jeudi 20 décembre 2007

Long way from home



Réaction a show risque de voir son activité ralentie dans les prochaines semaines. Congés de fin d'année obligent et vacances estivales, l'UnB ne reprend les cours que mi-mars. Je pars donc visiter ce pays immense qu'est le Brésil.
Première étape Rio de Janeiro pour le nouvel an, puis descente vers le Sud et le pays des Gaucho: Curitiba, Joinville, Florianopolis et peut être Porto Alegre. Viendra ensuite le carnaval et un départ pour Récife, capitale du Pernambouc.
J'espere pouvoir publier régulièrement sinon je garde toutes mes notes au chaud et vous promet de tout mettre en ligne dès mon retour.




Cliquez sur la carte pour mieux visualiser le parcours envisagé.

Permettez moi de vous présenter!

Cela fait quelques temps que je n’avais pas parler de la Tv brésilienne, et je me suis rendu compte que j’avais manqué totalement à mes devoirs en ne faisant pas les présentations.

Le Brésil n’est pas doté un système uniforme à l’échelle nationale en terme d’audiovisuel. La réalité décrite ici est celle de Brasilia mais elle diffère si on va à São Paulo, à Porto Alègre ou à Porto Velho.

Le réseau hertzien brasiliense propose 6 chaînes : Globo, Radiobras, SBT, Record, Band et Tv Brasilia.

-Globo est la première chaîne brésilienne. Référence en matière d’audiovisuel mondial, la Tv est la tête de pont d’une multinational présente dans la presse, la radio, le cinéma, l’édition. Vieille dame conservatrice en place depuis 1965, elle est dirigée par la famille Marinho. A de nombreuses reprises, elle fit la pluie et le beau temps dans la politique brésilienne. Elle a démit plus de chef d’état que l’impechement. On ne retrouve Globo, à proprement dit que dans 5 états du Pays : Rio de Janeiro, São Paulo, Distrito Fédéral, Minas Gerais, Goias. Le reste du temps, Globo vend ses programme (journaux d’information, novelas, divertissements) à des filiales régionales. Depuis quelques temps le monument s’effrite et l’audience n’est plus aussi bonne que dans le passé. Les novelas rencontrent moins de succès (Duas Caras est un vrai flop au point que le scénariste est parti s’enfermer dans un monastère franciscain !), et certains contrats de droits Tv lui sont passé sous le nez. Entre les résultats d’août 2006 et ceux de 2007 on observe une baisse de l’audience de 11,8%. Sa position de première chaîne du pays est quand même loin d’être remise en cause vu l’avance qu’elle avait jusque là.

-SBT et Record se disputent la place de « vice leader » en terme d’audience. A l’image des chaînes françaises qui copient TF1 pour faire de l’audience, elles s’imposent un mimétisme pour gagner chaque jour de plus en plus de téléspectateurs. Cependant, elles sont plus preneuses de programmes de Tv réalité. Le sang attire plus souvent les foules que les débats littéraires. La grande différence vient du fait que Record est une chaîne récente qui a su très vite faire son trou (« la petite chaîne qui monte »). Créée par les évangéliques, il y a quelques années, elle s’est vite imposé profitant peut être de l’explosion du nombre de conversion. Aujourd’hui, elle est incontournable et a réussi a obtenir les droits Tv pour les prochaines olympiades de Pékin. Tout comme Globo, SBT ne propose pas de programmes religieux contrairement à Record, Band, et Tv Brasilia.

-Band est la plus faible des chaînes nationales. Très peu de diversité, beaucoup de rediffusions… La religion et le sport ont la place d’honneur. Trois ou quatre églises ont leur programme quotidien en matinée. Les pasteurs se suivent et se ressemblent mais tous se réclament comme le seul et unique chemin vers le paradis. Les brésiliens étant amateurs de football et de sports automobile, Band leur consacre plusieurs heures par semaines. Un accord avec le diffuseur Sky lui facilite l’accès à un certains nombre de compétition. La seleção nationale et la Formule 1 étant en exclusivité sur Globo, Band se contente des miettes : Grand Tourisme, courses de camions, Formule Indy. Elle a tout de même réussi à grignoter 1/3 du championnat brésilien et propose tous les week-end des matches des différents championnats européens, un plus non négligeable dans ce pays fou de foot.

-Tv Brasilia est la Tv locale du DF. Manque de moyens criant qui donne parfois l’impression de regarder un Tv amateur. Elle délègue une grande partie de ses plages horaires à des producteurs extérieurs se dédouanant par la même occasion des propos tenus à ces moments là : pratique lors des émissions religieuses. Les dessins animés, le Télé shopping sont multi rediffusés. Les programmateurs vont chercher dans les archives de la Tv et du cinéma américains pour combler les trous.

-Radiobras est la chaîne d’état mais elle est plus indépendante du gouvernement que les chaînes publiques (Tv Camara et Tv Senado). Bien différente du panel présenté ici, elle propose des programmes plus culturels, de nombreux documentaires. On pourrait la comparer à France 5.

La télévision brésilienne s’inspire énormément des Etats-Unis dans la construction des programmes. Le rythme, les thèmes abordés, le ton des émissions, les décors sont copiés sur les modèles ABC, NBC ou CBS. Cela la rend encore plus étrange pour un européen habitué à certains qualibres.

mercredi 19 décembre 2007

Points communs


Le blog vous a successivement présenté deux quartiers antagonistes de Brasilia. Les condominios accueille les plus fortunés pendant que la favela est un mourroir social destiné aux plus pauvres. Retour sur ces deux quartiers et jeu des sept points communs, à défaut des différences puisque dans ce cas on écrirait un roman.

Sur les 7 points communs, j'en ai surtout relevé un. Les favelas et les condominios sont des implantations de logements illégales.
Créées par les esclaves en fuite pendant le XIXe siècle, les favelas (appelées à l'époque quilombos) étaient des villages en autogestion où les maîtres blancs n'avaient pas le droit de rentrer. Du fait de leur auto-émancipation, ils devenaient, par conséquent, hors la loi. Lorsque les paysans ont fuient la campagne brésilienne au cours du XXe siècle pour trouver un emploi dans les métropoles en expansion, ces derniers ce sont installés en périphérie dans des campements sans demander l'autorisation de personne et surtout pas celle des autorités. L'importance qu'ont pris ces quartiers au fil des années a bien obligé les gouvernement successifs à se préocuper de ce problème. On a installé l'électricité (mais pas toujours l'eau courante), les bus desservent maintenant ces quartiers et des administrations locales gèrent les affaires courantes. Lula est d'ailleurs en train de mettre en place un plan d'urbanistation pour l'une des plus grosse favela de São Paulo. Malgrés ces progrès une partie des habitations résultent d'une invasão (invasion), aucune autorisation n'étant desservi pour la construction.
Lorsque ces invasions se font en dehors des territoires tolérés par le gouvernement, on envoie les bulldozers qui ne font qu'une bouchée des todis et qui rasent en quelques minutes les efforts de plusieurs années. Des plans d'indemnisations sont parfois mis en place à la suite de telles opérations mais les aides sont minimes.

Lorsque Jucelino Kubicek et Oscar Niemeyer s'apprètent à construire Brasilia, la main d'oeuvre se presse dans la nouvelle capitale. Les ouvriers mais aussi les futurs fonctionnaires arrivent dans une ville pas tout à fait fini et qui manque cruellement de logements. La solution est, alors de construire sa propre maison. Sans se préocuper des lourdeurs administratives, ils empilent les agglos et creusent la piscine. Tout ceci bien sûr dans la plus grande illégalité. Mais ces gens là ont de l'argent et ayant accès à l'éducation (ne serait ce que publique), elle sait lire une loi et se défendre dans un tribunal. Les habitants se regroupent donc en association, ces associations prennent de l'importance au niveau national et aujourd'hui c'est un des lobby les plus importants du pays. Aucun bulldozer ne s'aventurera sur les routes bitumés des condominios, ce serait trop difficile de combler la piscine et de détruire le barbecue. Plusieurs condominios sont, aujourd'hui encore, illégaux et les habitants se battent pour être reconnus. Mais leur combat est sur la bonne voie puisque le gouvernement du District Fédéral promet de nouvelles régularisations pour l'année qui vient.
A aucun moment ce même gouvernement n'évoque la régularisation des favelas ou bien un plan de rénovation urbaine à leur encontre.
Ainsi va la vie au Brésil, des promesses et des paillettes pour les plus privilégiés, tandis que les plus pauvres végètent dans leur misère en espérant un minimum d'aide.

mardi 18 décembre 2007

Cul de sac


Certains c'étaient découvert un amour artificiel pour la "France d'en bas". Je reviens tout juste de ce que ce brave poitevin aurait pu appelé le "Brésil d'en bas".
Les favelas sont mystifiés dès que l'on sort du Brésil: repère des gangs, criminalité atteignant des sommets, trafic de drogues. Le film "La cité de Dieu" a romancé un peu tout ça pour montrer le coté bohème de la vie dans une barraque de planches. La réalité est autre: misère et violence sont bien sûr présent mais on voit aussi des gens qui veulent s'en sortir et une ville dans la ville avec une chaleur humaine dont Brasilia est totalement dénué.

Varjão est un cul de sac, une seule route permet l'entrée et la sortie des personnes et des véhicules. Le bus qui vient d'arriver dans la cuvette où se trouve la favela s'engouffre dans le quartier par la seule route bitumée. Au bord de la route, les brésiliens travaillent, un garagiste s'affaire sur une carcasse de voiture, un père de famille coule les fondations de son futur logis. Il pourra bientôt disposer les planches qui serviront de murs porteurs.
Contrairement au fantôme brasiliense où personne ne marche dans la rue, ici le quartier vit, les enfants se courent après et traverse la route en se frayant un chemin entre les voitures. Les terrasses accueillent les travailleurs faisant une pose, les femmes au foyers étendent leur linge sur un étendeur de fortune.
Implantée à flanc de colline, Il faut grimper une côte bien raide pour atteindre le sommet du quartier et profiter de la vue panoramique. Maison en dur, constructions sans fin, barraques faits d'objets de récupération: tout cela forme un gros tas où l'on ne distingue plus les allées entre les habitations. Au loin on voit le "Lago Norte", un des quartiers les plus riches de Brasilia où on trouve toute une série de condominios, cependant on ne mélange pas les genres. La favela est strictement délimitée par les routes qui l'entourent ainsi que la rivière qui se deverse au pied du quartier.
Alors que certaines maisons ont été construite en béton grâce à l'aide du Banque Internationale du Developpement (BID), la majorité des habitations ne sont faites que de bout de ficelles: des planches de récupérations, des briques glanées aux abords d'un chantier, une plaque de tolle qui sert de toit. Dans une rue sans asphalte, un vieil homme passe en donnant un bon coup de fouet sur son cheval qui tire une charette. L'animal n'a que la peau sur les os, les côtes et le bassins ne sont plus dissimulés par la graisse (on ne nourrit le canasson que si la famille parvient à se nourrir elle même, ce n'est pas toujours le cas). Dans sa remorque, on distingue plusieurs barre de fer qui serviront surement pour renforcer l'aussature de sa maison.

Assis à la terrasse d'un bar, je prend un jus de canne à sucre avec un "pastel de queijo" (friture fourré de fromage" en compagnie de deux amis brésiliens. "Ça me rapelle mon enfance" sourrit Géronimo qui a grandi dans la campagne du Mato Grosso "Là bas, dès que tu sors des villes tu retrouve la même situation". Chacun essaye de comprendre comment une société peut laisser s'implanter de tels guettos. La douceur qui est dans nos verres ne parvient pas à effacer notre amertume face aux différentes poliques libérales dans le monde. Les extravagances conjugales de N.S font bien rire Géronimo et Paranà.
On se dirige vers la place centrale qui accueille l'école. A coté, le siège de la police militaire. Le sergent Paulo Renando est assis à l'extérieur, le regard fixé au loin derriere d'opaques lunettes de soleil. "La situation s'est drolement améloiré depuis 5 ans, aujourd'hui c'est beaucoup plus tranquille". Difficile de lui faire avouer la raison, il ressace toujours le même message et ne se prononce ni sur la réalité du terrain, ni sur les problèmes rencontrés, encore moins sur le quantitatif. Il botte en touche à chaque fois "la police civile à des statistiques empiriques et précises, je peux pas vopus dire comment ça évolue exactement." "Moi, je reste ici au poste, demandez à mes collègues qui viennent de rentrer de patrouille." "L'administration générale de Varjão pourrait vous aider sur ce point parce que je ne suis pas abilité à parler de ça." En fin d'entretien, il lâche: "Certaines personnes quittent Varjão pour s'installer ailleurs, dans les autres favelas de Brasilia." En langage officieux, ça signifie que certains habitants ont été priés, avec les honneurs militaires, d'aller mettre la pagaille ailleurs. On ne résoud pas le problème, on le déplace. Quand on le questionne sur la présence de la police dans la favela, son visage se crispe: "Quand la police est là, les gens ne veulent pas nous voir pour pouvoir régler leur problèmes tout seul, quand nous sommes absents, ils réclament notre présence." Un policier, quelque soit sa nationalité réagit toujours de la même manière et il se réfugie très souvent derrière l'uniforme, le grade, la hierarchie.
Lorsque l'on déambule dans les rues et que l'on observe les échoppe, on remarque très facilement la proliférations de deux types de commerces: les bars et les églises évangéliques. Les buvettes sont à tous les coins de rues: en retrait à l'intérieur d'une cour, dans la rue commerçante mais aussi à un croisement, la terrasse délimités par quatres planches de bois. Les églises sont toutes en bétons mais on ne les remarque pas tout le temps. Cela dépend de la taille de l'enseigne. Pour un quartier somme de petite taille, j'ai dénombré plus d'une dizaine de lieux de culte (et je n'ai pas parcouru tout le quartier). La réalité saute aux yeux, le coktail est parfait. Alcool et religion, l'idéal pour pouvoir oublier la misère du quotidien. C'est aussi l'assurance pour les dirigeants que la populasse restera cloitrée où elle est et qu'elle n'essayera pas de s'émanciper.
Dans le bus qui nous ramène à Brasilia, on dresse un premier constat: Varjão est un cul de sac. Après avoir constaté les conditions de vie des habitants et le peu d'investissement du gouvernement pour les améloirer, on en conclue que le cul de sac n'est pas seulement géographique mais il est aussi social.

crédits photos: Par sécurité, je ne m'étais pas muni de mon apareil photo. Les photos sont donc issues du site du gouvernement du DF et de la banque mondiale.
Modification: 19/12, ajout du paragraphe sur les bars et les églises

lundi 17 décembre 2007

Quand la presse se déchaine


Quel journaliste est capable d’écrire les propos qui suivent ? Quel journal est capable de les publier ?
« L’une des particularités de l’homme occidental chrétien est sa capacité à culpabiliser pour les souffrances que ses ancêtres ont imposé à d’autres peuples. Des romains aux grecs, des huns aux wisigoths, des mayas aux aztèques, des tupis aux ianomamis, aucune civilisation orale ou bien connaisseuse de l’alphabet n’a laissé dans ses écrits ou dans la tradition orale les lamentations de ses conquêtes acquises grâce à l’usage de la violence. Cette conscience est le fait de la modernité.»
Finkelkraut ? Non, un autre exemple .
« Par ses convictions idéologiques, le Che a, avec certitude, sa place dans le même tas d’ordure où l’histoire a déjà entreposé d’autres théoriciens et praticiens du communisme comme Lenine, Staline, Trotsky, Mao et Fidel Castro. »

Régis Debray ? Vous séchez ?

Ces phrases sont extraites de Veja, hebdomadaire le plus diffusé du Brésil avec 1,5 millions d’exemplaires chaque semaine, journal de référence pour une bonne partie de la population et pour les étudiants de la Faculté de communication de l’UnB.

Ce journal, dirigé par Roberto Civita, est l’organe de propagande de la droite conservatrice paulista. Totalement partiaux et violents, ils se battent férocement pour que la minorité, à laquelle ils appartiennent, puisse garder ses privilèges. La gauche, le terrorisme, les musulmans sont des ennemis du système que les rédacteurs se chargent d’assassiner à chaque édition. Ce sont eux qui, en 2006 lors des élections présidentielles, ont imprimé un autocollant avec une main à 4 doigts barré par une croix (référence aux 4 doigts qui restent à l’une des mains de Lula). Ils ne reculent devant rien pour enfoncer leurs adversaires surtout pas la diffamation.

Leur marotte du moment : Hugo Chavez, président du Venezuela (bien entendu !). L’homme est charismatique, radical et de gauche. Trois raisons d’être détesté par la rédaction de Veja. Ces dernières semaines, il a été traité de « stupide », « idiot », « dictateur ». Le lendemain du refus du plébiscite, ils écrivent enthousiates: « Malgré le bourrage des urnes et la fraude électorale, Chavez n’est pas parvenue à remporter son referendum. »

Dans ses conditions leur idole ne peut se nommer que N.S. Pendant les grèves de novembre, l’aplatventrisme fut total. L’homme à la main de fer a mener ce combat là où il devait aller : c'est-à-dire à sa perte : « stratégie extraordinaire », « grévistes privilégiés refusants l’égalité de traitement avec les autres salariés », « étudiants manipulés par des groupuscules d’extrême gauche »… Le ton oscille entre la propagande de l’UMP et celle d’Alternative libérale.

L’agressivité n’est pas limitée à la politique internationale. Le MST (mouvement des sans terre), bouc émissaire de la presse brésilienne en général, est considéré comme une organisation terroriste par Veja. Au début d’un article sur les cours de réforme agraire dans les universités fédérales, la journaliste répand son poison : « les cours commencent par une espèce de mise en scène théâtrale pendant laquelle les sans terre proclament la lutte contre la classe dominante. » Le journal tombe des mains du lecteur. La violence et le mépris transpirent dans chaque virgule. Le Figaro et Valeurs Actuelles paraissent bien pâles, je ne sais même pas si Minute (je ne l’ai jamais lu) leur arrive à la cheville.

Je vous épargnerai le reportage à l’occasion des 40 ans de la mort de Ernesto Guevara intitulé simplement « la farce du héros, les vérités dérangeantes sur le mythe du guérillero altruiste. » Il faut chercher dans les publications les plus obscures des deux extrêmes français pour lire une telle haine de l’autre.

Veja est ce qui se faire de pire dans la presse brésilienne malheureusement le reste n’est pas plus réjouissant. Sans être aussi extrémistes, les autres journaux reproduisent avec dextérité l’idéologie libérale au fil des pages et l’alternative n’est considérée qu’avec mépris. Le pluralisme est inexistant. Le constat est le même quelque soit le pays.





credit photo: montage de candela.blogger.com.br. Traduction: "Veja ment, veja ne respecte pas le lecteur, veja manipule, veja distorce. Ne vous abonnez pas et n'achetez pas Veja". Ce blog publie une lettre de l'ambassadeur du Venezuela au Brésil adressée à Roberto Civita. Le texte est en portugais mais on peut aisément le comprendre. http://www.candela.blogger.com.br/2006_02_01_archive.html

jeudi 6 décembre 2007

Visite au zoo

video
Voici donc la vidéo tant attendu. L'auteur n'a pas besoin de faire de commentaire, le diaporama semble assez explicite. Par contre les votres sont les bienvenus.

Enjoy!

mardi 4 décembre 2007

Tout en image(4)


Mise en ligne sur Flickr de la fin du reportage photo sur les condominios, en attendant la mise en forme finale d'ici la fin de la semaine. Le rendu final sera tout simplement dénué d'objectivité. On ne peut, en effet rester de marbre quand on remarque comment certains s'enferment et se voilent la face alors que nous ne sommes qu'à quelques kilomètres des favelas.
http://www.flickr.com/photos/10812590@N02/?saved=1

lundi 3 décembre 2007

Jour de deuil

Comment peut on rester 4 mois au Brésil sans avoir traiter une seule fois du football. Alors que le championnat national a pris fin hier, je répare cette omission.

L'UnB, le lundi matin, est le lieu idéal pour celui qui a comis le crime de ne pas suivre la journée de championnat de la veille. En fonction des maillots portés par les étudiants et la proportion de personnes qui portent le même, on peut en déduire, grâce a un savant calcul, les résultats et le classement. Lorsque Flamengo est sorti de la zone rouge en octobre pour rejoindre les possibles places pour la Coupe Libertadores, les supporters sont sortis du bois et ont revéti le maillot rouge et noir. Quand Sao Paulo FC a conquis le titre, il y a quelques semaines, les paulista se sont faits remarqués. Ce matin, et alors que le champoinnat vient de se conclure, on remarquait deux tendances chez les jeunes brésiliens. Les Mineiros (originaires du Minas Gerais) portaient fièrement le maillot de Cruzeiro qui venait de se qualifier pour la Libertadores (équivalent de notre Ligue des Champions). D'autres gardaient la tête haute et les yeux rougis après le week end qu'ils venaient de vivre en enfer. Un drapeau blanc et noir sur le coeur, ce sont les supporters de Corinthians. Ce club de São Paulo (la ville compte 4 clubs: Corinthians, Santos, São Paulo FC et Palmeiras) est le second club brésilien en nombre de supporters. Hier, c'est un véritable déluge lacrimale qui s'est abatue sur les tribunes du stade de Porto Alègre lorsque le coup de sifflet final les a définitivement relégué en Série B (seconde division).
Cet exercice 2007 aura donc vu la consécration de São Paulo, qui jouera la Coupe Libertadores en compagnie de Santos, Famengo, Fluminense et Cruzeiro. La Copa Sul Americana (équivalent de notre coupe de l'UEFA) sera disputé par São Paulo (puisque vainqueur aussi de la coupe du Brésil), du Grémio, de Palmeiras, de l'Atletico Minas Gerais, de Botafogo, de Vasco, l'Internacional et l'Atlético Paranaense. Corinthians, Juventude, Paraná et l'America de Natal évolueront en Série B et prendront la place de Coritiba, Ipatinga, Portuguesa et Vitoria-BA qui monte en Série A.
Maintenant le championnat se prend 6 mois de congé mais les joueurs ne choment pas pour autant. Dans quelques semaines, commence les championats "estataux" qui mettent aux prises toutes les équipes professionelles d'un même état. Les championnats paulista et carioca sont les plus relevés mais le combat fait rage dans tous les états puisque rien que dans le Minas Gerais, on dénombre pas moins de 60 équipes "pro" (le même nombre qu'en France). Un chiffre a l'image de la folie futebol qui sévit ici. Corumba, petite ville de l'état de Goiais dénombre pas moins de 24 équipes de foot et futsal!
Petite consolation pour les supporters brasilenses de Corinthians: l'an prochain, ils auront l'occasion de voir jouer près de chez eux leur équipe favorite à deux reprises lorsque le Corinthians se déplacera à Taguatinga et Gama (deux villes du District Fédéral qui ont un club en Série B)

Petit jeu: Je n'ai pas encore d'équipe favorite ici, ce qui est un crime durement réprimendé par les foules. J'attend donc vos suggestions. Les liens vers wikipedia vous donne une idée des clubs. Choisissez pour moi en fonction des anciens joueurs, de la couleurs du maillot, du palmarès... Soyez indulgent, je devrais assumer ce choix jusqu'au mois de juin!
Autre petit jeu: les pronostics: je mets d'ores et déjà une pièce sur le tête de Felipe, le gardien corinthiano qui fait des merveilles même s'il n'a pas réussit à sauver son équipe de la relégation. On risque de le retrouver très bientôt dans un très grand club européen.


Crédit photo: folha de Sao Paulo