lundi 22 octobre 2007

Dans le panneau!

J'ai beau m'essayer à quelques expériences de mise en page, la vie continue.

Ah il faisait le fier au mois de juillet notre Morin national: "je serai surpris qu'on le perde". Sa place en haut de l'état devait lui permettre à lui et à Maurey, son fidèle toutou, de sauver le TGI de Bernay. Il se promettait de produire un lobbying payant: un intention louable car nécéssaire. Le 10 octobre dernier Maurey réafirmait de nouveau dans l'Eveil: "[La proposition du procureur général de la cour d'appel] maintient le TGI".
Sarko est droit dans ses bottes et s'il a dit que la carte judiciaire allait être réformer elle le sera sans que l'on se soucie des préocupations d'un ministre et de son conseillers qui ont encore un peu de boue sur leurs semelles.
Aujourd'hui Rachida Dati a parlé et la pillule est dure à avaler: Avranche et Bernay sont supprimés et 13 Tribunaux d'instances ferment aussi leurs portes en Normandie. Pont Audemer voit son tribunal d'instance et son tribunal de commerce s'installer à Bernay. Les prud'hommes sont quant à eux en suspend jusqu'à novembre.
Avant de se préocuper de l'aspect politicien (le moin important mais le plus drôle) il faut souligner que cette décision est très grave pour la ville de Bernay ainsi que pour tous les justiciables de l'Ouest de l'Eure. Les professions de justice risquent elles aussi de subir les conséquences d'un tel choix.
Les deux protagonistes locaux ne s'en font pas. Hilares, ils se satisfont des coups de batons que leur assaine le nabot président et sa maitresse tout de cuir vétue: "Je l'ai défendu avec acharnement, ce qui nous permet de sauver l'essentiel : le tribunal de commerce, le conseil des prud'hommes et les affaires familiales restent à Bernay. C'est mieux qu'une fermeture pure et simple. " se félicite le ministre de la guerre. Son conseillers en affaires boueuses est tout aussi content: " Je ne suis pas mécontent de ce qui a été décidé. Le tribunal ne va pas fermer, le tribunal d'instance est élargi et nous gardons les affaires familiales. Nous avons ainsi une justice de proximité qui en sort renforcée. " Ils ont basé leur campagne électorale en partie sur cet argument "Plus haut, on peut mieux controler". Aujourd'hui c'est un vrai camouflé. Cette suppression risque en tout cas de couter très cher à Maurey en vue des municipales. On lui reprochait en partie de ne pas être assez présent dans sa ville, aujourd'hui on a des exemples à lui soumettre pour lui prouver son incompétence.
Vivement 2008, les municipales et les législatives anticipés car je mets une pièce sur l'éviction de Morin dans les prochains mois...


Source: José Alcala: vernon27journal.typepad.com et paris normandie
photo: crédit perso février 2007

vendredi 19 octobre 2007

Relevé de note


Notre casimir local: Marc Vampa vient de cosigner sa première loi! Il a paraphé en bas d'une page avec tous ses petits camarades du Nouveau centre pour que la loi permette à son parti de pouvoir avoir de l'argent sans avoir a escroquer le contribuable français (enfin pour le faire de manière un peu plus légal).
Voila donc le pantin de Morin qui écrit la première ligne de ses statistiques. N'y voyez aucune participation active de sa part, Marc se balade dans l'Assemblée, se laisse porter par les courants majoritaires sans savoir où ça le mène. Il peut voyager à Paris toutes les semaines gratuitement, se délecte de la beauté des jeunes parisiennes et a déjà sa place au Bourbon, le café le plus prés de la chambre des députés.
Pour ce qui est de la loi a proprement dit, pas besoin d'avoir essuyer ses pantalons sur les bancs d'une fac de droit: un seul article. Autant dire qu'il a bien fallu 15 députés pour l'écrire. Voyez par vous même.






J'en profite pour noter que Vampa à récuperer la tête du groupe d'amitié France Niger présidé jusque là par Morin.


Source: Leroy Morin ; Photo: perso et leroy morin

mardi 16 octobre 2007

Profession Reporter


Cinquième épisode du feuilleton sur les médias brésiliens: J'élargie le sujet restreind de la Tv pour parler du métier de journaliste au Brésil.

"Le journalisme est un metier mortel, on risque sa vie en le pratiquant." La phrase ne vient pas d'un enfant de 15 ans émerveillé par le livre de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, mais de Zelia Leal, ancienne journaliste et professeur de journalisme à l'université de Brasilia (UNB)... Alors que plus de la moitié des journalistes dans le monde restent vissés toute la journée sur leur fauteuil à regarder l'activité plus ou moins nerveuse du fil AFP (pratique que je réprouve mais qui est vraie, exemples vécu sur demande), le journalisme n'est pas le métier à risque que certains laissent croire. Une très petite minorité s'aventure dans les zones dangeureuses, le reste pratique son métier comme d'autres sont juges ou professeurs...
Je suis étonné que l'on puisse donné cette vision du journalisme à de futurs professionels. La désilusion risque d'être grande, le jour où ils rentreront sur le marché du travail. Ainsi va le journalisme dans ce pays. On ne fonctionne qu'à grand coup de sensationalisme, d'exclusivité, et d'audience maximum.
Sans entrer trop en profondeur dans le sujet, la sociologie des professions distingue deux type de métiers: les professions et les occupations. La profession est encadrée par des codes stricts de pratique, de diplome. Elle est dirigée par un ordre ou une autre instance dirigeante. En France, les avocats, les médecins, les sages femmes sont des professions. Les occupations regroupent tous les autres corps de métiers qui ne sont pas régulés. Le journalisme est donc une occupation. C'est ce qui permet d'avoir une diversité de parcours, certains ont tout juste le bac et ont profité de l'essor des radios libres, d'autres ont un doctorat. Les styles d'écritures et les pratiques diffèrent. "Unis dans la diversité" comme certains diraient (!).
Au Brésil, le journalisme est une profession. Seul un certain nombre de diplômes des universités sont reconnus et ce dernier est une clef obligatoire pour obtenir le droit de pratiquer. Pour exemple, bien que diplômé de journalisme en France, il me serait impossible de trouver un emploi en tant de journaliste ici.
Cette profession bénéficie d'une sorte de convention collective qui place le salaire minimum à 1000 R$ (400 euros) mais très souvent les salaires sont bien plus élevé. Certains cas sont même hallucinants: un ancien étudiant de l'UNB du genre doué est aujourd'hui, 5 ans après son diplôme doté de la coquette somme de 40 000 R$ par mois (plus de 10 000 euros)... Son employeur est le plus gros magazine du pays: Veja, journal d'information général aux penchants conservateurs et libéraux très accentués. La presse brésilienne est calqué sur son pays: à deux vitesses avec des écarts impressionants. Cet exemple est aussi symptomatique d'une autre réalité des médias brésiliens: une concurence exacerbée qui pousse chaque médias à piquer ce que l'autre a de bien: programmes, rubriques, maquettes, journalistes...
Le journaliste de base n'a pas énormément de pouvoir. Subordoné par une hierarchie impressionante (3 à 4 personne avant le rédacteur en chef), tous ces choix doivent être avalisés par son supérieur. On comprend le poids des dirigeants dans le paysage médiatique brésilien. A la Tv on commence en tant que "editor", on s'applique a réaliser des interviews pour un reporter qui ecrira le commentaire et fera le plateau. Le montage est fait par une autre personne, les deux rédacteurs sont déjà écarté du processus. Aucune coordinatination! Puis le redacteur en chef donne son avis avant la décision tout en sachant que le présentateur et le directeur sont suceptibles de débarquer à tout moment et de retourner ce qui vient d'être fait...

Quand je regarde le journalisme brésilien avec mon regard occidental, j'ai l'impression que l'on marche sur la tête. La France n'est pas ce que l'on fait de mieux mais je me rend compte que le Brésil est très loin derriere.

La mauvaise éducation


Nouveau feuilleton à haut risque: le système d'éducation brésilien. Premier chapitre: l'enseignement primaire.

Tout le système éducatif brésilien est séparé en deux branche: le privé et le public. Le public a une réputation mouvante selon les états. Dans le district fédéral, il se porte plutot bien même si la qualité n'est pas optimale quand on s'aventure dans les villes satellites de Brasilia (= banlieue). Les professeurs ne sont pas payés merveilleusement et la presse se fait les choux gras de chaque cas de violence (la vidéosurveillance dans les ecoles est très à la mode en ce moment). Le privé est très réputé, les enceintes sont plus spacieuses et confortables, les profs vivent bien de leur travail et une compagnie de sécurité est présente à l'entrée de l'établissement pour dissiper tous les cas de violence (les enfants ont tout de même le droit de se bagarrer à la récréation!). Le hic? Le privé se paye et ici c'est plutôt cher. Comptez entre 800 et 1200R$ par mois (270 à 400 euros) pour scolariser votre enfants dans des écoles aux noms réputés. C'est aussi le privé qui trust toute les places dans les universités (explication dans les prochains posts)
Contrairement à la France, la religion n'est pas toujours derriere ces écoles. On a affaire à de vraies entreprises qui vendent de l'enseignement comme d'autres de la vaisselle. Les évangéliques et les catholiques se gardent tout de même une part du gâteau. Ils sont présents dans tous les secteurs de l'économie alors pourquoi délaisseraient ils l'éducation.
Quand on sait qu'un chauffeur de bus ne gagne que 500R$ par mois, on constate qu'une grosse frange de la population n'a pas accès à la meilleure éducation.
Je ne suis qu'à Brasilia, capitale développé où la misère sociale est mise à la marge de la société mais qu'en est il de la société dans les campagnes ou bien dans des villes comme Belem ou Recife beaucoup moins riche que la capitale. Ici la fonction publique dope les entreprises d'éducation privé. Les fonctionnaires ont plus les moyens de mettre leurs enfants dans le privé plutot que les responsables de rayons dans les supermarchés.
A cela s'ajoute les instituts privés qui travaillent en parrallèle de l'école: Aliance Française, Goeth Institut, Casa Thomas Jefferson, Instituto Cervantes... ainsi que toutes les écoles privées qui ne bénéficient pas des aides des gouvernements. Quiquonque veut avoir un niveau de langue acceptable passe par ces centres de langue qui sont très gourmand niveau argent.
Ce système est mauvais. Je suis catégorique pour la simple et bonne raison que 19,5% de la population de plus de 15 ans ne sait ni lire ni écrire. C'est énorme comparé au voisin argentin qui n'a que 4,5% d'analphabètes parmi ses plus de 15 ans.

Il semble que ceux qui optent pour l'option privée en aient pour leur argent (à condition que l'enfant puisse étudier dans un environnement serein et qu'il ne rencontre pas de difficultés trop spécifiques) mais combien coute le droit pour un enfant d'appendre à lire, écrire, compter et pouvoir choisir une voie professionelle épanouissante?


credit photo: association-santavitoria.com

lundi 15 octobre 2007

Tout en image


Quelques jours de silence et je m'en excuse, pour rattraper le temps perdu je viens de mettre en ligne mes premieres photos sur Flikr (dans la colonne des liens ou en cliquant sur le mot)


Comme vous pourrez le constatez, c'est pas les Bermudes. Nous dirons donc que c'est original et représentatif d'une époque.

vendredi 5 octobre 2007

Appel à témoin


J'ai appris aujourd'hui que J.M Le Pen avait obtenu, lors du premier tour des élections de 2002, plus de 500 voix à l'ambassade de Rio de Janeiro. Cela le plaçait en seconde position du scrutin. Comment des gens qui vivent à l'étranger et sont, par conséquent, des étrangers dans le pays où ils résident peuvent voter pour un homme qui a une haine vicérale de l'autre. L'information est encore plus curieuse que le Brésil est un pays de mixité extraordinaire où tout le monde se mélange dans la vie de tous les jours.

Si quelqu'un a un élement de réponse, je suis preneur car pour l'instant tout ceci me laisse dubitatif.

mardi 2 octobre 2007

Vous êtes ici


Second épisode sur la capitale Brésilienne: Brasilia. Je me lance dans un exercice de haute voltige: un Brasilenze néophite explique à d'autres néophites le fonctionnement de la capitale brésilienne.

Niemeyer dans son génie n'a pas cru bon de donner des noms de rues à Brasilia. Ici tout fonctionne en chiffre.
Les routes: La ville peut être divisé selon deux axes: l'eixo monumental et l'eixao (voir ici). L'eixo est l'unique axe vertical de la ville et il la divise du nord au sud. De parts et d'autres, on retrouve les deux ailes de l'avion: Asa Sul et Asa Norte.
Chaque aile est traversé par l'eixao. A l'ouest, on trouve les axes routiers W1, W2, W3, W4. A l'est, le système est identique (L1, L2, L3, L4). Les autres axes routiers ne portent pas de nom.
Les quartiers: Brasilia est divisé en quadra. Chacune d'elle regroupe des habitations (Super Quadra, immeubles tous identiques dont la hauteur varie de 3 à 6 étages) et des commerces qui sont regroupé dans une unique rue, Super Quadra Comercial Local. Les quartiers ont tous un numeros, de X01 à X16. Répartition croissante quand on s'approche des extrémités des ailes. Le chiffre des centaines (de 100 à 900) lui renseigne sur l'emplacement à l'ouest ou à l'est de la ville. Les chiffres paires à l'occident, les impairs à l'orient.
exemple: SQCLS 712 signifie que vous vous trouvez dans un quartier commercial au sud ouest de la ville...
Les commerces: C'est une impression très étrange qui se dégage lorsque l'on observe l'organisation commerciale de la ville. Dans le corps de l'avion on retrouve tous les centres commerciaux (Brasilia a une grande culture des centres commerciaux, un peu comme le modèle américain). On y trouve tout ce que l'on désire et un grand nombre de personne aime y passer leurs week end. Dans les quadra, c'est comme si la loi Le Chapelier (loi qui aboli les corporations de commerçants en 1791) était toujours en vigueur. Par endroit, on retrouve une concentration d'informaticiens, de restaurants ou de magasins de luxe. Pas franchement pratique quand on n'a que ses pieds pour se déplacer...
Dans le corps de l'avion sont concentrés les quelques lieux touristiques interressants, les sièges sociaux des banques, toute l'administration gouvernementale et déléguée ainsi que les hotels de Brasilia.
Les zones résidentielles sont situées de l'autre coté du lac Paranoa (lac artificiel construit en même temps que la ville et situé à l'est de la ville) dans des quartiers nommés Lago Sul et Lago Norte.
Enfin les populations les moins favorisés (désolé pour l'euphemisme) sont regroupées dans les villes satélites tout autour de la capitale. On retrouve aussi bien des favelas que de simples villes de banlieue populaire avec entre deux des condominio: ville fermée pour riches propriétaires fermés du monde (j'y reviendrais prochainement).

Photo: La tour de la télévision que les Brasilenzes aiment appeler "notre petite Tour Eiffel"