mercredi 7 novembre 2007

Lettre à une (pauvre) mère


Je reproduis un commentaire puant trouvé sur un site participatif puant (c'est rose et ça prétend informer: devinez, pour les initiés c'est facile).
La plupart du temps je dédaigne ce genre de personne, aujourd'hui je souhaite réagir.

"Droit de grève ou de blocage?
Le programme de révision des examens qui arrivent??
Inadmissible cette racaille ..
Il y a 2 ans mon fils était à Lille 3 et a raté son année à cause de ces voyoux.
Je l ai mis à la catho ou il a parfaitement réussi..
Mes moyens ne me permettant pas de continuer à payer cette fac..il est retourné dans cette fac déchet de Lille 3.....
Qu ils fassent grève ces sales gauchistes!!
mais sans bloquer la liberté d étudier de ceux qui en ont besoin...
qu ils assument LEURS convictions sans emmerder les autres..
Un peu de cran au moins.......
J éspère que nos dirigeants sauront sévir contre ces vauriens (ou vaux-RIEN) qui ne sont là que pour toucher les bourses et "emmerder" les autres:comme ils se moquent de leur réussite,ils préfèrent empécher ceux qui le veulent de travailler.
Révoltant.."

Ma chère petite madame, si ton fils loupe ses exams c'est tout simplement qu'il est mauvais. Une grève étudiante n'a jamais interdit à un jaune de continuer à réviser pendant que ses camarades se gèlent le c** à défendre ses droits. J'admire ta maitrise de la langue française en ce qui concerne les jeux de mots foireux ainsi que ta fine déduction quand il s'agit de dénoncer ceux qui profitent du système (tu as oublié les noirs, les niakoué, les manouch, les RMIstes, les fonctionnaires, les socialistes ...).
Ton cas est désespéré et rien ne pourra le rattraper. Accroche toi seulement à la fleur de lys villieriste ou à la croix gammé le penniste puis prie bien fort pour ne pas tomber car la chute pourrait être douloureuse.
Sur ce je te laisse sombrer dans ta médiocrité et n'oublie pas de passer chez mamouth, ya plus de végétaline.

mardi 6 novembre 2007

Tout en image (2)


Un week end dans la campagne du Goias loin de l'enfer urbain de Brasilia et de nouvelles photos sur Flikr.
Corumba est une ville de 10 000 habitants à deux heures de Brasilia, calme silencieux, reposante. J'ai eu l'occasion de faire un reportage photo (en argentique) sur l'asile de Corumba (en France, on appellerait ça un hospice ou une maison de retraite), quelques clichés réalisés en numérique sont déjà en ligne.
Les textes suivront dans la semaine.
J'en profite pour glisser le lien d'un article de rue89.com sur du théatre brésilien. Peu de chance que je réalise moi même une crtique de ce spectacle alors profitons de la plume des autres.
http://www.rue89.com/2007/11/03/a-rio-le-theatre-du-vertige-mene-le-spectateur-en-bateau

Bonne balade

mercredi 31 octobre 2007

Jour de foot



C'est l'actu de la semaine concernant le Brésil: le pays accueillera la coupe du monde de football de 2014!
Pas d'éffusion de joie trop prononcé au moment de l'annonce puisque la décision était déjà acquise faute de concurence. Tous se reservent donc pour cet évènement de taille qu'ils attendent depuis 1950.
Sanctuaire du football, il est à penser que le Brésil va être paraliser pendant un mois. Tous les yeux rivés sur les écrans, ce ne sera pas le bon moment pour une régularisation de visa (en fait ce n'est jamais le bon moment quand il s'agit de traiter avec l'administration ici)!
Cet évènement sera aussi l'occasion pour le pays de se doter d'infrastructures dignes de ce nom, Brasilia aura ainsi un tramway qui reliera l'aéroport (extreme sud de la ville) au bout d'Asa Norte: la simple évocation de ce mode de transport me fait saliver.
L'équipe brésilienne n'aura, par contre, pas le droit à l'erreur. La victoire est un impératif sous peine de déclancher une innondation lacrimale dans tout le pays et une forte augmentation du taux de suicide. On ne badine pas avec des choses comme ça.

Je pense d'ores et déjà à reserver mon billet pour cette coupe du monde, moins pour le foot que pour la folie qui va se répandre dans ce pays. L'observation du championnat brésilien et des match de la Seleção donne un petit aperçu de ce qui pourra se passer dans 7 ans.




credit photo: sports.fr: la statue de l'ancien président Kubichek revet le maillot auriverde pour l'occasion

lundi 29 octobre 2007

Appel à la mobilisation étudiante


Reprise de l'appel de la coordination nationale universitaire de Toulouse le 27 et 28 octobre.

Une coordination nationale universitaire, rassemblant 36 délégués mandatés par 21 universités, s’est réunie les 27 et 28 octobre à Toulouse suite à une nouvelle attaque du gouvernement contre le service public de l’enseignement supérieur : la loi Pecresse, dite "de libertés et responsabilités des universités" (LRU).

Cette loi permet un désengagement financier de l’État au profit des entreprises et des intérêts privés qui par leur présence accrue dans les conseils influenceront forcément le contenu des cours. Les universités auront ainsi moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables par les nouveaux financeurs. Elles seront gérées comme des entreprises sur des bases de rentabilité : mise en concurrence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d’administration et dans les mains du président de l’université. La loi instaure également une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université.

Ce démantèlement de l’enseignement supérieur est encadré par le processus de Bologne, initié en 1999, dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle européenne (d’où aujourd’hui des frais d’inscriptions à 1000 euros en moyenne en Allemagne et au Portugal, à 3000 euros en Italie).

C’est pourquoi, nous exigeons l’abrogation inconditionnelle et immédiate de la LRU et nous nous prononçons :

- Pour un vrai droit à l’éducation et à la formation pour tous, contre toute sélection à l’entrée de l’Université,
- Pour la défense des statuts des personnels d’université, pour la titularisation des personnels précaires,
- Contre la privatisation de l’université publique et la politique de pénurie budgétaire, pour le réengagement financier massif de l’État, pour l’augmentation des aides sociales étudiantes, pour la construction de logements sociaux à hauteur des besoins.


Mais cette loi n’est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un recul social d’ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Français et les étrangers. Tout au contraire, alors qu’un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 octobre les salariés de la SNCF, de la RATP et d’EDF-GDF ont montré qu’ils étaient disponibles pour lutter, nous devons articuler nos revendications. C’est pourquoi nous sommes décidés à nous battre :

- Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l’Éducation Nationale) liquidés dans le budget 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes, contre le démantèlement des services publics,
- Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales,
- Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à taux plein,
- Pour l’abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et "Hortefeux" ; une carte d’étudiant = une carte de séjour,
- Pour l’amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux.

Nous sommes déterminés à construire la mobilisation dans nos universités et nos lycées, et l’unité d’action avec les salariés. Au rouleau compresseur du gouvernement, nous opposons la convergence de tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.

Nous appelons les universités à construire la grève avec piquets de grève dès que possible, comme seul moyen pour gagner et à bloquer les CA pour empêcher l’application de la loi.

Nous appelons aux manifestations des 30 octobre, 8 et 20 novembre, et à toutes autres initiatives lancées par les salariés.

La chute viendra t elle d'Outre Atlantique?


Reflexion à la suite des nombreuses bourdes de Sarko l'américain.

Les États Unis, tant décriés par les français, pourrait ils être le pays qui nous débarrasse de notre nabot dictateur? C'est une possiblité à ne pas exclure vu que depuis quelques mois, Sarko accumule les erreurs avec la presse américaine, pourtant très favorable.
En quittant le plateau de CBS, lorque la journaliste se tente à une question sur son (désormais) ex épouse, Sarko rajoute une perle au colliers de bourdes qu'il a accumulé ces derniers mois. Entre les interviews refusées, les journalistes mal traités, les préjugés racistes à l'ONU... Cela commence à faire beaucoup, en attendant la semaine prochaine et son voyage à Washington.
Je n'admire pas la presse américaine mais il faut lui reconnaitre un bon point: elle ne fait pas relire les interviews avant publication (pratique systématique dans la presse nationale mais à laquelle se plie certains félons de la presse locale et régionale). Là bas, tout est "on", et l'attaché de presse de la personne interviewé ne vous envoie pas la version publiable deux jours plus tard.
Le problême c'est que N.S aime avoir la presse à ses pieds, le petit doigt sur la couture du pantalon. Plus de questions qui dérange, tout est chapotté par David Martinon, le monsieur com' de l'Elysée. Les récalcitrants se voient affliger d'un "No comment" (en anglais dans le texte), quand ils ne sont pas reconduits à la porte manu militari.
Les États Unis aiment les à coté, tout ce qui se passe mais que l'on ne raconte pas (je ne dirai jamais que j'ai eu l'occasion de boire une bierre avec Marc Vampa à la terrasse du Bourbon, avant d'aller interviewer Morin)... Bref tout le contraire de Sarko.
On peut imaginer que les journalistes vont en avoir marre d'être pris pour des guignols et un beau jour, ils pourraient décider d'être offensifs. On se souvient de leur tact et de leur finesse quand il s'agit de détruire une personalité publique (ex: Bill Clinton). Dans ce cas, ils pourraient être tenter de mettre leur nez dans les casseroles sarkozienne: une aventure qui pourrait lui être très préjudiciable.
L'autre solution est qu'ils décident de squizzer tout simplement la France, laissant dans l'ombre les évènements français: une décision dont pourrait souffrir les entreprises et l'économie française...
Soyons réalistes, la presse américaine ne provoquera malheureusement pas de "Water Gate".

Petites histoires pour grande ville (2)


Quatrième partie sur la ville de Brasilia, et je continue avec les histoires loufoques de la ville.

L'an dernier, la capitale brésilienne s'est doté d'un magnifique musée et d'une bibliothèque flambant neuve. Deux oeuvres architecturales de Oscar Niemeyer qui s'intègrent parfaitement sur l'esplanade des trois pouvoirs (Niemeyer est aussi le créateur de la cathédrale situé au coté du musée).
Voila donc deux bâtiments qui remplissent des fonctions importantes dans une capitale... mais qui sont vides comme une coque de noix! A l'origine, le projet était de faire venir de Rio, de São Paulo et de Belo Horizonte, une partie des oeuvres et des ouvrages pour combler les murs vides. Le problème est que cela bloque dans l'ancienne capitale: "Pas question de se faire dépouiller sans dédomagements conséquent". Réaction épidermique à Sao Paulo et Belo Horizonte: "Pourquoi on le ferait si Rio refuse?" Situation totalement bloquée que le gouvernement n'arrive pas à solucioner.
Et voila donc le musée et la bibliothèque nus comme des vers qui se contente de ce que l'on peut leur donner dans la capitale: pas grand chose! Quelques expositions temporaires, des archives peu nombreux... Le centre culturel Banco do Brasil et la bibliothèque de l'université de Brasilia sont de meilleurs lieux pour s'épanouir culturelement.

vendredi 26 octobre 2007

Petite histoire pour grande ville

Troisième épisode sur la ville de Brasilia: abération à elle seule, la ville colectionne les anecdotes savoureuses.
La région de Brasilia est propice aux mythes, légendes, et autres délires aux origines suspectes. Révée par Dom Bosco, la capitale du Brésil est, de fait, un peu mystique. Tout autour, dans la campagne du Goias, on retrouve des subsistances de communautées hippies qui s'épanouient dans les chuttes d'eau et qui se retrouvent à l'occasion de la pleine lune.
Une telle capitale ne pouvait que colectionnait les petites histoires dotées d'un brin de mystères.
Construite en pleine région désertique, il fallait bien un point d'eau pour réhausser l'hygrométrie et rendre cette ville vivable. Le lac artificiel de Paranoa vit le jour grace à un barrage (situé à l'est de la ville) et au travail des pelleteuses qui ont creusé l'emplacement pour que l'eau puisse se répandre. S'étendant d'un bout à l'autre de la ville, le lac atteint une profondeur de 80m. Une vraie mine a ciel ouvert avant que celle ci ne soit submergée. C'est cette profondeur qui est interressante puisque des machines ont bien été obligé de creusé jusque là. Mais quand il a été question de remplir le lac, ces messieurs se sont rendu compte que rien avait été prévu pour faire remonter les pelleteuses... "tant pis, on les laisse où elles sont!" a t on décidé, et l'eau les a recouvert petit a petit. 50 ans plus tard, ces débris ne doivent plus être qu'un tas de rouille que l'on distingue à peine dans une eau trouble, mais il bon de se souvenir des méthodes de recyclage d'il y a quelques années en arrière.

La capitale d'un pays comme le Brésil devait se doter d'un pôle culturel conséquent. Pour cela Niemeyer avait prévu un théatre de 20 salles. Aujourd'hui le Théatre National compte 2 salles... Le paradoxe est à mettre sur le dos d'un cimetière indigène découvert lors de la construction. On pourrait dire qu'il s'est passé un phénomène Toutankhamon: quelques ouvriers sont morts mistérieusement pendant le chantier. La panique s'est emparée des survivants et tous ont refusé de revenir travailler laissant le théatre de Brasilia avec deux salles.

Les esprits rodent dans la région. Un doux réveur fortuné a même construit un aéroport pour les OVNI à deux heures d'ici (j'espere pouvoir en parler bientot). Il les attend toujours...