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lundi 27 avril 2009

Election Equateur 2009: Rafael Correa réélu président de la république

Réaction à show suit en direct les résultats de cette journée multi élection en Equateur. Au fil de la soirée, les résultats des différents scrutins seront diffusés.

17h42: Les bureaux de vote ont fermé à 17h. L'heure est au dépouillement à Guano et en Equateur. Les résultats seront communiqués officiellement entre 22h et 23h.
La télévision annonce une première enquète d'opinion qui donnerait Rafael Correa vainqueur au premier tour avec 55% des voix. Les sondages sont à prendre avec beaucoup de précaution.


17h50: Après une campagne rythmé mais indigente intellectuellement, deux "jours de réflexion" (dénomination officielle) ont été instaurés. Cela consiste à laisser les indécis à réflechir en paix. Plus de campagne et c'est comme si ce qui venait de se passer depuis un mois n'avait pas existé. Respect total, les voitures ne roulent même plus avec leur drapeaux. Et pour que rien ne détourne l'attention des citoyens, on instaure une lois sèche qui interdit à tous les bars de vendre de l'alcool. Riobamba n'est plus que le fantôme d'elle même pendant la soirée. Pas un chat dans les rues.
A Guano, le décès d'un candidat de la liste 40, Mouvement juste et solidaire, a assombrie les dernières heures de la campagne électorale. L'enterrement a eu lieu ce dimanche.

17h57: Le journal El Comercio annonce sur son site que Correa gagnerait avec 56% tandis que Lucio Gutierez serait deuxième avec 29%, Alvaro Noboa troisième avec 9% et Martha Roldos (liste 29, RED) 4%. Les autres candidats n'auraient pas plus de 3% réunis.


18h05: Le journal quiteño annonce aussi l'élection que Augusto Barrera (liste 35, MI PAIS, parti de Correa) à la mairie de Quito et la rélélection du conservateur Jaime Nebot à la mairie de Guayaquil.

18h31: Quelques photos de la journée dans un bureau de vote de Guano





























18h45: Telesur publie la vidéo de la conférence de presse donné par Rafael Correa qui remercie ses électeurs et se félicite qu'enfin l'equateur élise un président au premier tour quand on sait que les sept derniers n'ont pas fini leur mandat. "Aujourd'hui est un jour de joie et de remerciement". Il promet de poursuivre la révolution citoyenne et les ouvrages pour le développement de l'Equateur et promet toute son attention aussi à ceux (plus ou moins 54%) qui n'ont pas voté pour lui. Il termine son discour par une citation du Che "Hasta la victoria siempre".

19h10: L'AFP via Romandie.com nous apprend que Lucio Gutierez ne reconnait pas sa défaite tant que tous les buletin ne seront pas dépouillés. Il dénonce des fraude et "une guerre de l'information".
Reuters publie la dépèche où Correa revendique sa victoire.

19h22: Selon certaines informations, Mi PAIS, parti de Rafael Correa, remporterait la mairie de Riobamba. Le candidat, Juan Salazar l'emporterait sur Fernando Guererro, candidat à la réélection de la liste 65-66, du parti Amauta Yuyay.

19h40: Estimation du journal El Comercio en vue de la future assemblée (120 sièges à pourvoir). En gras la probable future majorité.
MI PAIS: 61 députés et majorité absolue
Sociedad Patriotica, liste 3, 21 sièges
PSC, Liste 6: 6 sièges
PRIAN, liste 7: 4 sièges
Movimiento Patria y democracia, liste 15: 7 sièges
Municipalista, liste 24: 4sièges
Autres: 13 sièges
Reste à déterminé 3

19h45: Le parti du président de la République remporte la région Azuay, où se situe Cuenca, troisième ville du pays.

19h56: Une vidéo trouvée sur YouTube qui explique le fonctionnement électoral équatorien (en espagnol sous titré en anglais). Issue d'une webtv de Vilcabamba créée par une journaliste française: Nathalie Duffau





21h30:
C'est un triomphe pour Correa et son parti. MI PAIS remporte 9 des 24 provinces de l'Equateur. Quatre reviennent à des alliés politiques, soit un total de 13 pour la majorité présidentielle.

21h44:
Il reste de nombreuses urnes à dépouiller et les résultats officiels ne seront connus que tard dans la soirée. Compte rendu complet demain.


28/04: Vidéo de Rafael Correa, datant de dimanche soir, revendicant sa victoire.



D'autres vidéos sur la chaine YouTube de TeleSur

vendredi 24 avril 2009

Election Equateur 2009: Fin de campagne

La campagne électorale en vue du scrutin de dimanche s'est terminé ce jeudi soir.

Les candidats ne peuvent plus désormais faire leur propagande et leur sort est entre les mains des électeurs. Le journal "El Comercio" titrait sa Une hier "une campagne électorale sans idées se termine". En effet il a plus été question de rivalité personelles que de débat de fond.
Le dernier événement de taille dans la province du Chimborazo fut une marche gigantesque (estimation personnelle entre 50 000 et 70 000 personnes) de soutien à Rafael Correa et son parti (Mi País, liste 35) ainsi qu'à son allié le parti indigène Patchakutik (liste 18). Des militants, principalement natifs, sont venus de tous les cantons alentours pour soutenir le président en poste, son poulain, Juan Salazar, candidat à la mairie de Riobamba et Mario Curicama, candidat à la présidence de la région.

Rendez-vous est donné dimanche aux électeurs équatoriens. Réaction à Show suivra aussi les élections et fera partager les résultats au fur et à mesure des annonces.

jeudi 23 avril 2009

Election Equateur 2009: La caravane passe

Alors que la campagne officielle prend fin jeudi soir, tous les candidats se mobilisent dans un sprint final des plus visibles.

La campagne avait été des plus tranquiles. Des mégaphones qui hurlent toute la journée mais des candidats invisibles. Les réunions se faisaient entre simpatisants et pas de publicité n'entourait leur organisation.
A Guano, les hostilités ont réellement commencé samedi dernier avec la tenue d'un meeting par le candidat de la liste 3, représentant de l'ancien président Lucio Gutierez. Sur la place centrale de la commune s'est montée une estrade et la nuit venue le candidat s'est présenté aux sympatisans venus. On a évoqué la forme et non le fond, on n'oublie pas la démagogie électorale en de telles occasion et on promet encore et toujours une éducation plus forte, des infrastructures de qualités, et une revalorisation économique du canton.
Depuis les autres candidats ne font relache. On recrute dans toutes les communautés du canton et d'en dehors. Des cortèges de voitures s'organisent et les militants parcourent le canton dans son intégralité pour prouver aux indécis et aux adversaires leur force numérique. Les routes sont envahis par des caravanes de 30 à 50 voitures tous drapeux sortis et la sono au maximum. On klaxonne à volonté quelaue soit l'heure. Hier soir, 21h passée, Edgar Alarcon et ses supporters de la "Izquierda Democratica", liste 12, ont débuté un défilé pour se rendre dans une commune proche de Guano. Ce mercredi soir, le candidat d'Alvaro Noboa, liste 7, organise un meeting avec orchestre sur la place principale de Guano.
Les 24 heures qui viennent risquent d'être pénibles pour les habitants des environs qui vont devoir supporter la même musique que depuis un mois à des volumes encore jamais atteint. Le discours n'évoluera par contre pas: "Nous travaillerons pour Guano jours et nuits, Nous sommes tous guaneño. Guano, ma commune adorée."


credit photo: perso, l'un des véhicules de la caravane de la liste 7

mercredi 22 avril 2009

Election Equateur 2009: La place du chef

Le premier tour des élections présidentielles, parlementaires, régionales et locales a lieu dimanche prochain. Si la campagne électorale a été évoquée à plusieurs reprises depuis début mars, jamais le nom du président actuel de l’Equateur n’a été cité. Aucun traitement de faveur, seulement un retard comblé maintenant.

Je rêve d’un Equateur sans misère, sans émigration ; un Equateur sans
enfant dans la rue où tous et toutes, sans opulence mais dignement avec un
niveau de vie élémentaire, puissent vivre heureux ; mais ce n’est pas
un homme qui va délivrer l’Equateur, c’est un peuple entier. Si je peux être le
facilitateur pour ce changement, alors je le serai, pour que, ensemble, faire
avancer la patrie. Tu décides entre le passé obscur et cette magnifique
révolution citoyenne.



En 2006, la révolution citoyenne commença par la mise en place de l’assemblée constituante et la rédaction de la nouvelle constitution. L’approbation de cette même constitution déclenche aujourd’hui le renouvellement de l’ensemble du corps électoral équatorien. Fort de l’engouement populaire qui l’a accompagné jusque là, Rafael Correa souhaite poursuivre dans cette voix.
Deux ans plus tard, dans ses tracts politiques, il rappelle les erreurs de ses prédécesseurs : la dollarisation, l’inflation, la corruption, l’aide à l’hégémonie des Etats-Unis, le paiement de la dette extérieur au détriment des programmes de santé ou d’éducation… « La patrie était séquestrée » « Pour eux, le peuple était invisible », « La Révolution citoyenne naquit et la patrie revint pour rester. »
Un Equateur nouveau est né, un Equateur qui n’oublie personne, qui donne les mêmes chances à tout le monde, qui exploite de manière raisonnable et égalitaire les ressources économiques dont il dispose, qui se fait respecter sur la scène internationale. Le tract rappelle qu’il n’est plus nécessaire de payer pour entrer à l’école, que le gouvernement aide les agriculteurs en contrôlant les prix, que les droits à la sécurité sociale ont été élargis, que la justice est aujourd’hui libre, que le gouvernement combat les Farcs et cela malgré « la permanente agression » du gouvernement colombien.

Rafael Correa n’est pas l’homme qui changera l’Equateur, ce n’est qu’un individu que l’on a désigné pour diriger la « Révolution citoyenne » qui s’opère dans le pays. Ce n’est qu’un rouage au service du peuple. « Nos idéaux, notre patrie, notre lutte, nos rêves », « La révolution citoyenne est de tous et rien ne la détient ». Le président est transformé en allégorie travailleuse, combative, et proche du peuple. Son visage est transformé en grafiti qui ressemble étrangement à l’image du Che, tirée du portrait de Korda. Jamais la première personne du singulier n’est utilisée. Le « je » disparaît au profit du « nous ». Ce n’est pas le combat d’un homme qui est exprimé dans sa propagande mais celui d’un peuple et cela malgré la personnalisation maximale de la campagne. Le vice président est totalement effacé et chaque candidat du parti « Mi pais » pose en photo à coté de l’actuel président.
Il est fort probable que Correa soit de nouveau réélu dimanche. Le défi pour son parti sera d’obtenir la majorité des 120 sièges de députés. En 2006, « Mi Pais » avait boycotté ces élections pour donner du crédit à l’idée de l’assemblée constituante. Aujourd’hui, avec entre ses mains une constitution qu’il a écrit, il a besoin d’une majorité législative pour mettre en place la suite de son programme.


credit photo: perso, mars 2009 Riobamba mercado San Francisco, visite de soutien local aux candidats du Chimborazo

vendredi 10 avril 2009

Election Equteur 2009: Le combat des chefs


En Equateur, on ne convaint pas les électeurs de voter pour nous: La politique n'est pas une affaire d'argumentaire mais de présence de générosité et de mise en page.

En France, les élections sont l'occasion des coups bas et des révélations de jeunesse. On parle aussi, parfois de projet de société et des années à venir. En Equateur, tout est beaucoup plus simple, la politique, ce ne sont pas les idées mais le pouvoir et l'argent. On utilise donc des méthodes plus que douteuse pour s'en emparrer.
Le prix de l'originalité revient a Lenin Sanchez, candidat du PRE- liste 10 (parti qui se revendique de centre gauche, comme tout le monde ici mais qui penche plus surement vers l'extrème droite) candidat à un poste de conseiller municipal à Quito. Le jeune homme en appelle à la revolution des pauvres et pour l'éradication de la délinquance. Tout un programme! Sur ses affiches de propagande, le candidat y va fort, le doigt pointé vers le lecteur, son nom s'inscrit dans une chauve souris type Batman. Gotham city tremble et Quito rigole mais cela est révélateur d'une chose: toutes les techniques sont bonnes pour gagner des voix et pour cela on peut faire appel à certains procédés même s'ils relèvent plus du magasin de jouet que de l'arène politique.
Les élections sont aussi une grande braderie. un peu d'arrivisme permet d'économiser sur certaines de dépenses. On trouve de tout dans les rayons des élections: allumettes, t-shirt, on peut se faire inviter à diner lors des réunions électorales toutes accompagnées d'un casse croute et d'un verre de liqueur. Avant le match Equateur/Brésil, les partisans de Antonio Ricaurte (parti municipaliste- liste 24) distribuaient aux supporters des ponchos et des bouteilles d'eau aux couleurs du candidat pour résister aux prochaines heures sous le cagnard et la pluie. Qui a dit que l'on achète pas ses électeurs? Alvaro Noboa a d'ailleurs été pris au piège de la corruption. L'homme le plus riche d'Equateur ne brille pas par son goût de la justice social dans ses plantations de banane par contre il a fait preuve pendant plusieurs années d'un altruisme sans limite lors des élections présidentielles. Avant que la justice ne le condamne, Noboa avait pris l'habitude de silloner le pays en distribuant des colis avec les produits de base de l'alimentation équatorienne. Aujourd'hui, il lui est interdit de faire des cadeaux de la sorte à ses futurs électeurs mais il continue toujours ses dons en échangent d'une somme maudique aux alentours de 10 cents$.
Et puis, il y a Lucio Guteriez, l'ancien président à gallon. Le militaire mise sur une amnesie générale de la population. Rappelons nous qu'il fut responsable de la dollarisation et a entrainé la plus grosse crise inflationiste du pays. A cheval sur son char, l'homme ne se démonte pas et les candidats promettent "Pour que les prix baissent de nouveau", "Avec Lucio, les choses étaient moins cheres".
Pendant encore 15 jours, on va se battre à coup de slogan et de pancarte pour essayer d'obtenir les votes de ses concitoyens. 15 jours encore d'indigence intelectuelle pour gagner enfin le pouvoir et la rente qu'il procure.


credit photo: perso, photo du journal el comercio avec un bus aux couleurs de Lenin Batman Sanchez

mardi 24 mars 2009

Election Equateur 2009: Election: piège ...

Depuis le mardi 11 et jusqu'au 26 avril, l'Equateur est en campagne électorale. Présidentielle, provinciales et municipales sont à l'ordre du jour et les candidats se démènent comme des loups pour convaincre au delà de leur gueule d'ange.

Deux heures du matin, un jour de semaine à Guano, ceux qui ne l'ont pas encore fait se glissent dans les bras de Morphée. Une voiture traverse la ville, la musique à fond: "Votez pour Alarcon, Alarcon, Alarcon. Guano mérite le changement." Le candidat de la izquierda democratica n'épargne rien à ses possibles futurs électeurs. On se croirait revenu en 74 avec les chansons délicieuses de Giscard, Barre et cie. De même pour le candidat du Prian (parti nauséabond de l'homme le plus riche du pays Alvaro Noboa), qui depuis sa maison en plein centre de la ville passe en boucle depuis plus d'une semaine une chanson de 45 secondes de 8h du matin à 22h. L'ancien président et colonel Lucio Gutierrez ( responsable de la dollarisation et de la crise qui s'en est suivi) n'est pas en reste puisque un bus à son éffigie et à son poulain pour la mairie de Guano est stationé exactement là où les bus de Riobamba font étape. Sa petite musique joue des coudes avec celles des autres candidats (6 au total pour Guano) pour se faire entendre.
La clef du succès réside dans la présence. Ici on ne parle pas politique, ni débat, encore moins d'idées. Il faut se faire voir et être vu. La nuit tombée, les militants se mettent en action. Peinture, fresques, drapeaux, pancartes démesurées, la ville, le matin venu, est redécorée à l'effigie du candidat qui aura fourni le plus d'effort.
Certains citoyens prêtent leurs murs pour les pancartes car ici pas d'affichage officielle. Chaque candidat comme conseiller municipal a le droit à 8000 dollars pour en mettre plein la vue au citoyen. On aide l'ami de l'ami de l'ami pour qu'il accède au pouvoir. Légalement et officiellement, ces actions sont purement généreuse et on ne traite jamais d'argent entre gens éduqués mais cet homme qui a Guano à déposer les pancartes pour cinq partis différents sur un coin de sa maison doit avoir beaucoup d'amis ou bien des idées politiques des plus contradictoires.
On organise quand même quelques meetings, c'est une preuve que le candidat peut mobilisé autour de lui. Un bon test pour soi même et une démonstration pour les adversaires. On balance trois promesses dont personne ne se fait l'illusion qu'elles seront tenues puis on déclare et on répète son amour pour la ville, la province et son pays. On dit aux gens qu'ils sont beaux, qu'ils méritent autre chose que l'incompétent qui est actuellement en place (quand même sa femme le dit, c'est que ça doit être vrai). Quelques applaudissements, une paire de slogans et l'affaire est dans le sac.
Lorsque Oswaldo Estrada, l'incompétent au pouvoir, organise des réunions dans le canton, il invite la présidente du village, la présidente des parents d'élève, une représentante de la jeunesse. Chacune lui apporte son soutien et il sourit mais lorsque ces dernières demande l'installation d'un centre de santé, il a déjà tourné la tête, discute avec son voisin ou bien regarde sa montre. Tout se finit dans la joie et la bonne humeur, en chanson et un verre de liqueur à la main ( qui à la fin de la soirée se termine en ivresse généralisée).

Le 26 avril, les équatoriens devront choisir entre des incompétents au pouvoir et au bilan vierge et des démagogues souriant qui n'en feront pas plus. Et le principe du vote obligatoire ne leur donne même pas le choix de nier cette mascarade. Il faut opiner du chef bien gentiment et laisser la démocratie agir pour son bien.


photo: vérités graphique de mai 68

jeudi 2 octobre 2008

Stratégie en sous-sol


Il faut lire la presse locale, sa qualité plus que désirable nous réserve quelques informations fort utiles.

Les petites annonces sont très instructives. En page 11 de l'Eveil de cette semaine, un avis:

D.Brasseur et S.Delanys, pharmaciens, vous informent de leur cessation d'activité à partir du 1er octobre 2008 [...]


La rumeur insistante et démentie de l'été se vérifierait elle? Sophie Delanys délaisserait elle ses activités d'apothicaire pour préparer la future campagne électorale qui aura lieu en 2009 (qu'elle soit cantonale ou bien municipale).



crédit photo: sports-santé.com

jeudi 25 septembre 2008

Maurey invalidé et innéligible


L'information est tombé aux alentours de 10 heures ce matin. Elle s'est répandue dans la ville comme une trainée de poudre.
Le tribunal administratif de Rouen a suivi les réquisitions du commissaire au gouvernement. L'élection de municipale de Bernay a été annulé et Hervé Maurey est condamné à un an de d'inéligibilité. Le juge sanctionne l'utilisation de ressources municipales au service d'un candidat.
Le principal intéressé a tout de suite fait appel de cette décision, la jugeant "incroyable" et "excessive".


Photo: crédit perso. Les conseillères municipales doivent faire une mine bien plus grise ce soir. (ici Mmes Delanys et Baret, M. Bénéa est aussi présent)

samedi 6 septembre 2008

Retour d'éxil


Deux mois de torpeur estivale. On a vu la Chine, on a vu la Géorgie, on a vu le Tricastin, on a vu l'Afghanistan. On nous en a mis plein les yeux et les oreilles, on a fait croire que c'était la vérité puis on nous a dit de retourner dormir sur le sable. Le mois de septembre et sa rentrée marronnier sont arrivés. Moins de profs, moins d'argent pour les hôpitaux, plus de contrôles contre les jeunes délinquants fumeur de "je sais pas quoi", moins de militaires (seulement 10 de moins mais c'est un bon début), 40 médailles en plus (c'est bon pour l'orgueil national) ... OUI mais surtout une info à mettre au conditionnel mais qui peut redonner d'espoir.

C'est tombé jeudi à Rouen, on espérait chacun dans notre coin, on se disait que c'était peu probable mais on faisait confiance à la justice encore un petit peu indépendante.
Le dossier de l'accusation notait un certain nombre de fautes: une seule a été retenue: l'utilisation de photos sans paiement conséquent ou déviation de moyens municipaux à des fins électorales. Ce n'est qu'un réquisitoire du commissaire au gouvernement donc le coupable est encore présumé. On peut quand même affirmer que Maurey a mis la main dans la confiture sans aucune discrétion et qu'il s'est prendre.
Hervé Maurey a utilisé pendant sa campagne électorale des photos du service de communication municipal. La mairie, bien généreuse, les a facturées 1€ l'unité pour frais de reproduction. Le tribunal administratif s'en est ému et a pointé un irrespect des droits d'auteur. Il a estimé la prestation à 4000€. Pan sur le bec!
Pour la peine, remboursement des frais non payés, annulation des élections, et inéligibilité du bras droit du ministre de la guerre pour un an.
Au dossier mais non retenu: des frais dérisoires et suspects d'impression de la plaquette électorale, la note de frais du grand bazar pour la remise de la légion d'honneur (tout à fait légal mais pas très éthique), l'utilisation des services municipaux pour servir le candidat Maurey.

On pleure dans les chaumières à droite et le jeudi soir une réunion confidentielle entre les fidèles amis était organisée. Le jeudi après midi, la cour d'appel de Rouen devait étudié le recours de Gilles Launay dans une histoire de diffamation. Mouché dans son orgueil et dépité, Maurey a demandé son report. Deux échecs dans la même journée c'est beaucoup.

Vendredi soir, Superman arrive. Il descend de son Transall, transport de cadavre, et il vient réconforter son jeune poulain. "Le maire de Bernay n'est pas prêt de démissionner", Hervé Morin se veut souverain sur son territoire et c'est pas un petit juge éffronté qui va lui faire peur. Au cas où il ira voir Rachida, l'interventionisme dans une justice décadente cela ne fait pas de mal si c'est pour aider les amis.

Une nouvelle de plus qui met à mal la campagne de Maurey pour les sénatoriales. Résultat des sénatoriales le 21, résultats du délibéré le 25 septembre.



photo: crédit bernay passion, Le 25 septembre Maurey va pouvoir s'occuper durablement de sa petite famille.

lundi 10 mars 2008

Municipales: Tour d'horizon après le premier tour


Étant loin de la France et n'ayant pas suivi la soirée avec assiduité, je laisse la parole aux collègues de France.
José Alcala propose les résultats des principales villes de l'Eure.
Le mensuel du Golfe du Morbihan, basé à Vannes fait un panorama du sud Morbihan.
Infhonet, basé à Rennes, fait le point dans l'agglo de la capitale bretonne.
Enfin rue89, pour un tour d'horizon dans toute la France.

Le PS peut déjà tiré un bilan satisfaisant de ce premier tour. Des villes historiquement à droite lui reviennent (Caen) tandis qu'il conserve ses postes clefs (Rennes, Lille). L'ump degringole à Paris, Lyon, et Strasbourg. Vote de contestation ou vraie élection locale? Surement un peu des deux mon capitaine.
Les lecteurs sont invités à laissé leurs commentaires avec les résultats des plus petites communes et ceux aussi des cantonales.

lundi 3 mars 2008

Municipales: Philippe Raviart soutient la liste Agir pour Bernay


Le blog de José Alcala nous apprend que Philippe Raviart, à titre personnel, a décidé d'apporter son soutien à la liste de Gilles Launay, "Agir pour Bernay".
Les anciens membres de la liste MoDem ayant décidé de n'apporter leur soutien à personne, c'est donc en tant que "citoyen lambda" que l'ex candidat de François Bayrou s'est exprimé.
Le chef du MoDem de l'Eure apporte aussi son soutien à Denis Szalkowski, le candidat PS-Verts-MRC sur le canton de Brionne qui feraille contre le NC et contre Gérard Grimault, maire sortant de Brionne et candidat PC.
Sans surprise, Jean Louis Destans soutient la liste de Gilles Launay tandis que Joel Bourdin s'est rallié à Hervé Maurey.
Plus on est de fous, plus on rit et à une semaine du premier tour toutes les voix comptent.

samedi 1 mars 2008

Municipales: Hervé Maurey, la grande muette


Le maire sortant de Bernay a démontré une nouvelle fois qu’il avait une idée très particulière de la liberté d’expression et du respect d’autrui.


Bien qu’un site Internet ne soit pas soumis aux heures de bouclage comme la presse écrite, il ne peut attendre désespéramment la réponse d’un interlocuteur muet. Le jeudi 21 février, Réaction à Show publiait un questionnaire aux candidats à l’élection municipale de Bernay. Dans la foulée, les questions étaient envoyées aux candidats via les commentaires de leurs blogs respectifs.

En une semaine, Pierre Jalet et Gilles Launay répondaient à mon interview. Alors que la campagne électorale bat son plein, ils ont trouvé le temps pour se prêter au jeu des questions réponses. Le maire sortant, Hervé Maurey a lui aussi reçu les questions mais le candidat NC-UMP n’a pas jugé nécessaire de répondre à ma sollicitation. En une semaine, M.Maurey n’a même pas trouvé le temps de décliner mon invitation. Tout le monde a le droit de refuser une interview. En cette période où le travail sur le terrain prime sur les relations presse, un candidat peut ne pas avoir le temps de répondre aux interrogations d’un journaliste. Il est aussi dans son droit de refuser, tout simplement, de s’exprimer dans un média qu’il ne juge pas intéressant. Cependant la politesse et le respect d’autrui voudraient que la personne sollicitée le dise de manière explicite. Ces deux notions semblent dépasser le maire sortant de Bernay.

Hervé Maurey n’a jamais été un modèle en ce qui concerne la liberté d’expression. Il a déjà pris en grippe à plusieurs reprises les journalistes de la presse locale, leur compliquant la tâche au maximum. La plus petite information donnée par le service communication de la ville de Bernay devait être avalisée par le maire. L’opposition, depuis 2003, évoque très régulièrement ses difficultés pour avoir accès aux chiffres de la commune qu’ils administrent. Dernièrement, les candidats Jalet et Launay ont reçu une mise en demeure de la part du maire, les priant de ne plus solliciter les employés municipaux. Le black-out est complet.

J’ai déjà évoqué ici la censure pratiquée par la liste Bernay Passion sur son blog. D’autres internautes ont testé le modérateur et les suspicions se sont avérées exactes. Les attaques se multipliant, Maurey a revu sa stratégie. Il a laissé la parole à ses adversaires, filtrant quelques critiques puis il s’est fait un devoir de publier chaque message l’accusant de pratiquer la censure « vous voyez bien qu’il n’y a pas de censure puisque je publie votre commentaire ! » Le bras droit du ministre de la guerre prend un malin plaisir à rembarrer les mauvaises langues. Lorsqu’il se défend de censurer certains commentaires, je réagis : « et le questionnaire envoyé par reaction a show? il est directement passé de la boite d'envoie aux abymes des archives de votre blog!!! tout comme le premier message envoyé par mes soins » (il ne l’avait pas publié). La bouche en cœur, il répond « vous devez confondre avec d'autres blogs...».

Je confirme que le jeudi 21 février j’ai posté un commentaire sur le blog de Hervé Maurey avec toutes les questions qui lui étaient adressées. Qu’il m’ignore et qu’il ne souhaite pas répondre est un fait, mais je refuse qu’il se foute de moi de cette manière. Cela n’a rien à voir avec un ego démesuré, c’est juste une question de respect auquel tout le monde a le droit.

Je n’userais pas de ma « libre interprétation » comme je prévenais à la fin de l’interview. Je constate seulement que Hervé Maurey utilise des pratiques opposées à la démocratie. Il fait obstruction à l’information et méprise la confrontation des idées et le débat. Contrairement à son mentor présidentiel, il n’a pas les épaules assez larges pour assumer un rôle de dictateur. Les électeurs choisiront les 9 et 16 mars le futur maire. Ces deux scrutins permettront de savoir si les bernayens sont encore des moutons qui se laissent guider dans le brouillard par un berger qui les mène directement à l’abattoir.



Photo: Montage réaction à show, original H.M 02/07 crédit perso

jeudi 28 février 2008

Municipales: Gilles Launay en interview, tête de liste de Agir pour Bernay


Gilles Launay et la liste Agir pour Bernay ont répondu à mes questions (je les en remercie). Cette interview complète les réponses de Pierre Jalet. Cette interview s'inscrit dans le débat public que Réaction à Show a voulu recréer virtuellement depuis le début de la campagne électorale.


Comment envisagez vous la démocratie participative dans une ville comme Bernay?
La démocratie participative est au cœur de notre projet pour remettre les citoyens au cœur de la politique de la ville. Elle prendra plusieurs formes : conseils de quartiers, comité des fêtes, office du sport, office de la culture. Autant de ressources pour dynamiser les initiatives et les faire connaître au plus grand nombre.
Redonner la parole aux bernayens pour qu’ils s’expriment sur les grands projets structurants de la ville. Référendum et consultation publique seront là pour y veiller. En continuité des initiatives de référendum sur la halle Sainte-Croix et pour le maintient du commissariat.
Un conseil municipal des jeunes est il envisageable? Quelle sera son influence sur les questions municipales?
Parce qu’ils sont les mieux placés pour parler de leurs Envies d’Agir. Parce qu’ils sont porteurs de projets. Parce qu’ils s’impliquent (à la MJC notamment) ou veulent s’impliquer dans des actions comme le bénévolat, la citoyenneté. Parce qu’ils sont l’avenir de notre ville. Il faut donner une vraie place citoyenne à nos jeunes.

Comment envisagez vous la gouvernance de Bernay si au lendemain du second tour vous n'êtes pas en mesure d'obtenir une majorité avec vos seuls colistiers?
Dans une démocratie, il y a toujours une majorité et une opposition. L’une gouverne, l’autre contrôle. L’une décide, l’autre amende. Bref, ce sont deux fonctions qui pourraient apparaître contradictoires mais qui concourent à un exercice du pouvoir dans la clarté. Imaginez un pays, une région, un département, une grande ville sans opposition, cela voudrait dire que l’exécutif disposerait de tous les pouvoirs sans moyens de contrôle. Cela ne s’appelle plus alors démocratie et je ne peux pas l’envisager une seconde.

La politique bernayenne doit elle le fruit du projet de la majorité ou bien résulter d'un consensus avec l'opposition?
Une élection est certes gagnée par des femmes et des hommes mais sur la base d’un programme. Cela veut dire que si les candidats sont élus, leur programme a été validé par les électeurs. Dès lors, il est normal et naturel que la majorité exécute son programme et tienne ses engagements. L’opposition aura alors tout loisir de dire ce qu’elle pense, ce qu’elle approuve ou ce qu’elle rejette.
Etes vous favorable à la création de conseils de quartiers dirigé par les habitants eux même et qui se substituerai aux réunions de quartier?
C’est un des engagements de la liste agir pour Bernay que j’ai l’honneur de conduire. Le conseil de quartier sera le lieu où les échanges, les discussions se dérouleront pour faire naître les propositions concernant le quartier.

Les maires de la région de Clamecy ont décidé de boycotter les élections municipales en raison des menaces qui planent sur la maternité. Auriez vous été capable d'un tel geste de protestation?
Boycotter une élection municipale veut dire que la commune est placée sous tutelle préfectorale. C’est donc le représentant de l’Etat qui devient l’exécutif de la commune. Il est donc paradoxal de confier les clés d’une mairie à l’Etat alors même que les raisons qui ont présidé au boycott sont le fruit d’une décision de l’Etat. Je préfère nettement le combat ou des actions spectaculaires face à des décisions de ce type.

La visite de Xavier Bertrand en 2007, nous a prouvé que les collectivités territoriales et l'agence regionale hospitalière n'avançaient pas avec les mêmes priorités. Comment comptez vous faire contre poids face aux décisions de l'ARH?
La loi a conféré aux Agences Régionale Hospitalière (ARH) l’organisation des territoires en matière de santé. Sauf à changer la loi, ce qui relève du parlement, l’ARH et son directeur sont donc les décideurs en matière d’organisation sanitaire. Les élus ont eux une vision très particulière de l’organisation sanitaire très souvent limitées à leur territoire d’élection. Pour être crédibles, les élus doivent donc s’appuyer sur des éléments statistiques, géographiques, démographiques pour entamer la discussion. Lorsque je suis allé avec Lionel Prévost, Conseiller Général, discuter avec l’ARH pour obtenir les crédits nécessaires à la construction de la maternité nous avions ce type d’arguments. Lorsque nous sommes retournés pour demander un scanner, nous disposions d’autres arguments…Bref, l’ARH est une administration, comme l’est une préfecture, il faut donc argumenter, négocier, convaincre et disposer de la légitimité des urnes, autrement dit du peuple.

Comment envisagez vous les relations avec Pont-Audemer, seconde ville de la circonscription?
Pont-Audemer est gérée par mon ami Jean-Louis Destans. Hormis les spécificités de chaque ville qui nécessitent des décisions spécifiques, Bernay et Pont-Audemer ont vocation à développer des complémentarités à l’ouest de l’Eure. Mais Bernay reste chef lieu d’arrondissement et en tire, administrativement, bénéfice et normalement dynamisme. Souvent Bernay la bourgeoise a été opposée à Pont-Audemer l’ouvrière. Aujourd’hui, le dynamisme de Pont-Audemer est reconnu. Bernay est un peu plus à la traîne Alors changeons de municipalité, à Bernay pour rattraper le retard !

Quelle place accordez vous au Pays Risle Charentonne?
Le pays Risle-Charentonne est né des lois « Voynet » relative à l’aménagement du territoire. L’idée était de définir les problématiques à un échelon territorial plus large que le seul territoire communal. Les régions naturelles (Pays d’Ouche, Lieuvin, Pays d’Auge, plateau du Neubourg…) devenaient alors le territoire de référence. L’organisation administrative de notre pays a eu raison de cette grande idée. Les pays, maintenant, regroupent des communes et des communautés de communes qui ressemblent plus à un amalgame qu’à une réelle identité. Bref, les choses sont ainsi. Le pays Risle Charentonne existe et son équipe est dynamique. Il est devenu le portail d’entrée aux politiques territoriales de la Région et du Conseil Général. C’est donc un partenaire privilégié pour les communes du pays. Avec la définition des Schémas de Cohérence et d’Organisation Territorial (SCOT) qui sont ni plus ni moins que des « super » plans d’occupation du territoire du pays, on revient, peu à peu, à l’idée de départ voulue par Mme Voynet.

En cas de victoire postulerez vous personnellement à la présidence de la communauté de commune de Bernay et ses environs ou bien proposerez vous quelqu'un d'autre? Ces deux activités vous semblent elles compatibles au vue de la charge horaire que requiert le poste de maire?
Oui. En effet, une communauté de communes exerce des compétences par délégation des communes (via les conseils municipaux). Ainsi, la ville de Bernay ne gère-t-elle plus tout ce qui touche au ramassage et au traitement des ordures ménagères, ou bien encore la voirie (hors centre ville) relève de la communauté de communes. Par ailleurs, les contribuables bernayens sont les principaux contributeurs à la communauté de communes. Il me semble donc normal que le maire de la plus grande ville de la CC en soit le président. Il s’agit tout simplement de mettre en cohérence les politiques locales. Imaginons un instant, un conflit entre le président de la CC et le maire de Bernay. Pourrait-on imaginer que les nids de poule sur la voirie ne seraient plus rebouchés parce que seule la CC est compétente ? Je ne l’imagine pas un instant !
Les écoles de Bernay se battent tous les ans pour préserver leur nombre de classe. Comment peut on enrayer le phénomène à long terme?
Développer l’attractivité du territoire, est la condition pour enrayer le déclin de Bernay. Economiquement (dynamiser le tissu existant, promouvoir nos zones industrielles, installation d’entreprises, améliorer les liaisons ferroviaires, routières…), socialement (petite enfance, accueil péri scolaire, logement…), culturellement, sportivement sont autant d’éléments de dynamisme d’une ville. Bernay manque cruellement d’une véritable politique dynamique. La tendance à se reposer sur son passé est grande, nous, nous voulons la projeter dans l’avenir.
Comment faire que la jeunesse reste à Bernay quand aucune formation n'est proposée après le Bac?
Dynamiser le territoire sur le plan économique est un premier objectif. Développer la formation autour de formations post bac en est un autre au même titre que la création d’un CFA public du bâtiment adossé au Lycée Clément Ader et orienté autour des technologies liées au développement durable.
Quelle position adopterez vous face à la reforme de la carte scolaire prévu par le président?
Pour l’instant elle ne s’appliquerait que pour les collèges et les lycées. Pour le primaire et les maternelles, je rappelle que ce sont les maires qui inscrivent les enfants dans les écoles. De ce point de vue, les maires gardent donc la maîtrise de la carte scolaire communale.


Quelle politique de l'emploi proposez vous alors que Bernay n'est pas un pôle industriel spécialisé et que les entreprises historiques réduisent progressivement leurs effectifs avant de mettre la clef sous la porte?
Les politiques de l’emploi relèvent de l’Etat et des Régions. Les marges de manœuvre, dans ce domaine, n’existent donc pas pour les communes. Néanmoins, nous proposons de réorienter les dépenses municipales vers notre économie locale : exemple: nous accompagnerons financièrement le dispositif « chèque emploi-services » afin de réduire le coût horaire pour les employeurs et donc inciter à une augmentation des heures de travail. C’est une mesure pour soutenir et créer de l’emploi autour des services et de la personne, permettre à des familles modestes d’y recourir, donner aux personnes âgées une possibilité d’emploi à un moindre coût.
Comment équilibrer la proportion de commerce entre e centre ville et les zones commerciales en périphérie?
Le territoire commercial de Bernay est découpé en quatre zones : le centre ville, la zone du Val de la Couture, la zone du bois du cours et la zone commerciale de Menneval. Pour une zone de chalandise de 35000 habitants, le risque de déséquilibre est grand d’autant si les contraintes de stationnement du centre ville sont grandes (difficile et payant). J’ai dit au maire de Bernay actuel que la création d’une zone commerciale sur le bois du cours était une erreur, notamment, avec l’installation d’enseignes concurrentes du centre ville. Il n’a pas écouté, il faut donc aujourd’hui rendre notre centre ville attractif encore et encore au risque de le voir péricliter au profit des zones périphériques.

L'établissement d'un agenda 21 au sein de la commune ou de la CCBE est il d'actualité?
La réponse est oui pour les deux collectivités territoriales.

Certaines villes se posent la question de la reprise en main de la gestion de l'eau par les municipalités, est ce un débat que vous souhaitez soulever durant votre mandat?
Actuellement, le service des eaux de Bernay est une régie, c'est-à-dire géré en direct par la ville. Il n’est pas question de modifier cette règle et pour mieux s’en convaincre notre programme précise : « l’eau n’est pas une marchandise ».

Comment faciliter la circulation des moyens de transports non polluant (vélos, roller...) en centre ville?
Notre programme prévoit de développer les circulations douces soit en site indépendant soit en voie partagée. De plus, le développement du transport en commun et sa gratuité ont pour objectif de limiter le recours aux véhicules et par voie de conséquence, favoriser d’une certaine manière les circulations dites douces.
L'animation culturelle est principalement l'oeuvre des associations à Bernay; la municipalité doit elle encourager les initiatives extérieures ou bien reprendre ce secteur dans son giron?
Conscient des carences de la municipalité actuelle, j’ai choisi de confier ce créneau, en cas d’élection, à l’un de mes co-listiers dont le courage, la sensibilité et la volonté dans l’animation culturelle de Bernay n’ont d’égal que la force de ses convictions. Avoir sciemment fait ce choix, compte tenu de ce qui est fait par moult associations culturelles est en soi afficher clairement une rupture avec l’existant et ouvrir la culture à toutes les tranches d’âges par une programmation audacieuse, accessible et reconnue.
Comment doit être envisagé le financement d'un futur centre nautique que de nombreuses personnes appellent de leurs voeux (municipalité, CCBE, conglomérat inter comcom)?
Nous avons nous aussi inscrit cette proposition dans notre programme. Actuellement, la piscine de Bernay a vieilli et les travaux de réhabilitation à envisager sont très lourds. Par ailleurs, seuls les contribuables bernayens supportent cet équipement et sa gestion, alors qu’il est utilisé, certes, par les bernayens mais aussi par les habitants des alentours. L’idée est de mutualiser les moyens (communes, communautés de communes..) afin que cet équipement soit supporté par toutes les collectivités intéressées par le projet. Les financeurs classiques que sont la Région et le Conseil Général seraient alors plus sensibles à cet équipement structurant de Pays.
Comptez vous continuer votre activité professionnelle actuelle si vous êtes élu maire?
Oui, probablement à 1/3 de temps ne serait-ce que pour pouvoir être affilié à l’assurance maladie.

lundi 25 février 2008

Municipales: Interview de Pierre Jalet, tête de liste de Bernay Vraiment


Pierre Jalet et la liste Bernay Vraiment viennent de me communiquer leurs réponses à mon questionnaire (je les en remercie).
Philippe Raviart, ex candidat MoDem, s'est aussi prété à l'interview. Bien qu'il ne soit plus candidat, ses réponses participent au débat public.

En préambule, je reviens sur une petite phrase qui a pu choquer certaines personnes (si cela fut le cas je m'en excuse car cela n'en était pas l'intention). "En cas de silence, je me laisse libre choix de l'interprétation." Certains ont ressenti cette conclusion comme une menace.
Il s'agissait d'une précaution de ma part au vue de certaines pratiques observées depuis le début de la campagne à Bernay. N'étant pas sur le terrain, je ne peux me permettre de soliciter les candidats à de multiples reprises comme le ferait un journaliste local. Considérant ce blog comme un média à part entière et non un jouet intéractif dans les mains d'un étudiant en journalisme, il m'a fallu prouver cet état en rédigeant certaines questions plus techniques et en m'imposant un peu car la crédibilité des blogs (celui ci en particulier) n'est, à ce jour, pas acquise. J'espère, par ce blog, participer au débat public qui agite Bernay en ce moment et mon éloignement n'altère en rien mes convictions de citoyen et de journaliste. Je ne cherche à faire de l'ombre à personne mais j'essaye de trouver ma place dans le paysage médiatique et politique. Ceux qui ont déjà répondu à mes questions l'ont, semble t-il, déjà compris et j'espere que les autres prendront un peu de leur temps pour répondre aux questions (je suis conscient que la campagne se joue principalement sur le terrain et que les relations avec les médias passent après les relations avec les électeurs).

Comment envisagez vous la démocratie participative dans une ville comme
Bernay?
La démocratie participative doit produire des idées mais aussi, et surtout, des actions. Il faut un dispositif qui permette de faire entendre la voix de tous, mais qui évite de s'enliser dans des débats stériles. En conséquence, pour être efficace, car c'est cela que nous recherchons, un débat ouvert doit pouvoir s'organiser autour d'un thème précis proposé par le maire ou par un groupe
qualifié, représentatif des Bernayens (associations, syndicats, groupe citoyen...). Un ordre du jour et un document de travail, qui n'excluent pas les questions diverses, doivent être établis préalablement et transmis aux citoyens concernés. Lors des réunions à la mairie ou dans tout autre lieu pertinent, le rôle du maire sera d'animer, de fédérer et de faire la synthèse. Les fruits du débat seront ensuite traduits en proposition de délibération et discutés en Conseil municipal. C'est, je crois, le meilleur moyen de permettre au quotidien des décisions d'inspiration citoyenne. Je suis persuadé que ce qui en sortira remplacera utilement de nombreux audits, fort chers au demeurant.


Un conseil municipal des jeunes est il envisageable? Quelle sera son influence sur les questions municipales?
J'instituerai un conseil municipal des jeunes. Dans mon esprit, ce n'est pas un gadget institutionnel. Il doit se traduire par la manifestation d'une véritable force de proposition et être entendu des responsables. D'une part parce que la parole des jeunes est souvent porteuse d'imagination et d'avenir, de l'autre parce qu'un tel outil invite à la citoyenneté. Afin que les débats de ce Conseil puissent se tenir régulièrement, je propose d'ouvrir un espace organisé sur
internet pour les héberger au jour le jour. Chaque semestre, sera organisé en Mairie une séance du Conseil des jeunes qui finalisera et donnera forme institutionnelle aux propositions. Ces dernières seront systématiquement débattues en Conseil municipal. Dans le même temps, pour les décisions intéressant particulièrement la jeunesse bernayenne, le Conseil des jeunes sera
préalablement consulté.

Comment envisagez vous la gouvernance de Bernay si au lendemain du second tour vous n'êtes pas en mesure d'obtenir une majorité avec vos seuls colistiers?
C'est un cas figure très improbable ;) En tout état de cause, ce sont les électeurs qui, à l'occasion du premier tour, diront l'avenir.

La politique bernayenne doit elle le fruit du projet de la majorité ou bien résulter d'un consensus avec l'opposition?
Je ne suis pas favorable à une politique du consensus à tout prix. Une majorité doit gouverner dans le respect du programme pour lequel elle a été élue. En revanche, le débat avec l'opposition doit toujours être mené dans la transparence et sur une base contradictoire. Si une proposition venant de l'opposition s'avère pertinente, je la soutiendrai et demanderai à ma majorité de la soutenir. Cette remarque vaut pour les objections ou les critiques constructives. Quand on déclare que l'intelligence et le sens du bien commun sont le monopole d'une majorité, c'est, bien souvent, qu'on en manque.

Etes vous favorable à la création de conseils de quartiers dirigé par les habitants eux même et qui se substituerai aux réunions de quartier?
Très clairement, non. Cela créerait inévitablement un écran entre le maire et les habitants. Je crois au contact direct. Par ailleurs, j'ai développé plus haut ma vision de la démocratie participative. Ne compliquons pas inutilement les choses, surtout quant elles sont importantes.

Les maires de la région de Clamecy ont décidé de boycotter les élections municipales en raison des menaces qui planent sur la maternité. Auriez vous été capable d'un tel geste de protestation?
Je suis prêt à toutes les actions sous deux conditions : qu'elles s'inscrivent dans un processus légal et démocratique et qu'elles soient efficaces. En l'occurrence, je ne suis pas convaincu qu'un boycott des élections municipales soit très productif au bout du compte. Sur cette affaire,
c'est la préfecture qui prend les choses en main. L'absence d'interlocuteur municipal risque de se traduire par un affaiblissement pur et simple de la voix locale.

La visite de Xavier Bertrand en 2007, nous a prouvé que les collectivités territoriales et l'agence regionale hospitalière n'avançaient pas avec les mêmes priorités. Comment comptez vous faire contre poids face aux décisions de l'ARH?
Il va de soi que, sur ce chapitre, les forces ne sont pas égales. C'est la raison pour laquelle le maire doit entretenir une relation de qualité avec les instances du Conseil régional et du Conseil général afin de pouvoir peser de tout son poids en cas de nécessité.
Comment envisagez vous les relations avec Pont-Audemer, seconde ville de la circonscription?
Bernay s'inscrit dans un contexte dont elle n'est qu'un des acteurs. Pour être efficace, une action économique et sociale doit privilégier la synergie entre ces deux villes, non la rivalité. Je ne crois pas beaucoup à l'esprit de clocher. J'aime trop ma ville pour la réduire à un terrier.

Quelle place accordez vous au Pays Risle Charentonne?
Une place très importante, évidemment. Avec mes colistiers, nous avons élaboré une stratégie de développement qui déborde largement les limites de Bernay intra-muros. Nous aurions pu oublier notre environnement, comme cela a souvent été le cas dans le passé. Le problème, c'est que notre environnement, lui, ne nous oublie pas. Nous resserrerons les liens avec les communes environnantes et nous leur demanderons de s'impliquer dans une politique de développement
économique dont elles ne manqueront pas, à leur tour, de récolter les fruits.

En cas de victoire postulerez vous personnellement à la présidence de la communauté de communes de Bernay et ses environs ou bien proposerez vous quelqu'un d'autre? ces deux activités vous semblent elles compatibles au vue de la charge horaire que requiert le poste de maire?
Aujourd'hui, notre projet à cet égard n'est pas définitif. Cependant, ce dont je suis sûr, c'est que Bernay doit jouer un rôle moteur et dynamique au sein de la Communauté de communes. Nous ne pouvons mener à bien notre développement économique et social sans alliés. C'est pourquoi, je penche plutôt vers une corrélation forte entre les deux responsabilités.

Les écoles de Bernay se battent tous les ans pour préserver leur nombre de classes. Comment peut on enrayer le phénomène à long terme?
C'est très simple, nous devons lutter pied à pied contre la régression démographique de notre ville. Cela suppose de porter l'effort sur le renouveau économique, culturel et social de Bernay. Ces fermetures, quand elles surviennent, sont dramatiques. Aux racines de ce symptôme il y a un mal qui doit faire l'objet d'une thérapie globale.

Comment faire que la jeunesse reste à Bernay quand aucune formation n'est proposée après le Bac?
Il est évident que nous ne pouvons pas, à Bernay, nous substituer aux universités et autres grandes écoles. Pour autant, cela ne nous empêche pas d'apporter une réponse à la question de la formation. A cet égard, nous avons un projet concret, dont la faisabilité est à l'étude: la création d'un centre de formation spécialisé dans le domaine de l'environnement, de la construction HQE
et les technologies nouvelles. Il s'agit d'un secteur en plein essor où les besoins de compétences et de savoir-faire se développent. Bernay et sa région, tant en raison de leur situation géographique que par leurs productions traditionnelles peuvent prétendre jouer un rôle déterminant dans ce secteur économique. Parallèlement, nous développerons les dispositifs de formation par alternance en relation avec les besoins réels des entreprises existantes et à venir. Enfin, nous ferons en sorte qu'un jeune cherchant ailleurs une formation "puisse revenir plein d'usage et raison vivre entre ses parents le reste de son âge".

Quelle position adopterez vous face à la reforme de la carte scolaire prévu par le président ?
Que la carte scolaire puisse être assouplie, je veux bien qu'on en discute. Mais, la réforme envisagée me semble sacrifier tout esprit de justice sociale. Car, soit on affirme, dans le même temps, que l'école est une institution au service de l'égalité des chances et que l'égalité des chances à l'école doit être renforcée, soit on s'affranchit de ce double impératif. En l'occurrence, je
pense que la réforme de la carte scolaire telle qu'elle se présente introduit une rupture supplémentaire d'égalité. Cela revient à affaiblir un fondement de notre République. Il aurait mieux fallu chercher à redorer le blason de certaines filières et à homogénéiser les pôles d'excellence à l'échelle du territoire.

Quelle politique de l'emploi proposez vous alors que Bernay n'est pas un pôle industriel spécialisé et que les entreprises historiques réduisent progressivement leurs effectifs avant de mettre la clef sous la porte?
Cette question précise fait l'objet d'une réponse dans la presse locale de la semaine prochaine. Désolé, mais nous lui réservons la primeur ;) En échange des détails, je vais vous dire un secret: à Bernay, nous avons notre pétrole à nous.

Comment équilibrer la proportion de commerce entre e centre ville et les zones commerciales en périphérie?
La question est complexe. C'est bien avant nous qu'elle aurait dû être traitée, dans le cadre d'une politique cohérente de pays. Cela étant, la vraie question est celle du pouvoir d'achat. En allant dans les grandes surfaces, il va sans dire que, financièrement, les consommateurs d'ici et des environs y trouve leur compte. On ne peut donc redresser la balance qu'en contribuant à l'augmentation du pouvoir d'achat. Il existe une relation mécanique entre cette augmentation
et la consommation en centre-ville.

L'établissement d'un agenda 21 au sein de la commune ou de la CCBE est il d'actualité?
J'y suis favorable à 100%.

Certaines villes se posent la question de la reprise en main de la gestion de l'eau par les municipalités, est ce un débat que vous souhaitez soulever durant votre mandat?
C'est une question prioritaire que notre programme a déjà tranché. Nous défendons le principe d'une régie municipale de l'eau.

Comment faciliter la circulation des moyens de transports non polluant (vélos, roller...) en centre ville?
Je suis attaché à un meilleur équilibre dans l'utilisation de la voirie entre les différents modes de transport, notamment au profit des circulations douces. Pour commencer dans la pédagogie, je propose de mettre en place une signalétique spécialement adaptée.

L'animation culturelle est principalement l'oeuvre des associations à Bernay; la municipalité doit elle encourager les initiatives extérieures ou bien reprendre ce secteur dans son giron?
La question ne se pose pas en ces termes. Le rôle d'une ville est d'assurer deux fonctions: soutien et promotion constante des initiatives associatives et mise en oeuvre d'une programmation cohérente de qualité qui doit contribuer, non seulement, à l'appétit culturel des habitants mais également lui conférer une identité régionalement, voir nationalement reconnue. Ce n'est pas parce que l'on est petit que l'on ne peut pas faire grand.

Comment doit être envisagé le financement d'un futur centre nautique que de nombreuses personnes appellent de leurs voeux (municipalité, CCBE, conglomérat inter comcom)?
Les bénéficiaires d'une telle structure sportive doivent tous contribuer à sa réalisation. Aussi, le projet doit-il être mené en concertation avec tous les acteurs que vous évoquez et financé de même. Tout le monde dans le même bain!

Comptez vous continuer votre activité professionnelle actuelle si vous êtes élu maire?
Oui, mais sous une autre forme: élu maire, je serai l'avocat à part entière de mes concitoyens.

Gilles Launay, propose la création de jardins familliaux (appelés aussi jardins ouvrier) en faveur des plus défavorisés, que pensez vous de cette mesure?
Excellente proposition puisqu'il me l'a empruntée, à une différence près: pourquoi seulement aux plus défavorisés? L'intérêt de ses jardins, n'est pas simplement économique, il est aussi social et convivial. Je suis pour la mixité. Un choux-fleur vaut bien une rose...

Photo: D.R www.bernayvraiment.fr

jeudi 21 février 2008

Municipales: Les candidats à la question

Alors que le dépot des listes en préfecture se cloture aujourd'hui et que la campagne officielle sera bientôt lancée. Je soumet quelques interrogations aux candidats à l'élection municipales de Bernay.

Pour préparer ces questions je me suis basé sur: 1/ma connaissance de la vie bernayenne et de la politique française en générale, 2/ Le bilan présenté par Hervé Maurey sur son blog de campagne (j'aurais aimé faire le bilan moi même mais mon éloignement actuel et passé m'en ont empéché), 3/ Les propositions d'Hervé Maurey 4/ les quelques informations recueillis dans la lettre "Agir pour Bernay" de la liste de Gilles Launay.

Pierre Jalet et Gilles Launay n'ayant pas encore communiqué leur programme ce questionnaire est partiel mais je le complèterai dans les prochains jours.

Les questions sont posées sur ce blog et vont être envoyé en commentaire sur les blogs respectifs. Les candidats peuvent y répondre personnellement ou bien laissé leurs colistiers s'en charger (on ne peut être expert sur tous les sujets). Les réponses sont attendues sur ce blog ou bien à l'adresse mail: edambrine[@]yahoo.fr (en enlevant les crochets).

Les réponses seront publiés lors de leur reception.

POLITIQUE ET DEMOCRATIE:

Comment envisagez vous la démocratie participative dans une ville comme Bernay?

Un conseil municipal des jeunes est il envisageable? Quelle sera son influence sur les questions municipales?

Comment envisagez vous la gouvernance de Bernay si au lendemain du second tour vous n'êtes pas en mesure d'obtenir une majorité avec vos seuls colistiers?

La politique bernayenne doit elle le fruit du projet de la majorité ou bien résulter d'un consensus avec l'opposition?

Etes vous favorable à la création de conseils de quartiers dirigé par les habitants eux même et qui se substituerai aux réunions de quartier?

SANTE
Les maires de la région de Clamecy ont décidé de boycotter les élections municipales en raison des menaces qui planent sur la maternité. Auriez vous été capable d'un tel geste de protestation?

La visite de Xavier Bertrand en 2007, nous a prouvé que les collectivités territoriales et l'agence regionale hospitalière n'avançaient pas avec les mêmes priorités. Comment comptez vous faire contre poids face aux décisions de l'ARH?

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
Comment envisagez vous les relations avec Pont-Audemer, seconde ville de la circonscription?

Quelle place accordez vous au Pays Risle Charentonne?

En cas de victoire postulerez vous personnellement à la présidence de la communauté de commune de Bernay et ses environs ou bien proposerez vous quelqu'un d'autre? ces deux activités vous semblent elles compatibles au vue de la charge horaire que requiert le poste de maire?

EDUCATION
Les écoles de Bernay se battent tous les ans pour préserver leur nombre de classe. Comment peut on enrayer le phénomène à long terme?

Comment faire que la jeunesse reste à Bernay quand aucune formation n'est proposée après le Bac?


Quelle position adopterez vous face à la reforme de la carte scolaire prévu par le président?

EMPLOI
Quelle politique de l'emploi proposez vous alors que Bernay n'est pas un pôle industriel spécialisé et que les entreprises historiques réduisent progressivement leurs effectifs avant de mettre la clef sous la porte?

Comment équilibrer la proportion de commerce entre e centre ville et les zones commerciales en périphérie?

ENVIRONNEMENT
L'établissement d'un agenda 21 au sein de la commune ou de la CCBE est il d'actualité?

Certaines villes se posent la question de la reprise en main de la gestion de l'eau par les municipalités, est ce un débat que vous souhaitez soulever durant votre mandat?

Comment faciliter la circulation des moyens de transports non polluant (vélos, roller...) en centre ville

CULTURE
L'animation culturelle est principalement l'oeuvre des associations à Bernay; la municipalité doit elle encourager les initiatives extérieures ou bien reprendre ce secteur dans son giron?


SPORT
Comment doit être envisagé le financement d'un futur centre nautique que de nombreuses personnes appellent de leurs voeux (municipalité, CCBE, conglomérat inter comcom)?


Questions personnalisées:

À Hervé Maurey: Maire, président de la communauté de communes, conseiller général, conseiller ministériel et peut être sénateur; Comment envisagez vous le cumul des mandats?

Au mois de juillet, Hevé Morin, votre ami, ministre, et président de parti, annonçait à propos du tribunal "je serai surpris qu'on le perde" et qu'"il n'a pas de soucis à se faire" en ce qui concerne l'hôpital. Doit on prendre avec la même réserve ses propos concernant l'hôpital au vue du sort qui a été réservé au tribunal?

Vous regrettez le retard pris dans la restructuration du collège Marie Curie. Comment se fait il qu'en tant que conseiller général vous soyez rester impuissant?


La délinquance à diminué de 11% entre 2003 et 2007 selon vos dires. En quoi la création d'une police municipale est elle nécessaire?

Pourquoi vouloir céder à la mode de la vidéosurveillance pour sécuriser les parkings publics?

Gilles Launay, propose la création de jardins familliaux (appelés aussi jardins ouvrier) en faveur des plus défavorisés, que pensez vous de cette mesure?

Pourquoi ne pas avoir continuer les partenariat avec le projet "l'Abordage hors des murs" afin d'étoffer la programmation culturelle?

Pourquoi avoir privilégier le logement de standing en centre ville à l'image de la résidence guillaume le conquérant?

À Pierre Jalet: Comptez vous continuer votre activité professionnelle actuelle si vous êtes élu maire?

Gilles Launay, propose la création de jardins familliaux (appelés aussi jardins ouvrier) en faveur des plus défavorisés, que pensez vous de cette mesure?


À Gilles Launay: Comptez vous continuer votre activité professionnelle actuelle si vous êtes élu maire?



En cas de silence, je me laisse libre choix de l'interprétation.

vendredi 15 février 2008

Municipales: Monsieur le censeur


Après mon article de présentation sur les municipales de Bernay, je me suis permis de prévenir les principaux interressés en laissant un commentaire sur leur blog respectif. Rien de polémique, j'avertissais de la publication de l'article et j'encourageais les candidats à communiquer sur ce blog.
Mr. Raviart, ex candidat, et Mrs Jalet et Launay, candidats avérés ont tous acceptés le message et après modération, ils l'ont publié. Mr Maurey n'a pas jugé que l'information était utile et le commentaire n'a pas été publié. Le maire de Bernay n'a pas dû apprécier ma plume (à moins qu'il connaisse ma vraie identité et l'hypothèse du problème personnel est envisageable).
Il est une règle parmi les blogs: on ne censure un commentaire que si le propos est insultant ou diffamant. Mr Maurey ne semble pas être au courant des règles qui régisse le web et il applique la même loi du petit chef autoritaire imposée à la presse locale à son site Internet. Bien sur il n'en sort pas grandi mais il reste constant: la critique et le débat ne sont pas de mise.
Pour ma part je continuerai à écrire en gardant à l'esprit que "les absents ont toujours tort".

Le 12 janvier, le mousseux bernayen a donc perdu ses bulles attendant désepérement le trio de choc Fillon-Morin-Alliot Marie. La gendarmerie ne sera pas inauguré par la triplette gouvernementale, son inauguration est d'ailleurs remise sine die. Et le maire ne recevra pas l'appuie venu d'en haut. Qui a bien pu faire peur aux pieds niquelés? Des syndicalistes en colère? Des autonomistes normands? Ou bien un maire dont le contact est peu recomendable?
En moins de trois ans, c'est déjà la deuxième fois qu'un ministre se décomande. Xavier Bertrand s'était déjà porté pâle lors de l'inauguration du scanner. Il avait détallé à toutes pattes lorsque le murmure mécontent des syndicats lui avait remonté aux oreilles.
Ce même Bertrand est revenu l'an dernier pour poser la première pierre de l'hôpital de Bernay. Aurait il fait passé le mot à matignon, place beauvau et rue saint Dominique que l'air normand n'était pas si régénérant?
En souvenir, je publie une tribune écrite ce jour là et que la presse locale s'était permis de bouder.

La visite d’un ministre sur le terrain lui permet d’être proche de ses administrés. C’est aussi une occasion pour les citoyens de se rapprocher des élus et de voir comment ils gèrent notre pays. La venue de Xavier Bertrand pour la pose de la première pierre de l’extension de l’hôpital de Bernay ne fit pas exception. Le ministre et les élus locaux nous ont montré de belle manière comment ils se préoccupent de nos intérêts.

Avec une demi-heure de retard, le ministre de la Santé arrive dans un centre hospitalier entouré d’une trentaine de gendarmes (au cas où les adeptes de la réunification normande s’apprêteraient à commettre un attentat !). La foule présente pour l’accueillir s’attroupe autour du petit muret construit pour l’occasion (notons qu’il sera détruit dans la semaine, l’extension ne se faisant pas au milieu du parking de la maternité). On glisse un parchemin dans l’orifice qui lui est réservé puis chaque personnalité y va de son coup de truelle. Hervé Morin, qui se revendique fils de maçon, s’avère être le moins habile avec l’outil. La première pierre n’existe pas. Personne n’en verra la couleur. S’en suit une rapide visite de la maternité, des urgences et du scanner qu’apprécieront les patients dont la circulation a été empêchée et dont on a retardé le rendez vous pour une radio. Les couloirs des urgences de Bernay semblent inspirer le ministre puisque c’est à la suite des doléances de l’infirmière cadre qu’il attribua quatre postes d’infirmiers supplémentaires au service.

Le moment des discours fut une anthologie de démagogie et d’hypocrisie. La palme est sûrement à remettre au député maire d’Epaignes, M. Hervé Morin. Cet homme, porte-parole du groupe UDF à l’Assemblée Nationale, fustige depuis cinq ans la politique gouvernementale. Sa cible préférée n’est autre que Nicolas Sarkozy dont Xavier Bertrand est le porte-parole pour la campagne présidentielle. M. Morin, à grand coup de tutoiements et de signes d’affection visibles, se muta en fervent militant UMP. Il faut souligner que Mrs. Morin et Poniatowski étaient convoqués ce jour à Versailles pour le Congrès afin de modifier la Constitution. Le rôle de fou du Roi semble mieux leur convenir que celui de représentant du peuple. Ce pourquoi nous les payons.

Au bout d’une heure et demi d’autocongratulation pour « rassurer » et pour demander aux Bernayens de leurs « faire confiance », tous ces braves gens s’évaporent. « Monsieur le ministre de la Santé vous a dit tout ce qu’il avait à vous dire. » dixit Xavier Bertrand


Photos: archives perso, 19/02/07

lundi 11 février 2008

Municipales: Bernay, tradition et manque d'ambition


Un ami, monument bernayen, me l'annonçait dès le mois de juillet. "Raviart ne fera pas long feu, les bernayens gueulent beaucoup mais quand il s'agit de voter, ils rentrent dans le droit chemin. Maurey est détesté mais il repassera "
La prédiction s'est réalisée. Philippe Raviart ne se présentera pas aux élections municipales à Bernay. Faute de participants, il a du renoncer. Pour on ne sait quelle raison, les citoyens n'ont pas souhaité le rejoindre. Ce n'est surement pas à cause du programme, les quatre listes sont bonnet blanc et blanc bonnet. A quelques détails près tous se valent, il s'agissait surtout de se lier à un nom et à une couleur politique.
Depuis l'annonce de sa candidature en septembre 2007, il faut féliciter le dynamisme du candidat du MoDem qui ne s'est pas ménager sur le terrain pour constituer un programme et une liste. On a rarement vu une tel énergie pour une ville de 10 000 habitants.

Ce n'est pas une raison pour oublier ceux qui se présentent vraiment. En cette veille de visite pluri ministérielle qui dissimule à peine un soutien au maire sortant, faisons honneur au directeur de cabinet du ministre de la guerre, intérimaire à la mairie de Bernay et amateur de galette des rois et autres remises de médailles de la famille: Hervé Maurey. Il briguera pour la première fois le poste de maire puisque son élection n'est que la résultante d'un parachutage issu des instances départementales en 2001 en tant que premier adjoint de Joel Bourdin. Cela ne l'empèche pas de déclarer sa flamme à la ville en intitulant sa lite "Bernay Passion". Sa liste fut en partie renouvelée. Out les pontes granitiques de l'ère Bourdin: Bentami, Delarue, Olivier ont été remercier et une nouvelle garde jeune trépidante vient prendre sa place. Un petit jeune de 21 ans aux cheveux roux a fait son apparition. Pour l'avoir cotoyer dans des temps reculés je suis sur que l'élève à trouver son maitre et que l'envie de réussir (pour ne pas utiliser le mot arrivisme) est contagieux. Bien qu'il ne l'affiche pas sur ses affiches ou bien sur son site Hervé Maurey est investit par le Nouveau Centre parti de qui ont sait soutenant qui nous savons aux accents polynésiens.

Pierre Jalet a été prompt au démarage. Sitôt a t'il appris que le TGI était condamné par un tailleur Prada rose sur talon qu'il a empoigné un baton de pèlerin qui ne l'avait pas tenté 6 ans plus tôt. Il a pris la tête de la liste "Bernay Vraiment". L'avocat se veut libre et sans étiquette: droite, gauche, écolo, tout rentre pourvu qu'on ne dépasse pas 33. Difficile de savoir vers où il va d'autant plus que son programme n'est pas encore disponible. Cependant la rapidité avec lequel il a constituer sa liste est la preuve d'une popularité ou d'une confiance certaine de la part des Bernayens. Il s'est d'ailleurs entouré de queques personnes charismatiques: Nadia Jaafrii est une "fille" des quartiers bernayens qui s'est jamais génée pour "l'ouvrir" et Manuela Garcia Mora est calée derrière son comptoir au PMU, son oreille est au moins au courant des aspirations bernayennes.

Reste Gilles Launay, éternel outsider socialiste même s'il ne le revendique pas. La liste "Bernay Autrement" a laissé sa place pour la liste "Agir pour Bernay". Pour l'instant il est le seul à ne pas avoir dévoilé toute sa liste. Seuls douze noms sont présentés à l'heure actuelle, mais on constate déjà que la liste regroupe des éléments de toute la gauche: Guy Blin représente la branche comuniste tandis que Pascal Didtsch est issu de l'extrême gauche (plus exactement gauche de gauche). La majorité des colistiers viennent du milieux associatif bernayen, le SCB est représenté avec des footballeurs, des rugbymans et une basketeuse, les associations culturelles sont aussi là avec des membres de la MJC et des autres moteurs culturels de la ville. De belles intentions mais pas encore de programme, on reste donc dans l'expectative d'autant plus que l'opposition, lors du dernier mandat n'avait pas fait preuve d'énormément d'initiative. La politique libérale de la majorité avait par contre délaissé un certain nombre de secteurs aux associations (culture, aide sociale) dont les membres les plus charismatiques ont intégré la liste de gauche.

L'arène est ouverte, messieurs c'est à vous !

12/02 Modification: à propos de la liste de Gilles Launay après le commentaire de Philippe Raviart. Merci pour l'information.