vendredi 25 janvier 2008

Sur les hauteurs

Prenons de l'altitude pour profiter une dernière fois de Rio.

Santa Térésa: Sur les pentes du Corcovado (coline qui reçoit en son sommet le Cristo Redontor), maisons coloniales et baraques du type favela se livrent une bataille sans merci pour un petit bout de terrain. Le moindre corridor se transforme en habitat dès que ce dernier est couvert d'une tolle. Le contraste carioca et brésilien une nouvelle fois en action. La mixité sociale sans l'aide des collectivités territoriales.
Ce quartier bohème attire énormément de touristes. On retrouve une ambiance du début du siècle dans ces rues pavées ombragées, sur les flancs abruptes de la coline. Le charme est renforcé par le bonde, ce petit train jaune qui avance au pas grace à un moteur à essence en permanence à deux doigts de la surchauffe. Créé en 1972, il transporte les touristes jusqu'au pied de Jésus, tout le monde s'agglutine sur les banquettes en bois et les autres voyagent debout sur les marches extérieures du wagon en s'accrochant tant qu'ils peuvent aux rambardes pour résister aux toussotement du moteur. La surcharge est proche. Les gringos se regardent tous inquiets pour savoir si le frein moteur ne va pas lacher à un moment quelconque. Bien que vraiment peu cher, peu de locaux s'aventurent dans le wagon, la file d'attente est bien trop longue, ils préfèrent le bus bien que celui ci coute plus cher.
Les rues sont bordées de restaurants et de boutiques de souvenirs. Bien que le quartier soit populaire et peu fortuné les prix dans les magasins sont exorbitants: du sur mesure pour le touriste de base à la recherche d'un bibelot un peu péchu.
Un petit tour et puis s'en vont, l'estomac remplit et le porte monnaie vidé, le touriste s'en retourne à la plage sans s'être aventurer dans les ruelles escarpés. La curiosité n'est pas un don donné à tout le monde.






Pão de Açucar: Au fur et à mesure que le téléphérique s'élève, on prend l'ampleur de ce qu'est Rio. La ville prend rapidement l'apparence d'un amas de lego. L'incessant vacarme du traffic routier fait une pause. La baie de Rio ne fait qu'un avec la mer, les plages offrent leurs étendues aux yeux des touristes. Panoramique de rêve pour ville merveilleuse (Pas besoin d'en dire plus je vous renvoie aux photos qui sont en lignes).


Photos: cliché pris à l'intérieur du téléphérique puis au sommet du Pão de Açucar

1 commentaire:

Priscilla a dit…

Keep up the good work.