manque de cohérence



Ou bien c'est le centre qui est hilarant et désordonné, ou bien c'est vraiment une preuve flagrante d'oportunisme.


Hervé Maurey a été élu sénateur. Dans les mois qui viennent on verra s'il fait partie des rois fainéants, ou des semi glandeurs, ou bien des vrais travailleurs...


Qu'il siège ou non, il a rejoint le groupe Union centriste, quoi de plus normal quand on est adhérent au nouveau Centre (adhésion en avril 2008, juste après les élections municipales). Ce groupe est présidé par Michel Mercier, président du conseil général du Rhone et adhérent MoDem...


On nous avait dit que le Modem et le nouveau centre étaient fachés... On nous aurait mentis? Certes Michel Mercier est un Modem assez souple du genre a accepté un strapontin de troisième classe dans un gouvernement SarkoIII (déclaration au Progrès au mois de septembre). Tout de même, il a sa carte chez François Bayrou, l'ancien frère de Hervé Morin... Ils ne se faisaient pas la tête ces deux là?

L'inimitié a ses limites quand on veut...
Messieurs, si vous souhaitez un peu plus de respectabilité de la part de vos citoyens, devenez cohérent.

Bonne fête


Demain c'est la sainte Edvige, cette brave chrétienne n'a rien demandé mais on l'a affublé d'une tâche bien ingrate: ficher les noirs, les jaunes, les homos, les jeunes, les socialo, les rouges, et toute sorte de dégénéré sociaux (seul les cons ne sont pas admis...). N'oubliez pas, donc, de fêter Edvige!


Le Comité ATTAC Risle-Charentonne et la Section Pont-Audemer/Bernay de la Ligue des Droits de l'Homme appellent à un rassemblement le JEUDI 16 OCTOBRE à 18 heures, devant la Sous-Préfecture de BERNAY, dans le cadre de la Journée Nationale de mobilisation contre le fichier EDVIGE et invitent la population, les organisations associatives, syndicales et politiques à venir nombreux montrer leur opposition à ce nouveau fichier.
Et une petite vidéo pour couronner le tout:


crédit photo: dominikvallet.over-blog.com, vidéo de torapamavoa

jeudi 2 octobre 2008

Stratégie en sous-sol


Il faut lire la presse locale, sa qualité plus que désirable nous réserve quelques informations fort utiles.

Les petites annonces sont très instructives. En page 11 de l'Eveil de cette semaine, un avis:

D.Brasseur et S.Delanys, pharmaciens, vous informent de leur cessation d'activité à partir du 1er octobre 2008 [...]


La rumeur insistante et démentie de l'été se vérifierait elle? Sophie Delanys délaisserait elle ses activités d'apothicaire pour préparer la future campagne électorale qui aura lieu en 2009 (qu'elle soit cantonale ou bien municipale).



crédit photo: sports-santé.com

Le cas Ponia


Ladislas Poniatowski est un sénateur très apprécié dans nos campagnes. Il est chaleureux et proche de ses concitoyens. Même ses opposants politiques lui trouvent des atouts. Lorsqu'il n'est pas sur le terrain c'est surtout un homme qui travaille beaucoup au Sénat avec la bénédiction des plus importants des lobbyistes.

Fils de Michel le bienheureux (sic) et mari de Constance la journaleuse (Version Femina) et héritier de la couronne de Pologne, Ladislas (alias Ponia pour les intimes) est un discret de la politique. Il est de ceux qui ne tuent pas (alors que son père le préconisait) mais qui détient une fortune personelle confortable (vive les mariés!).
Si sur le terrain l'accueil est toujours chaleureux, c'est dans les salons feutrés de la Haute assemblée que le sénateur de l'Eure (et ancien député jusqu'en 98) a ses plus grands amis. Tout d'abord, il aime les chasseurs. En tant que président du groupe Chasse et pêche du Sénat, il reçoit les faveurs des amateurs de sangliers et de gachette. Il s'oppose fermement à toutes les propositions de lois issues du camps écolo et qui peuvent nuire aux hommes en kaki. Dans son travail pour les chasseurs, il pactise avec le comité Guillaume Tell. Ce groupe ,rattaché au groupe de pression "Lobbying et stratégies", défend les détenteurs légaux d'armes à feux: c'est à dire les chasseurs, les tireurs sportifs et les collectionneurs. Dans ces affaires, Ponia est aussi l'alié de CPNT (Jean Saint Josse et Nicolas Nihous, candidats à l'élection présidentielle) et la fédération des chasseurs (FCN).
Le maire de Quillebeuf-sur-seine et conseiller général est aussi un fan de foot. On l'a vu dans le stade le jour de la finale de la coupe du monde de football. En vérité, le sport n'est pas sa grande passion. Il préfère se plonger dans des textes de loi concernant la privatisation de GDF. Car s'il se rend à Berlin, c'est un cadeau de Suez, principal sponsor de l'équipe de France de foot. Voici un des privilèges que le lobbying offre. Ponia a mené d'une main de maître l'ouverture du capital de Gaz de France. Mais à l'époque, il se fait remarquer dans les médias pour défendre la pérénisation des tarifs régulés jusqu'en 2010.

Ponia c'est aussi DTM Conseil, un cabinet de pression qui a pour clients: EDF, LVMH, Dassault industries, Virgin Megastore, Elf, Cofiroute, et la république du Gabon...


Sources: "Le sénat enquête sur les super privilégiés de la république", Robert Colona D'istria et Yvan Stepanovitch, photo: crédit perso

jeudi 25 septembre 2008

Maurey invalidé et innéligible


L'information est tombé aux alentours de 10 heures ce matin. Elle s'est répandue dans la ville comme une trainée de poudre.
Le tribunal administratif de Rouen a suivi les réquisitions du commissaire au gouvernement. L'élection de municipale de Bernay a été annulé et Hervé Maurey est condamné à un an de d'inéligibilité. Le juge sanctionne l'utilisation de ressources municipales au service d'un candidat.
Le principal intéressé a tout de suite fait appel de cette décision, la jugeant "incroyable" et "excessive".


Photo: crédit perso. Les conseillères municipales doivent faire une mine bien plus grise ce soir. (ici Mmes Delanys et Baret, M. Bénéa est aussi présent)

mercredi 24 septembre 2008

Petit adage pour grandes oreilles


Sans liberté de blâmer, il n'est d'éloges flatteuses
Beaumarchais

A tous les valets sans royaumes et à tous les ducs qui se prétendent roi. Un strapontin parisien ne donne pas l'aura ni le charisme d'un grand homme de la république. La liberté de la presse est flexible libre à vous de ne pas passer la ligne blanche intransigeante.
Un donné pour un rendu, les coups portés ne resteront pas impunis.
La vengeance est un plat millésimé qui se corse avec les années.

dimanche 21 septembre 2008

Sénatoriales: la strarégie de liste a payé pour la droite


Il n'aura fallu qu'un tour pour départager les candidats aux élections sénatoriales. Le scrutin a eu lieu ce matin à la préfecture de l'Eure à Evreux. Les résultats sont sans grande surprise.

Il n'y aura pas eu photo, à l'arrivée. Les grands électeurs de l'Eure ont renouvelé leur confiance aux élus de droite. Si Jean Luc Miraux ne se représentait pas, Hervé Maurey a pris sa place sur la liste et en profite du même coup pour s'installer dans son fauteuil de sénateur. Jean Louis Destans, président du Conseil général, subit une très large défaite. L'écart est impressionnant et en a surpris plus d'un, même dans le camps de la majorité présidentielle.

Résultats: Joël Bourdin: 976 voix
Ladislas Poniatowski: 957
Hervé Maurey: 906
Jean Louis Destans: 699
Daniel Leho: 335
Andrée Oger: 320
Franck Martin: 169
Jacqueline Fihey: 46
Guy Pesier: 36
Benoît Fenault: 23
Bernard Touchague: 12

Passons au crible les différentes réactions.
Avant même la déclaration officielle des résultats, Hervé Morin, judas du grand œil gouvernemental, annonçait à la cantonade: "Vous allez pouvoir festoyer jusqu'à ce soir". La réplique s'adresse bien sûr à ses partisans. "C'est une victoire de la majorité départementale (sic) qui récompense l'implantation de nos trois candidats. C'est un échec personnel de Jean Louis Destans et de sa politique à l'échelle de l'Eure avec le conseil général. Il a été battu à plate couture et une fois de plus il a péché par excès d'orgueil en pensant pouvoir partir tout seul, sans créer une liste."
Le principal intéressé ne sera pas là pour lui répondre. Voyant le vent tourné, Jean Louis Destans est parti avant même l'annonce du résultat. Il restera muet aux sollicitations des journalistes. Anne Mansouret, sa suppléante, a la tête des mauvais jours. Elle reste sur le terrain pour assumer le choix des électeurs: "Je suis stupéfaite. J'avais confiance dans notre candidature. Le problème est venu du système de liste. On assiste à un équilibrage des voix à droite tandis que les voix de gauche se sont dispersées."

Il y a différentes manières de gérer une victoire. Ladislas Poniatowski arbore un grand sourire. Il se défend d'ailleurs de l'avoir porté tout au long de la campagne. "Il faut se rappeler que les sénateurs sont les élus des collectivités de toute taille et l'Eure est, en majorité, composé de communes de moins de 500 habitants. Le "ticket" UMP a formidablement fonctionné et Joël et moi avons été de formidables locomotive pour Hervé dont s'était la première élection du genre." En ce qui concerne son rival Destans, Ponia avoue sa "surprise". "Je ne souhaite pas parler de défaite en ce qui le concerne, je reconnais son travail au département." L'élu UMP explique les résultats par la stratégie différente qui a été choisi pour les deux camps.
Hervé Maurey a la victoire mauvaise. S'il retient un peu plus ses gestes que lors des élections municipales, il retient aussi ses mots. Lorsqu'on lui demande quelques mots pour ses (é)lecteurs de Bernay, il répond sèchement "Je n'ai rien à déclarer". La réaction se passe de commentaires tellement elle est limpide. Nous verrons jeudi s'il claironne toujours autant.
Dans les rangs de la majorité, on confesse déjà l'erreur de communication du nouveau sénateur. Trop tard!

photos: crédits perso: les principaux acteurs de cette élection au moments des résultats

samedi 20 septembre 2008

Si le temps le permet


Dans la mesure du possible et en fonction des moyens qui me seront proposés pour travailler, je vous propose demain de suivre les élections sénatoriales dans l'Eure.
Les résultats du premier tour seront dévoilé vers 12h. Le second tour, s'il a lieu,s'ouvrira vers 15h pour une proclamation des résultats définitifs vers 17h30.

Rappel: Les candidats sont Hervé Maurey, Ladislas Poniatowski et Joel Bourdin pour l'UMP-NC, Jean-Louis Destans et Daniel Leho pour le PS, Franck Martin pour le PRG, Andrée Oger pour le PCF, Bernard Touchague pour le FN, Jacqueline Fihey, Guy Pesier et Benoît Fenault pour les Verts.


Au plus tard, les résultats seront proposés dans la soirée.

Caliméro


Il y a des jours où on se sent particulièrement seul.

Le pauvre Hervé, il avait préparé les petits fours et les oeufs de caille à la rouille de Marseille. Il avait mis les petits plats dans les grands. Et tout est tombé à l'eau... snif!
Le programme était alléchant, mais le Nouveau Centre c'est un peu le PSG de la politique: c'est alléchant sur le papier et sur le terrain c'est naze. VGE était retenu à Vulcania, Raffarin avait prévu une escalade du perchoir, Jean Christophe Lagarde devait servir la soupe dans ses cantines, Jean Marie Bockel déposait une gerbe au monument aux mort à Saint Pierre et Micquelon et Eric Besson potassait le who's who politique.
Présence de marque: Marc Vampa, au premier rang bien attentif avant midi, il est vite tombé en léthargie post digestive.

Quand Hervé parle d'union européenne, de fraternité entre les peuples, et d'humanisme, il nous rapelle que la Normandie est la seule armée qui a réussi à envahir la Grande-Bretagne et que Epaigne tient son nom d'un duc qui a écrasé les Maures en Espagne: niveau fraternité on a vu mieux Hervé!!!
Son amour pour la Normandie et pour le réunification est tellement fort puisque Hervé a décidé de ne pas mener de liste pour les régionales de 2010 (il peut encore changer d'avis d'ici là). Nous rapellerons que le siège qu'il a obtenu en 2004, n'a jamais connu son royal fessier. Hervé Morin n'a jamais siégé au conseil régional de haute normandie mais il n'a pas démissioné pour autant. Un fauteuil reste désespéremment vide.

mercredi 10 septembre 2008

C'est à n'y rien comprendre


Tout le monde s'est ému du caca nerveux du maire d'Epaignes à propos d'EDVIGE. Les médias ont fait semblant de ne rien comprendre à cette manœuvre politicienne (à moins qu'ils soient définitivement perdus).

Règle n°1 du sarkozisme: le chef a toujours raison. La critique est inutile puisque le chef dit la vérité. Même quand le chef signe des décrets qui lui permettent de passer au niveau dictateur I, le chef a raison. Celui qui oserait contre dire le chef se retrouve entre les mains de la police politique après avoir subit le discours pontifiant de Guéant et Gaino. Les plus tenaces finissent entre les seins de Nadine Morano. Les obstinés sont emmené dans le bureau de Bachelot et on ne les revoit jamais.

Le week end dernier, la presse qui ment s'est émue de la réaction humaniste du ministre de la guerre. Cet homme est un héros qui est devenu le dernier rempart face à la barbarie sarkoziste!!!
Cet homme est surtout un petit soldat discipliné qui a reçu un bon de sortie de la part de son petit chef. En ce week-end de "campus", il lui fallait bien un os à ronger pour passer le temps pendant que ses copains prenaient une averse à Royan. Et à 50 km de son université d'été, il y avait son ex frère, Bayrou qui était aussi de sortie. Les deux hommes défendant le même programme, Morin s'est permit un peu de racolage actif pour attirer les derniers déçu du sieur de Gascogne. Ce dernier s'est fait remarquer par sa langue bien pendue et sa critique facile. L'élève Morin a voulu faire comme son ancien chef. Il s'en ai donc pris à EDVIGE.

Et voila qu'on parle de rébellion. Mais non messieurs les analystes de droites bien inspirés, il s'agit de mimétisme.

Si cela a permit aux collectifs qui luttent depuis 3 mois de se faire écouter, on s'en plaindra pas.



photo: edvige, racoleuse de grande envergure (syndicalistes, politiques, religieux, homo, séropo, délinquants, drogués, mineurs...). Faites gaffe à elle, elle est aussi plombé que le charles de gaulle!

samedi 6 septembre 2008

Retour d'éxil


Deux mois de torpeur estivale. On a vu la Chine, on a vu la Géorgie, on a vu le Tricastin, on a vu l'Afghanistan. On nous en a mis plein les yeux et les oreilles, on a fait croire que c'était la vérité puis on nous a dit de retourner dormir sur le sable. Le mois de septembre et sa rentrée marronnier sont arrivés. Moins de profs, moins d'argent pour les hôpitaux, plus de contrôles contre les jeunes délinquants fumeur de "je sais pas quoi", moins de militaires (seulement 10 de moins mais c'est un bon début), 40 médailles en plus (c'est bon pour l'orgueil national) ... OUI mais surtout une info à mettre au conditionnel mais qui peut redonner d'espoir.

C'est tombé jeudi à Rouen, on espérait chacun dans notre coin, on se disait que c'était peu probable mais on faisait confiance à la justice encore un petit peu indépendante.
Le dossier de l'accusation notait un certain nombre de fautes: une seule a été retenue: l'utilisation de photos sans paiement conséquent ou déviation de moyens municipaux à des fins électorales. Ce n'est qu'un réquisitoire du commissaire au gouvernement donc le coupable est encore présumé. On peut quand même affirmer que Maurey a mis la main dans la confiture sans aucune discrétion et qu'il s'est prendre.
Hervé Maurey a utilisé pendant sa campagne électorale des photos du service de communication municipal. La mairie, bien généreuse, les a facturées 1€ l'unité pour frais de reproduction. Le tribunal administratif s'en est ému et a pointé un irrespect des droits d'auteur. Il a estimé la prestation à 4000€. Pan sur le bec!
Pour la peine, remboursement des frais non payés, annulation des élections, et inéligibilité du bras droit du ministre de la guerre pour un an.
Au dossier mais non retenu: des frais dérisoires et suspects d'impression de la plaquette électorale, la note de frais du grand bazar pour la remise de la légion d'honneur (tout à fait légal mais pas très éthique), l'utilisation des services municipaux pour servir le candidat Maurey.

On pleure dans les chaumières à droite et le jeudi soir une réunion confidentielle entre les fidèles amis était organisée. Le jeudi après midi, la cour d'appel de Rouen devait étudié le recours de Gilles Launay dans une histoire de diffamation. Mouché dans son orgueil et dépité, Maurey a demandé son report. Deux échecs dans la même journée c'est beaucoup.

Vendredi soir, Superman arrive. Il descend de son Transall, transport de cadavre, et il vient réconforter son jeune poulain. "Le maire de Bernay n'est pas prêt de démissionner", Hervé Morin se veut souverain sur son territoire et c'est pas un petit juge éffronté qui va lui faire peur. Au cas où il ira voir Rachida, l'interventionisme dans une justice décadente cela ne fait pas de mal si c'est pour aider les amis.

Une nouvelle de plus qui met à mal la campagne de Maurey pour les sénatoriales. Résultat des sénatoriales le 21, résultats du délibéré le 25 septembre.



photo: crédit bernay passion, Le 25 septembre Maurey va pouvoir s'occuper durablement de sa petite famille.

vendredi 1 août 2008

République impopulaire de Chine


Depuis deux jours les médias du monde entier se sont rendus compte que la Chine censurait Internet! Un scandale! On nous avait pas prévenu!

La secte la plus corporatiste du monde entier monte sur ses grands chevaux. Avec l'ouverture du village olympique et des salles de presse, les journalistes se sont rendus compte que certains sites Internet ne sont pas visibles à partir de Pékin. Tout le monde est choqué par de telles pratiques si peu démocratiques.
Il faut dire que les chinois sont très discrets, ils ne nous jamais prévenu que leur pays était une dictature ultra libéral à tendance autoritaire qui censure ses journalistes, ses internautes, qui interdits aux tibétains et aux habitants du Singkinag de revendiquer leur autonomie et leur liberté religieuse. D'ailleurs ce n'est qu'hier que l'on a appris que la Chine détenait le plus jeune prisonnier politique du monde (ah non ça ils ne le savent pas encore).
En fait on l'a su un moment. Jusqu'au années 90, la Chine était une dictature communiste de la pire espèce peuplée de jaunes le couteau entre les dents mais depuis que notre bien aimé président de la république vend des centrales nucléaires et des armes à ces mêmes personnes ce sont devenus les plus respectables clients que l'on connaisse.
Messieurs les journalistes sur place, arrêtez de nous prendre pour des cons et vous donnerez des leçons de journalismes le jour où vous ne recevrez plus le sommaire de votre édition par un fax de L'Élysée. En attendant amusez vous bien et versez encore quelques larmes sur votre sort vraiment peu enviable.

samedi 26 juillet 2008

Fils à papa


On ne répètera jamais assez que Hervé Maurey est un opportuniste qui trace sa carrière dans l'aspiration des autres. La preuve en est encore avec sa candidature aux élections sénatoriales. S'il se présente ce n'est point pour son talent politique mais parce que Jean Luc Miraux a gentiment été mis à la porte. L'ancien maire de Vernon n'est plus en honneur de sainteté auprès de ses concitoyens ni auprès des instances de l'UMP. En quelques mois, il a perdu son poste de maire, il n'a pas été élu au SIEGE et l'UMP l'a délicatement éconduit du scrutin sénatorial. Jean Luc Miraux a envoyé une lettre à tous les maires du département pour se congédier de la vie politique. Dans ce texte, il apporte tout son soutien à Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski... et Hervé Maurey, vilain petit canard passe inaperçu. Avec sa carrure haricots vert, on ne s'était pas rendu compte qu'il était présent. Il faut dire qu'il a en face de lui Jean Louis Destans, président du conseil général de l'Eure. Carrure, stature, charisme, compétence et bilan à l'opposé du maire de Bernay.

La candidature de Hervé Maurey est trusté par les ministères parisiens. Le bras droit du ministre de la guerre s'est allié au frère du secrétaire d'état aux affaires européennes. Le maire de Bernay est suppléé par Michel Jouyet, maire-conseiller général d'Ecos et frère de Jean Pierre Jouyet. Un goût bien élyséen pour un candidat Nouveau Centre, parti qui proclame son indépendance vis à vis de l'UMP.

Ultime question: pour qui votera Philippe Nguyen Thanh aux sénatoriales? Outre le fait que le maire de Vernon soit socialiste, il réserve un chien de sa chienne au couple Morin - Maurey, à la tête de la réforme militaire assassine qui vient d'être dévoilée. Morin, bidasse en chef, est accompagné de Maurey spécialiste en affaires locales. Il faut dire que les affaires locales aux environs d'Epaignes ont été gérées d'une main de maître. Parlez en aux salariés de la LRBA de Vernon, à ceux du centre de santé des armées de Mondeville, aux 18 ème RT de Bretteville sur Odon? Plus de 1450 emplois qui sautent en Normandie. A chaque emploi qui disparait, comptez une famille de trois personne en moyenne: 4350 personnes qui vont devoir partir. On fera le bilan en 2012. L'Eure n'est pas prêt de devenir un département prospère, quant au Calvados, tout juste remis du drame Moulinex en 2001, on lui inflige de nouveau une saignée de 10000 emplois. Le premier sinistre a bien affirmé que "l'armée n'est pas là pour faire de l'aménagement du territoire", à regarder la carte de la réforme on ne savait pas non plus que le ministère de la guerre avait des ordres pour tirer sur son propre peuple.


La blague du jour consiste a croire en l'élection de Maurey au Palais Bourbon. Il faudrait donc qu'il démissionne de l'un des deux mandats locaux. En cas de démission du poste de maire (vraiment improbable mais pensons y pour rire), la première sur la liste pour prendre la place serait... Sophie Delanys (je vous avais dit que c'était drole!!). La rumeur gronde à Bernay, tout le monde retient son souffle avant le mois de septembre qui sera décisif.

samedi 12 juillet 2008

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

La mairie de Bernay est entrée dans une entreprise de grand ménage. La pensée unique progresse de jour en jour dans la sous-préfecture de l'Eure. Mais ceci est une autre histoire, Hervé Maurey et son siamois Sophie Delanys proposent un visage de plus en plus mesquin auprès du public.

Mercredi soir, inauguration du festival de marionnettes organisé par l'Amicale le temps des cerises. Après le discours (fleuve) de Pascal Didtch, les élus prennent la parole. L'adjointe au maire chargée des affaires culturelles prend la parole.
"Je voudrais m'excuser au nom de monsieur le maire qui n'a pu être présent aujourd'hui." Monsieur le maire, comme elle dit si bien, ne peut être là mais on le verra passer devant l'Abbatiale, 30 minutes plus tard. Les cérémonies organisées par les associations "gauchistes" sont d'un intérêt mineur pour un candidat à la sénatoriale qui a déclaré cette semaine à Paris Normandie qu'il visitait "12 communes par jour" (tentez l'expérience pour vous rendre compte du ridicule de la déclaration).

"Mon cher Pascal, c'est très bien de délocaliser vos spectacles dans les autres cantons du pays Risles Charentonne, mais nous aimerions que vous alliez aussi dans les quartiers du Stade et du Bourg-Lecompte. Nous pourrons discuter de ce projet lors de notre prochaine commission culturelle puisque j'ai la chance de vous accueillir dans ma commission. [sourire jaune de l'adjointe au maire]" Quelle est bonne l'idée! On remarquera l'extrême délicatesse de Sophie Delanys qui met l'association face au mur en plein public. Une discussion préalable dans cette même commission aurait était plus logique. Ironie du sort, c'est quand Delanys fait de belles déclarations d'intentions que le festival "coté court coté jardin", organisé par la ville de Bernay, a décidé de ne plus aller dans les deux quartiers. Aucun spectacle n'est prévu cette année.

L'une des nouveauté du festival en terme de communication est les petites marionnettes peintes sur les vitrines des commerçants à l'initiative de l'UCIAL. La majorité des magasins s'est prêtée à cet embellissement. Tous? Non, l'un d'eux résiste encore et toujours à la propagande des marionnettes.... la pharmacienne Sophie Delanys!!! (vérifiez si vous le souhaitez)

samedi 28 juin 2008

Saudade


Le plus beau mot de la langue portugaise pour clore ce voyage au Brésil. C'est dur, c'est triste même si cela était prévu de longue date. Le retour en terre brésilienne est plus que probable et dans des délais rapprochés. Il reste encore un certain nombre d'article la terre auriverde dans mon carnet de note puis il faudra redéfinir une nouvelle ligne éditoriale pour recoller à l'actualité locale.

Dans un premier temps soyez indulgent avec le rythme de publication qui ne devrait pas être aussi frénétique (sic) que pendant une année entière.

lundi 23 juin 2008

Et ils voudraient du calme?

Incendie au centre de rétention de Vincennes suite
Vidéo envoyée par rue89

Vidéo de rue89 filmé pendant l'incendie du CRA de Vincennes.
Messieurs des hauts quartiers républicain, vous voulaient du calme alors que votre bras droit armé s'en prend a des hommes et des femmes venus d'un autre pays pour fuir la misère locale.
Le comportement de la police est une nouvelle fois honteux, mais on s'habitue à ces individus sans reflexion. Tout juste bon a manier la bombe lacrymo.
Vous avez des ordres? Moi j'ai des principes qui vont à l'encontre de vos actes. On se voit très vite.

mercredi 18 juin 2008

Les indiens et la pression immobilière


Je n'apporte pas énormément de contenu propre sur le blog en ce moment mais je ne pouvais pas ne pas reprendre de papier de Médiapart qui traite de Brasilia. J'ai eu longtemps envie de traiter ce sujet en particulier mais faute de temps cela ne fut pas possible. La plume change, l'information reste. Merci a Lamia Oualalou.


Les indiens et la pression immobilière



Le Brésil accueille cette semaine à Brasilia la réunion préliminaire latino-américaine en vue de l’organisation du sommet de Durban II contre le racisme. Si la situation des Noirs s’est arrangée depuis l’arrivée de Lula au pouvoir (l’Etat reconnaît pour la première fois que le racisme n’est pas occasionnel mais institutionnel, mais j’y reviendrai rapidement à l’occasion d’un papier), la situation des Indigènes continue de se dégrader.

On l’a déjà vu, le boom des matières premières provoque une série d’invasions de coupeurs de bois, chercheurs de minerais en tous genre, et à plus grande échelle, de patrons de l’agro-business soucieux d’étendre les cultures de soja et d’eucalyptus. Mais la croissance économique, c’est aussi le boom de l’immobilier, un peu partout autour des grandes villes.

C’est justement autour de Brasilia, dans ce qu’on appelle le district fédéral, que se joue actuellement un véritable drame. Le gouverneur Arruda, allié à Paulo Octavio, le patron d’une grande entreprise de construction locale, et par ailleurs vice-gouverneur, ont jeté leur dévolu sur une terre à proximité de la capitale, occupée par des indigènes depuis 1969.

Profitant de l’engouement pour des appartements de luxe, et de l’envolée du pouvoir d’achat des plus riches, ils veulent y créer un «condominio », ces ensembles d’appartements protégés du reste du monde par des gardes, autour de piscines et de jardins.

Le projet du gouverneur, intitulé Noroeste, du fait de sa localisation, Pensée pour contenir 500 000 habitants en l’an 2000, Brasilia atteint les 3 millions, d’où la pression immobilière. La conséquence directe de ce boom est une multiplication du nombre de voitures, alors que le transport public est, comme souvent au Brésil, est cher et inefficace.

Les piétons, tous issus des classes défavorisées (Brasilia ne se prête pas à la marche), souffrent déjà de la multiplication de maladies respiratoires. C’est dans la zone nord de la ville que la situation est le plus critique. Or, la terre « Noreste » et ses arbres constituent aujourd’hui le seul poumon d’oxygène de la région. Les Indiens, qui démontrent depuis des décennies être les garants de la non-destruction de l’environnement (regardez un plan de l’Amazonie, les zones non dévastées sont en général des réserves indigènes), tiennent à cette terre.

Elle accueille les ethnies Fulni-ô, Kariri Xocó, Tuxá, Guajajara et Korubo, mais pas seulement : la proximité de la capitale, lieu de toutes les batailles politiques où ils vont aussi plaider leurs causes au niveau national, font de ces camps un lieu de passage pour d’autres tribus. Le projet n’a pas l’approbation du gouvernement fédéral, mais pour l’arrêter – il est facile d’obtenir l’autorisation de construire, il suffit souvent de corrompre – il faudrait émouvoir l’opinion publique.

Or les habitants de la capitale ne savent rien de la situation. On le comprend : à Brasília comme dans beaucoup de villes du Brésil, le politique, les grands patrons et les médias ont des liaisons indécentes, sinon dangereuses (remarquez, on en prend le chemin en France… l’Amérique Latine a toujours été, à bien des égards, un laboratoire des sciences politiques de l’Europe).

Ainsi, Paulo Octavio est le premier constructeur de la ville, sénateur, vice-gouverneur, présentateur d’un programme de télévision, et patron d’un journal. Le gouverneur balaye les attaques en prétendant qu’il s’agit de « six indiens », qui peuvent bien être déplacés au nom du développement. Les ONG qui oeuvrent à la protection des Indiens craignent aujourd’hui que les tribus soient violemment déplacées.

Après tout, s’ils ne sont que six…Ah, petit rappel, en septembre dernier, le Brésil a signé le texte (très ambitieux) présenté par l’ONU sur les droits des indigènes. Si la situation est ainsi autour de Brasilia, on peut légitimement s’inquieter sur ce qui se passe dans le reste du pays. sur You Tube, on trouve bien sûr l’original en portugais, et une autre traduction, en espagnol.

Crédit: Mediapart
Photos: 1 et 2 Tiago Machado (secteur Nordoueste) 3 Arruda, gouverneur du district fédéral et toute la cour nauséabonde qui l'entoure, parmis eux Paulo Octavio

lundi 16 juin 2008

Maloh dans les bacs aujourd'hui

Maloh_docteur352
Vidéo envoyée par frupi

Un extrait de l'album de MALOH "7200 minutes" en version acoustique à 2 guitares. Album qui sort aujourd'hui chez tous les bons disquaires!! Ne le loupez pas, courez mes amis vous ne le regreterez pas!!!

Pour une fois achetons un album et ne le téléchargeons pas, le chanteur débute et la maison de production est indépendante.

mercredi 11 juin 2008

Grosse déprime

Goodbye
Vidéo envoyée par erwinact

Basta clearstream
La main mise économique sur la presse vient de remporter une grande victoire. Denis Robert lache l'éponge. C'est un acharné de l'information et de la vérité qui quitte le journalisme.
C'est triste, c'est révoltant et il faut espérer que d'autres Denis Robert someillent parmis les apprentis journalistes pour ne jamais laisser tranquile ces enculés d'en face qui nous font croire que le monde avance tout seul quand ce sont eux qui tiennent les fils de cette marionnette géante et répugnante.

mardi 10 juin 2008

Nina Laranjeira: "Le gouvernement local ne se préocupe pas de l'environnement"


Troisième épisode de la série d'interview réalisées à Planaltina, ville satellite de banlieue de Brasilia.

Nina Paula Laranjeira – Professeur à l’université de Planaltina et membre de la Fundamental ( association de catadores de Planaltina):



Comment a débuté le partenariat entre l’université de Planaltina et la Fundamental?

La Fundamental est une coopérative de catadores [personnes qui vivent du recyclage artisanal des ordures et qui convoient leurs chargement sur des remorques tirés par des chevaux, NDR] de Planaltina qui se trouve dans la communauté de la Horta [quartier de Planaltina, NDR]. Ils travaillaient déjà avec l’UnB et le ministère de l’environnement. Je suis arrivée à Planaltina en 2006 avec l’ouverture de la FUP [université de Planaltina, pôle décentralisé de l’UnB, NDR]. Je suis coordinatrice du département de gestion agraire. Nous avons commencé à travailler ensemble à partir du second semestre de 2007 avec la création d’un cours d’extension. Deux membres de l’association se sont joint à un groupe d’étudiant pour un programme d’éducation environnementale.


Quelles méthodes utilisz vous dans ce programme d’éducation environnementale?

Tout d’abord, nous travaillons avec les catadores pour que la sélection et le tri des déchets soient bien faits. Nous repérons les problèmes qu’ils rencontrent dans leur travail puis nous cherchons des solutions ensemble. Il existe une forte réciprocité dans les relations entre l’université et la communauté. Chacun profite de cet échange. La seconde phase de notre travail consiste à entrer dans les écoles pour sensibiliser les enfants grâce à un processus éducatif pour une meilleure gestion individuelle des déchets. Nous nous ciblons sur la jeunesse car elle représente la future génération. Nous incitons les élèves à collecter et à trier les détritus. C’est de l’éducation à la citoyenneté. Nous ouvrons de nouvelles perspectives à la jeunesse de Planaltina qui en possède peu. Nous sommes dans une ville rurale de 20 000 habitants. On ne retrouve pas le profil urbain des autres villes de banlieue de Brasilia, il n’y a pas d’emploi pour les jeunes. La cité a perdu son identité avec la croissance urbaine. Nous pouvons participer à la résolution de ce problème avec ce type d’action.


Êtes vous aidé par les autorités politiques?

Actuellement, la Fundamental se trouve dans la communauté de la Horta, un quartier écologique en périphérie de Planaltina, mais les conditions de travail sont précaires. Il n’y a pas de bitume sur la route, les cinq travailleurs circulent en charrettes tirées par des chevaux. La collecte s’en trouve particulièrement affectée. La météo provoque d’importants préjudices puisque quand il pleut, des déchets sont emportés par la pluie. Le gouvernement fédéral a accepté donner les ordures produites sur l’Esplanade des Ministères au CentCoop-DF (Centrale des Coopératives des Catadores de Matériaux Recyclables du District Fédéral) auquel nous sommes liés mais nous manquons de moyens de transport alors c’est assez difficile d’encourager les personnes à faire plus de 50 km. Nous avons obtenu un nouveau terrain à Vila Roriz [quartier de Planaltina] mais la bureaucratie administrative nous empêche de déménager car il manque toujours une énième signature. Le gouvernement local de José Roberto Arruda [Democratas, droite] n’a aucun intérêt envers l’environnement, il ne accorde donc pas l’ultime signature


Comment la communauté et les autres mouvements sociaux perçoivent ils l’action des catadores ?

Chaque association travaille dans son coin. Il est difficile de structurer des campagnes et d’organiser un mouvement commun. Certaines associations ont, pourtant, une conscience écologique. Les personnes sont disponibles pour promouvoir notre action. Nous travaillons pour inciter le collectif. Sans cette aide extérieure, la Fundamental ne pourrait pas survivre.

crédit photo: unb.br

Projet réalisé dans le cadre du Projet Comminication communautaire