Affichage des articles dont le libellé est 3ème circonscription. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 3ème circonscription. Afficher tous les articles

jeudi 2 octobre 2008

Le cas Ponia


Ladislas Poniatowski est un sénateur très apprécié dans nos campagnes. Il est chaleureux et proche de ses concitoyens. Même ses opposants politiques lui trouvent des atouts. Lorsqu'il n'est pas sur le terrain c'est surtout un homme qui travaille beaucoup au Sénat avec la bénédiction des plus importants des lobbyistes.

Fils de Michel le bienheureux (sic) et mari de Constance la journaleuse (Version Femina) et héritier de la couronne de Pologne, Ladislas (alias Ponia pour les intimes) est un discret de la politique. Il est de ceux qui ne tuent pas (alors que son père le préconisait) mais qui détient une fortune personelle confortable (vive les mariés!).
Si sur le terrain l'accueil est toujours chaleureux, c'est dans les salons feutrés de la Haute assemblée que le sénateur de l'Eure (et ancien député jusqu'en 98) a ses plus grands amis. Tout d'abord, il aime les chasseurs. En tant que président du groupe Chasse et pêche du Sénat, il reçoit les faveurs des amateurs de sangliers et de gachette. Il s'oppose fermement à toutes les propositions de lois issues du camps écolo et qui peuvent nuire aux hommes en kaki. Dans son travail pour les chasseurs, il pactise avec le comité Guillaume Tell. Ce groupe ,rattaché au groupe de pression "Lobbying et stratégies", défend les détenteurs légaux d'armes à feux: c'est à dire les chasseurs, les tireurs sportifs et les collectionneurs. Dans ces affaires, Ponia est aussi l'alié de CPNT (Jean Saint Josse et Nicolas Nihous, candidats à l'élection présidentielle) et la fédération des chasseurs (FCN).
Le maire de Quillebeuf-sur-seine et conseiller général est aussi un fan de foot. On l'a vu dans le stade le jour de la finale de la coupe du monde de football. En vérité, le sport n'est pas sa grande passion. Il préfère se plonger dans des textes de loi concernant la privatisation de GDF. Car s'il se rend à Berlin, c'est un cadeau de Suez, principal sponsor de l'équipe de France de foot. Voici un des privilèges que le lobbying offre. Ponia a mené d'une main de maître l'ouverture du capital de Gaz de France. Mais à l'époque, il se fait remarquer dans les médias pour défendre la pérénisation des tarifs régulés jusqu'en 2010.

Ponia c'est aussi DTM Conseil, un cabinet de pression qui a pour clients: EDF, LVMH, Dassault industries, Virgin Megastore, Elf, Cofiroute, et la république du Gabon...


Sources: "Le sénat enquête sur les super privilégiés de la république", Robert Colona D'istria et Yvan Stepanovitch, photo: crédit perso

jeudi 25 septembre 2008

Maurey invalidé et innéligible


L'information est tombé aux alentours de 10 heures ce matin. Elle s'est répandue dans la ville comme une trainée de poudre.
Le tribunal administratif de Rouen a suivi les réquisitions du commissaire au gouvernement. L'élection de municipale de Bernay a été annulé et Hervé Maurey est condamné à un an de d'inéligibilité. Le juge sanctionne l'utilisation de ressources municipales au service d'un candidat.
Le principal intéressé a tout de suite fait appel de cette décision, la jugeant "incroyable" et "excessive".


Photo: crédit perso. Les conseillères municipales doivent faire une mine bien plus grise ce soir. (ici Mmes Delanys et Baret, M. Bénéa est aussi présent)

dimanche 21 septembre 2008

Sénatoriales: la strarégie de liste a payé pour la droite


Il n'aura fallu qu'un tour pour départager les candidats aux élections sénatoriales. Le scrutin a eu lieu ce matin à la préfecture de l'Eure à Evreux. Les résultats sont sans grande surprise.

Il n'y aura pas eu photo, à l'arrivée. Les grands électeurs de l'Eure ont renouvelé leur confiance aux élus de droite. Si Jean Luc Miraux ne se représentait pas, Hervé Maurey a pris sa place sur la liste et en profite du même coup pour s'installer dans son fauteuil de sénateur. Jean Louis Destans, président du Conseil général, subit une très large défaite. L'écart est impressionnant et en a surpris plus d'un, même dans le camps de la majorité présidentielle.

Résultats: Joël Bourdin: 976 voix
Ladislas Poniatowski: 957
Hervé Maurey: 906
Jean Louis Destans: 699
Daniel Leho: 335
Andrée Oger: 320
Franck Martin: 169
Jacqueline Fihey: 46
Guy Pesier: 36
Benoît Fenault: 23
Bernard Touchague: 12

Passons au crible les différentes réactions.
Avant même la déclaration officielle des résultats, Hervé Morin, judas du grand œil gouvernemental, annonçait à la cantonade: "Vous allez pouvoir festoyer jusqu'à ce soir". La réplique s'adresse bien sûr à ses partisans. "C'est une victoire de la majorité départementale (sic) qui récompense l'implantation de nos trois candidats. C'est un échec personnel de Jean Louis Destans et de sa politique à l'échelle de l'Eure avec le conseil général. Il a été battu à plate couture et une fois de plus il a péché par excès d'orgueil en pensant pouvoir partir tout seul, sans créer une liste."
Le principal intéressé ne sera pas là pour lui répondre. Voyant le vent tourné, Jean Louis Destans est parti avant même l'annonce du résultat. Il restera muet aux sollicitations des journalistes. Anne Mansouret, sa suppléante, a la tête des mauvais jours. Elle reste sur le terrain pour assumer le choix des électeurs: "Je suis stupéfaite. J'avais confiance dans notre candidature. Le problème est venu du système de liste. On assiste à un équilibrage des voix à droite tandis que les voix de gauche se sont dispersées."

Il y a différentes manières de gérer une victoire. Ladislas Poniatowski arbore un grand sourire. Il se défend d'ailleurs de l'avoir porté tout au long de la campagne. "Il faut se rappeler que les sénateurs sont les élus des collectivités de toute taille et l'Eure est, en majorité, composé de communes de moins de 500 habitants. Le "ticket" UMP a formidablement fonctionné et Joël et moi avons été de formidables locomotive pour Hervé dont s'était la première élection du genre." En ce qui concerne son rival Destans, Ponia avoue sa "surprise". "Je ne souhaite pas parler de défaite en ce qui le concerne, je reconnais son travail au département." L'élu UMP explique les résultats par la stratégie différente qui a été choisi pour les deux camps.
Hervé Maurey a la victoire mauvaise. S'il retient un peu plus ses gestes que lors des élections municipales, il retient aussi ses mots. Lorsqu'on lui demande quelques mots pour ses (é)lecteurs de Bernay, il répond sèchement "Je n'ai rien à déclarer". La réaction se passe de commentaires tellement elle est limpide. Nous verrons jeudi s'il claironne toujours autant.
Dans les rangs de la majorité, on confesse déjà l'erreur de communication du nouveau sénateur. Trop tard!

photos: crédits perso: les principaux acteurs de cette élection au moments des résultats

samedi 20 septembre 2008

Caliméro


Il y a des jours où on se sent particulièrement seul.

Le pauvre Hervé, il avait préparé les petits fours et les oeufs de caille à la rouille de Marseille. Il avait mis les petits plats dans les grands. Et tout est tombé à l'eau... snif!
Le programme était alléchant, mais le Nouveau Centre c'est un peu le PSG de la politique: c'est alléchant sur le papier et sur le terrain c'est naze. VGE était retenu à Vulcania, Raffarin avait prévu une escalade du perchoir, Jean Christophe Lagarde devait servir la soupe dans ses cantines, Jean Marie Bockel déposait une gerbe au monument aux mort à Saint Pierre et Micquelon et Eric Besson potassait le who's who politique.
Présence de marque: Marc Vampa, au premier rang bien attentif avant midi, il est vite tombé en léthargie post digestive.

Quand Hervé parle d'union européenne, de fraternité entre les peuples, et d'humanisme, il nous rapelle que la Normandie est la seule armée qui a réussi à envahir la Grande-Bretagne et que Epaigne tient son nom d'un duc qui a écrasé les Maures en Espagne: niveau fraternité on a vu mieux Hervé!!!
Son amour pour la Normandie et pour le réunification est tellement fort puisque Hervé a décidé de ne pas mener de liste pour les régionales de 2010 (il peut encore changer d'avis d'ici là). Nous rapellerons que le siège qu'il a obtenu en 2004, n'a jamais connu son royal fessier. Hervé Morin n'a jamais siégé au conseil régional de haute normandie mais il n'a pas démissioné pour autant. Un fauteuil reste désespéremment vide.

samedi 6 septembre 2008

Retour d'éxil


Deux mois de torpeur estivale. On a vu la Chine, on a vu la Géorgie, on a vu le Tricastin, on a vu l'Afghanistan. On nous en a mis plein les yeux et les oreilles, on a fait croire que c'était la vérité puis on nous a dit de retourner dormir sur le sable. Le mois de septembre et sa rentrée marronnier sont arrivés. Moins de profs, moins d'argent pour les hôpitaux, plus de contrôles contre les jeunes délinquants fumeur de "je sais pas quoi", moins de militaires (seulement 10 de moins mais c'est un bon début), 40 médailles en plus (c'est bon pour l'orgueil national) ... OUI mais surtout une info à mettre au conditionnel mais qui peut redonner d'espoir.

C'est tombé jeudi à Rouen, on espérait chacun dans notre coin, on se disait que c'était peu probable mais on faisait confiance à la justice encore un petit peu indépendante.
Le dossier de l'accusation notait un certain nombre de fautes: une seule a été retenue: l'utilisation de photos sans paiement conséquent ou déviation de moyens municipaux à des fins électorales. Ce n'est qu'un réquisitoire du commissaire au gouvernement donc le coupable est encore présumé. On peut quand même affirmer que Maurey a mis la main dans la confiture sans aucune discrétion et qu'il s'est prendre.
Hervé Maurey a utilisé pendant sa campagne électorale des photos du service de communication municipal. La mairie, bien généreuse, les a facturées 1€ l'unité pour frais de reproduction. Le tribunal administratif s'en est ému et a pointé un irrespect des droits d'auteur. Il a estimé la prestation à 4000€. Pan sur le bec!
Pour la peine, remboursement des frais non payés, annulation des élections, et inéligibilité du bras droit du ministre de la guerre pour un an.
Au dossier mais non retenu: des frais dérisoires et suspects d'impression de la plaquette électorale, la note de frais du grand bazar pour la remise de la légion d'honneur (tout à fait légal mais pas très éthique), l'utilisation des services municipaux pour servir le candidat Maurey.

On pleure dans les chaumières à droite et le jeudi soir une réunion confidentielle entre les fidèles amis était organisée. Le jeudi après midi, la cour d'appel de Rouen devait étudié le recours de Gilles Launay dans une histoire de diffamation. Mouché dans son orgueil et dépité, Maurey a demandé son report. Deux échecs dans la même journée c'est beaucoup.

Vendredi soir, Superman arrive. Il descend de son Transall, transport de cadavre, et il vient réconforter son jeune poulain. "Le maire de Bernay n'est pas prêt de démissionner", Hervé Morin se veut souverain sur son territoire et c'est pas un petit juge éffronté qui va lui faire peur. Au cas où il ira voir Rachida, l'interventionisme dans une justice décadente cela ne fait pas de mal si c'est pour aider les amis.

Une nouvelle de plus qui met à mal la campagne de Maurey pour les sénatoriales. Résultat des sénatoriales le 21, résultats du délibéré le 25 septembre.



photo: crédit bernay passion, Le 25 septembre Maurey va pouvoir s'occuper durablement de sa petite famille.

samedi 26 juillet 2008

Fils à papa


On ne répètera jamais assez que Hervé Maurey est un opportuniste qui trace sa carrière dans l'aspiration des autres. La preuve en est encore avec sa candidature aux élections sénatoriales. S'il se présente ce n'est point pour son talent politique mais parce que Jean Luc Miraux a gentiment été mis à la porte. L'ancien maire de Vernon n'est plus en honneur de sainteté auprès de ses concitoyens ni auprès des instances de l'UMP. En quelques mois, il a perdu son poste de maire, il n'a pas été élu au SIEGE et l'UMP l'a délicatement éconduit du scrutin sénatorial. Jean Luc Miraux a envoyé une lettre à tous les maires du département pour se congédier de la vie politique. Dans ce texte, il apporte tout son soutien à Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski... et Hervé Maurey, vilain petit canard passe inaperçu. Avec sa carrure haricots vert, on ne s'était pas rendu compte qu'il était présent. Il faut dire qu'il a en face de lui Jean Louis Destans, président du conseil général de l'Eure. Carrure, stature, charisme, compétence et bilan à l'opposé du maire de Bernay.

La candidature de Hervé Maurey est trusté par les ministères parisiens. Le bras droit du ministre de la guerre s'est allié au frère du secrétaire d'état aux affaires européennes. Le maire de Bernay est suppléé par Michel Jouyet, maire-conseiller général d'Ecos et frère de Jean Pierre Jouyet. Un goût bien élyséen pour un candidat Nouveau Centre, parti qui proclame son indépendance vis à vis de l'UMP.

Ultime question: pour qui votera Philippe Nguyen Thanh aux sénatoriales? Outre le fait que le maire de Vernon soit socialiste, il réserve un chien de sa chienne au couple Morin - Maurey, à la tête de la réforme militaire assassine qui vient d'être dévoilée. Morin, bidasse en chef, est accompagné de Maurey spécialiste en affaires locales. Il faut dire que les affaires locales aux environs d'Epaignes ont été gérées d'une main de maître. Parlez en aux salariés de la LRBA de Vernon, à ceux du centre de santé des armées de Mondeville, aux 18 ème RT de Bretteville sur Odon? Plus de 1450 emplois qui sautent en Normandie. A chaque emploi qui disparait, comptez une famille de trois personne en moyenne: 4350 personnes qui vont devoir partir. On fera le bilan en 2012. L'Eure n'est pas prêt de devenir un département prospère, quant au Calvados, tout juste remis du drame Moulinex en 2001, on lui inflige de nouveau une saignée de 10000 emplois. Le premier sinistre a bien affirmé que "l'armée n'est pas là pour faire de l'aménagement du territoire", à regarder la carte de la réforme on ne savait pas non plus que le ministère de la guerre avait des ordres pour tirer sur son propre peuple.


La blague du jour consiste a croire en l'élection de Maurey au Palais Bourbon. Il faudrait donc qu'il démissionne de l'un des deux mandats locaux. En cas de démission du poste de maire (vraiment improbable mais pensons y pour rire), la première sur la liste pour prendre la place serait... Sophie Delanys (je vous avais dit que c'était drole!!). La rumeur gronde à Bernay, tout le monde retient son souffle avant le mois de septembre qui sera décisif.

lundi 12 mai 2008

Hervé à la plage


Merci Backchich!
Reprise d'une brêve du journal en ligne avec une petite confidence sur notre ministre de la guerre. La terre normande du ministre a été honoré du pas du président mais le trot de son ex crack a prévalu. Cette dernière priorité était elle au programme de l'UMP, il y a un an? Celle de la rupture et de la fin de la république des copains étaient bien présente (Morin le proclamait bien fort aussi) mais c'était il y a un an... Ils ont oublié ces pauvres bougres d'électeurs?!

Quelques jours avant les commémorations du 8 Mai, Hervé Morin s’est rendu à Dubaï pour voir courir Literato, le cheval qu’il a vendu l’année dernière au cheikh Al-Maktoum, émir et Premier ministre. Pendant son absence, c’est Jean-Marie Bockel qui a organisé et préparé les festivités militaires… Selon le personnel du ministère, il était là-bas très difficilement joignable !

Son retour se fait sur les chapeaux de roues. Le ministre de la Défense serait dit-on sur le point de virer son directeur de cabinet, le préfet André Viau. Selon les explications qui circulent, le dircab du ministre aurait refusé ou oublié depuis janvier de placer une petite protégée de Nicolas Sarkozy à la Direction des affaires stratégiques du Ministère, une nomination expressément demandée par le Président. Viau serait remplacé dans cette hypothèse par un autre préfet, Jean-Michel Drevet, actuellement préfet du Vaucluse.

lundi 3 mars 2008

Municipales: Philippe Raviart soutient la liste Agir pour Bernay


Le blog de José Alcala nous apprend que Philippe Raviart, à titre personnel, a décidé d'apporter son soutien à la liste de Gilles Launay, "Agir pour Bernay".
Les anciens membres de la liste MoDem ayant décidé de n'apporter leur soutien à personne, c'est donc en tant que "citoyen lambda" que l'ex candidat de François Bayrou s'est exprimé.
Le chef du MoDem de l'Eure apporte aussi son soutien à Denis Szalkowski, le candidat PS-Verts-MRC sur le canton de Brionne qui feraille contre le NC et contre Gérard Grimault, maire sortant de Brionne et candidat PC.
Sans surprise, Jean Louis Destans soutient la liste de Gilles Launay tandis que Joel Bourdin s'est rallié à Hervé Maurey.
Plus on est de fous, plus on rit et à une semaine du premier tour toutes les voix comptent.

samedi 1 mars 2008

Municipales: Hervé Maurey, la grande muette


Le maire sortant de Bernay a démontré une nouvelle fois qu’il avait une idée très particulière de la liberté d’expression et du respect d’autrui.


Bien qu’un site Internet ne soit pas soumis aux heures de bouclage comme la presse écrite, il ne peut attendre désespéramment la réponse d’un interlocuteur muet. Le jeudi 21 février, Réaction à Show publiait un questionnaire aux candidats à l’élection municipale de Bernay. Dans la foulée, les questions étaient envoyées aux candidats via les commentaires de leurs blogs respectifs.

En une semaine, Pierre Jalet et Gilles Launay répondaient à mon interview. Alors que la campagne électorale bat son plein, ils ont trouvé le temps pour se prêter au jeu des questions réponses. Le maire sortant, Hervé Maurey a lui aussi reçu les questions mais le candidat NC-UMP n’a pas jugé nécessaire de répondre à ma sollicitation. En une semaine, M.Maurey n’a même pas trouvé le temps de décliner mon invitation. Tout le monde a le droit de refuser une interview. En cette période où le travail sur le terrain prime sur les relations presse, un candidat peut ne pas avoir le temps de répondre aux interrogations d’un journaliste. Il est aussi dans son droit de refuser, tout simplement, de s’exprimer dans un média qu’il ne juge pas intéressant. Cependant la politesse et le respect d’autrui voudraient que la personne sollicitée le dise de manière explicite. Ces deux notions semblent dépasser le maire sortant de Bernay.

Hervé Maurey n’a jamais été un modèle en ce qui concerne la liberté d’expression. Il a déjà pris en grippe à plusieurs reprises les journalistes de la presse locale, leur compliquant la tâche au maximum. La plus petite information donnée par le service communication de la ville de Bernay devait être avalisée par le maire. L’opposition, depuis 2003, évoque très régulièrement ses difficultés pour avoir accès aux chiffres de la commune qu’ils administrent. Dernièrement, les candidats Jalet et Launay ont reçu une mise en demeure de la part du maire, les priant de ne plus solliciter les employés municipaux. Le black-out est complet.

J’ai déjà évoqué ici la censure pratiquée par la liste Bernay Passion sur son blog. D’autres internautes ont testé le modérateur et les suspicions se sont avérées exactes. Les attaques se multipliant, Maurey a revu sa stratégie. Il a laissé la parole à ses adversaires, filtrant quelques critiques puis il s’est fait un devoir de publier chaque message l’accusant de pratiquer la censure « vous voyez bien qu’il n’y a pas de censure puisque je publie votre commentaire ! » Le bras droit du ministre de la guerre prend un malin plaisir à rembarrer les mauvaises langues. Lorsqu’il se défend de censurer certains commentaires, je réagis : « et le questionnaire envoyé par reaction a show? il est directement passé de la boite d'envoie aux abymes des archives de votre blog!!! tout comme le premier message envoyé par mes soins » (il ne l’avait pas publié). La bouche en cœur, il répond « vous devez confondre avec d'autres blogs...».

Je confirme que le jeudi 21 février j’ai posté un commentaire sur le blog de Hervé Maurey avec toutes les questions qui lui étaient adressées. Qu’il m’ignore et qu’il ne souhaite pas répondre est un fait, mais je refuse qu’il se foute de moi de cette manière. Cela n’a rien à voir avec un ego démesuré, c’est juste une question de respect auquel tout le monde a le droit.

Je n’userais pas de ma « libre interprétation » comme je prévenais à la fin de l’interview. Je constate seulement que Hervé Maurey utilise des pratiques opposées à la démocratie. Il fait obstruction à l’information et méprise la confrontation des idées et le débat. Contrairement à son mentor présidentiel, il n’a pas les épaules assez larges pour assumer un rôle de dictateur. Les électeurs choisiront les 9 et 16 mars le futur maire. Ces deux scrutins permettront de savoir si les bernayens sont encore des moutons qui se laissent guider dans le brouillard par un berger qui les mène directement à l’abattoir.



Photo: Montage réaction à show, original H.M 02/07 crédit perso

jeudi 28 février 2008

Municipales: Gilles Launay en interview, tête de liste de Agir pour Bernay


Gilles Launay et la liste Agir pour Bernay ont répondu à mes questions (je les en remercie). Cette interview complète les réponses de Pierre Jalet. Cette interview s'inscrit dans le débat public que Réaction à Show a voulu recréer virtuellement depuis le début de la campagne électorale.


Comment envisagez vous la démocratie participative dans une ville comme Bernay?
La démocratie participative est au cœur de notre projet pour remettre les citoyens au cœur de la politique de la ville. Elle prendra plusieurs formes : conseils de quartiers, comité des fêtes, office du sport, office de la culture. Autant de ressources pour dynamiser les initiatives et les faire connaître au plus grand nombre.
Redonner la parole aux bernayens pour qu’ils s’expriment sur les grands projets structurants de la ville. Référendum et consultation publique seront là pour y veiller. En continuité des initiatives de référendum sur la halle Sainte-Croix et pour le maintient du commissariat.
Un conseil municipal des jeunes est il envisageable? Quelle sera son influence sur les questions municipales?
Parce qu’ils sont les mieux placés pour parler de leurs Envies d’Agir. Parce qu’ils sont porteurs de projets. Parce qu’ils s’impliquent (à la MJC notamment) ou veulent s’impliquer dans des actions comme le bénévolat, la citoyenneté. Parce qu’ils sont l’avenir de notre ville. Il faut donner une vraie place citoyenne à nos jeunes.

Comment envisagez vous la gouvernance de Bernay si au lendemain du second tour vous n'êtes pas en mesure d'obtenir une majorité avec vos seuls colistiers?
Dans une démocratie, il y a toujours une majorité et une opposition. L’une gouverne, l’autre contrôle. L’une décide, l’autre amende. Bref, ce sont deux fonctions qui pourraient apparaître contradictoires mais qui concourent à un exercice du pouvoir dans la clarté. Imaginez un pays, une région, un département, une grande ville sans opposition, cela voudrait dire que l’exécutif disposerait de tous les pouvoirs sans moyens de contrôle. Cela ne s’appelle plus alors démocratie et je ne peux pas l’envisager une seconde.

La politique bernayenne doit elle le fruit du projet de la majorité ou bien résulter d'un consensus avec l'opposition?
Une élection est certes gagnée par des femmes et des hommes mais sur la base d’un programme. Cela veut dire que si les candidats sont élus, leur programme a été validé par les électeurs. Dès lors, il est normal et naturel que la majorité exécute son programme et tienne ses engagements. L’opposition aura alors tout loisir de dire ce qu’elle pense, ce qu’elle approuve ou ce qu’elle rejette.
Etes vous favorable à la création de conseils de quartiers dirigé par les habitants eux même et qui se substituerai aux réunions de quartier?
C’est un des engagements de la liste agir pour Bernay que j’ai l’honneur de conduire. Le conseil de quartier sera le lieu où les échanges, les discussions se dérouleront pour faire naître les propositions concernant le quartier.

Les maires de la région de Clamecy ont décidé de boycotter les élections municipales en raison des menaces qui planent sur la maternité. Auriez vous été capable d'un tel geste de protestation?
Boycotter une élection municipale veut dire que la commune est placée sous tutelle préfectorale. C’est donc le représentant de l’Etat qui devient l’exécutif de la commune. Il est donc paradoxal de confier les clés d’une mairie à l’Etat alors même que les raisons qui ont présidé au boycott sont le fruit d’une décision de l’Etat. Je préfère nettement le combat ou des actions spectaculaires face à des décisions de ce type.

La visite de Xavier Bertrand en 2007, nous a prouvé que les collectivités territoriales et l'agence regionale hospitalière n'avançaient pas avec les mêmes priorités. Comment comptez vous faire contre poids face aux décisions de l'ARH?
La loi a conféré aux Agences Régionale Hospitalière (ARH) l’organisation des territoires en matière de santé. Sauf à changer la loi, ce qui relève du parlement, l’ARH et son directeur sont donc les décideurs en matière d’organisation sanitaire. Les élus ont eux une vision très particulière de l’organisation sanitaire très souvent limitées à leur territoire d’élection. Pour être crédibles, les élus doivent donc s’appuyer sur des éléments statistiques, géographiques, démographiques pour entamer la discussion. Lorsque je suis allé avec Lionel Prévost, Conseiller Général, discuter avec l’ARH pour obtenir les crédits nécessaires à la construction de la maternité nous avions ce type d’arguments. Lorsque nous sommes retournés pour demander un scanner, nous disposions d’autres arguments…Bref, l’ARH est une administration, comme l’est une préfecture, il faut donc argumenter, négocier, convaincre et disposer de la légitimité des urnes, autrement dit du peuple.

Comment envisagez vous les relations avec Pont-Audemer, seconde ville de la circonscription?
Pont-Audemer est gérée par mon ami Jean-Louis Destans. Hormis les spécificités de chaque ville qui nécessitent des décisions spécifiques, Bernay et Pont-Audemer ont vocation à développer des complémentarités à l’ouest de l’Eure. Mais Bernay reste chef lieu d’arrondissement et en tire, administrativement, bénéfice et normalement dynamisme. Souvent Bernay la bourgeoise a été opposée à Pont-Audemer l’ouvrière. Aujourd’hui, le dynamisme de Pont-Audemer est reconnu. Bernay est un peu plus à la traîne Alors changeons de municipalité, à Bernay pour rattraper le retard !

Quelle place accordez vous au Pays Risle Charentonne?
Le pays Risle-Charentonne est né des lois « Voynet » relative à l’aménagement du territoire. L’idée était de définir les problématiques à un échelon territorial plus large que le seul territoire communal. Les régions naturelles (Pays d’Ouche, Lieuvin, Pays d’Auge, plateau du Neubourg…) devenaient alors le territoire de référence. L’organisation administrative de notre pays a eu raison de cette grande idée. Les pays, maintenant, regroupent des communes et des communautés de communes qui ressemblent plus à un amalgame qu’à une réelle identité. Bref, les choses sont ainsi. Le pays Risle Charentonne existe et son équipe est dynamique. Il est devenu le portail d’entrée aux politiques territoriales de la Région et du Conseil Général. C’est donc un partenaire privilégié pour les communes du pays. Avec la définition des Schémas de Cohérence et d’Organisation Territorial (SCOT) qui sont ni plus ni moins que des « super » plans d’occupation du territoire du pays, on revient, peu à peu, à l’idée de départ voulue par Mme Voynet.

En cas de victoire postulerez vous personnellement à la présidence de la communauté de commune de Bernay et ses environs ou bien proposerez vous quelqu'un d'autre? Ces deux activités vous semblent elles compatibles au vue de la charge horaire que requiert le poste de maire?
Oui. En effet, une communauté de communes exerce des compétences par délégation des communes (via les conseils municipaux). Ainsi, la ville de Bernay ne gère-t-elle plus tout ce qui touche au ramassage et au traitement des ordures ménagères, ou bien encore la voirie (hors centre ville) relève de la communauté de communes. Par ailleurs, les contribuables bernayens sont les principaux contributeurs à la communauté de communes. Il me semble donc normal que le maire de la plus grande ville de la CC en soit le président. Il s’agit tout simplement de mettre en cohérence les politiques locales. Imaginons un instant, un conflit entre le président de la CC et le maire de Bernay. Pourrait-on imaginer que les nids de poule sur la voirie ne seraient plus rebouchés parce que seule la CC est compétente ? Je ne l’imagine pas un instant !
Les écoles de Bernay se battent tous les ans pour préserver leur nombre de classe. Comment peut on enrayer le phénomène à long terme?
Développer l’attractivité du territoire, est la condition pour enrayer le déclin de Bernay. Economiquement (dynamiser le tissu existant, promouvoir nos zones industrielles, installation d’entreprises, améliorer les liaisons ferroviaires, routières…), socialement (petite enfance, accueil péri scolaire, logement…), culturellement, sportivement sont autant d’éléments de dynamisme d’une ville. Bernay manque cruellement d’une véritable politique dynamique. La tendance à se reposer sur son passé est grande, nous, nous voulons la projeter dans l’avenir.
Comment faire que la jeunesse reste à Bernay quand aucune formation n'est proposée après le Bac?
Dynamiser le territoire sur le plan économique est un premier objectif. Développer la formation autour de formations post bac en est un autre au même titre que la création d’un CFA public du bâtiment adossé au Lycée Clément Ader et orienté autour des technologies liées au développement durable.
Quelle position adopterez vous face à la reforme de la carte scolaire prévu par le président?
Pour l’instant elle ne s’appliquerait que pour les collèges et les lycées. Pour le primaire et les maternelles, je rappelle que ce sont les maires qui inscrivent les enfants dans les écoles. De ce point de vue, les maires gardent donc la maîtrise de la carte scolaire communale.


Quelle politique de l'emploi proposez vous alors que Bernay n'est pas un pôle industriel spécialisé et que les entreprises historiques réduisent progressivement leurs effectifs avant de mettre la clef sous la porte?
Les politiques de l’emploi relèvent de l’Etat et des Régions. Les marges de manœuvre, dans ce domaine, n’existent donc pas pour les communes. Néanmoins, nous proposons de réorienter les dépenses municipales vers notre économie locale : exemple: nous accompagnerons financièrement le dispositif « chèque emploi-services » afin de réduire le coût horaire pour les employeurs et donc inciter à une augmentation des heures de travail. C’est une mesure pour soutenir et créer de l’emploi autour des services et de la personne, permettre à des familles modestes d’y recourir, donner aux personnes âgées une possibilité d’emploi à un moindre coût.
Comment équilibrer la proportion de commerce entre e centre ville et les zones commerciales en périphérie?
Le territoire commercial de Bernay est découpé en quatre zones : le centre ville, la zone du Val de la Couture, la zone du bois du cours et la zone commerciale de Menneval. Pour une zone de chalandise de 35000 habitants, le risque de déséquilibre est grand d’autant si les contraintes de stationnement du centre ville sont grandes (difficile et payant). J’ai dit au maire de Bernay actuel que la création d’une zone commerciale sur le bois du cours était une erreur, notamment, avec l’installation d’enseignes concurrentes du centre ville. Il n’a pas écouté, il faut donc aujourd’hui rendre notre centre ville attractif encore et encore au risque de le voir péricliter au profit des zones périphériques.

L'établissement d'un agenda 21 au sein de la commune ou de la CCBE est il d'actualité?
La réponse est oui pour les deux collectivités territoriales.

Certaines villes se posent la question de la reprise en main de la gestion de l'eau par les municipalités, est ce un débat que vous souhaitez soulever durant votre mandat?
Actuellement, le service des eaux de Bernay est une régie, c'est-à-dire géré en direct par la ville. Il n’est pas question de modifier cette règle et pour mieux s’en convaincre notre programme précise : « l’eau n’est pas une marchandise ».

Comment faciliter la circulation des moyens de transports non polluant (vélos, roller...) en centre ville?
Notre programme prévoit de développer les circulations douces soit en site indépendant soit en voie partagée. De plus, le développement du transport en commun et sa gratuité ont pour objectif de limiter le recours aux véhicules et par voie de conséquence, favoriser d’une certaine manière les circulations dites douces.
L'animation culturelle est principalement l'oeuvre des associations à Bernay; la municipalité doit elle encourager les initiatives extérieures ou bien reprendre ce secteur dans son giron?
Conscient des carences de la municipalité actuelle, j’ai choisi de confier ce créneau, en cas d’élection, à l’un de mes co-listiers dont le courage, la sensibilité et la volonté dans l’animation culturelle de Bernay n’ont d’égal que la force de ses convictions. Avoir sciemment fait ce choix, compte tenu de ce qui est fait par moult associations culturelles est en soi afficher clairement une rupture avec l’existant et ouvrir la culture à toutes les tranches d’âges par une programmation audacieuse, accessible et reconnue.
Comment doit être envisagé le financement d'un futur centre nautique que de nombreuses personnes appellent de leurs voeux (municipalité, CCBE, conglomérat inter comcom)?
Nous avons nous aussi inscrit cette proposition dans notre programme. Actuellement, la piscine de Bernay a vieilli et les travaux de réhabilitation à envisager sont très lourds. Par ailleurs, seuls les contribuables bernayens supportent cet équipement et sa gestion, alors qu’il est utilisé, certes, par les bernayens mais aussi par les habitants des alentours. L’idée est de mutualiser les moyens (communes, communautés de communes..) afin que cet équipement soit supporté par toutes les collectivités intéressées par le projet. Les financeurs classiques que sont la Région et le Conseil Général seraient alors plus sensibles à cet équipement structurant de Pays.
Comptez vous continuer votre activité professionnelle actuelle si vous êtes élu maire?
Oui, probablement à 1/3 de temps ne serait-ce que pour pouvoir être affilié à l’assurance maladie.

lundi 25 février 2008

Municipales: Interview de Pierre Jalet, tête de liste de Bernay Vraiment


Pierre Jalet et la liste Bernay Vraiment viennent de me communiquer leurs réponses à mon questionnaire (je les en remercie).
Philippe Raviart, ex candidat MoDem, s'est aussi prété à l'interview. Bien qu'il ne soit plus candidat, ses réponses participent au débat public.

En préambule, je reviens sur une petite phrase qui a pu choquer certaines personnes (si cela fut le cas je m'en excuse car cela n'en était pas l'intention). "En cas de silence, je me laisse libre choix de l'interprétation." Certains ont ressenti cette conclusion comme une menace.
Il s'agissait d'une précaution de ma part au vue de certaines pratiques observées depuis le début de la campagne à Bernay. N'étant pas sur le terrain, je ne peux me permettre de soliciter les candidats à de multiples reprises comme le ferait un journaliste local. Considérant ce blog comme un média à part entière et non un jouet intéractif dans les mains d'un étudiant en journalisme, il m'a fallu prouver cet état en rédigeant certaines questions plus techniques et en m'imposant un peu car la crédibilité des blogs (celui ci en particulier) n'est, à ce jour, pas acquise. J'espère, par ce blog, participer au débat public qui agite Bernay en ce moment et mon éloignement n'altère en rien mes convictions de citoyen et de journaliste. Je ne cherche à faire de l'ombre à personne mais j'essaye de trouver ma place dans le paysage médiatique et politique. Ceux qui ont déjà répondu à mes questions l'ont, semble t-il, déjà compris et j'espere que les autres prendront un peu de leur temps pour répondre aux questions (je suis conscient que la campagne se joue principalement sur le terrain et que les relations avec les médias passent après les relations avec les électeurs).

Comment envisagez vous la démocratie participative dans une ville comme
Bernay?
La démocratie participative doit produire des idées mais aussi, et surtout, des actions. Il faut un dispositif qui permette de faire entendre la voix de tous, mais qui évite de s'enliser dans des débats stériles. En conséquence, pour être efficace, car c'est cela que nous recherchons, un débat ouvert doit pouvoir s'organiser autour d'un thème précis proposé par le maire ou par un groupe
qualifié, représentatif des Bernayens (associations, syndicats, groupe citoyen...). Un ordre du jour et un document de travail, qui n'excluent pas les questions diverses, doivent être établis préalablement et transmis aux citoyens concernés. Lors des réunions à la mairie ou dans tout autre lieu pertinent, le rôle du maire sera d'animer, de fédérer et de faire la synthèse. Les fruits du débat seront ensuite traduits en proposition de délibération et discutés en Conseil municipal. C'est, je crois, le meilleur moyen de permettre au quotidien des décisions d'inspiration citoyenne. Je suis persuadé que ce qui en sortira remplacera utilement de nombreux audits, fort chers au demeurant.


Un conseil municipal des jeunes est il envisageable? Quelle sera son influence sur les questions municipales?
J'instituerai un conseil municipal des jeunes. Dans mon esprit, ce n'est pas un gadget institutionnel. Il doit se traduire par la manifestation d'une véritable force de proposition et être entendu des responsables. D'une part parce que la parole des jeunes est souvent porteuse d'imagination et d'avenir, de l'autre parce qu'un tel outil invite à la citoyenneté. Afin que les débats de ce Conseil puissent se tenir régulièrement, je propose d'ouvrir un espace organisé sur
internet pour les héberger au jour le jour. Chaque semestre, sera organisé en Mairie une séance du Conseil des jeunes qui finalisera et donnera forme institutionnelle aux propositions. Ces dernières seront systématiquement débattues en Conseil municipal. Dans le même temps, pour les décisions intéressant particulièrement la jeunesse bernayenne, le Conseil des jeunes sera
préalablement consulté.

Comment envisagez vous la gouvernance de Bernay si au lendemain du second tour vous n'êtes pas en mesure d'obtenir une majorité avec vos seuls colistiers?
C'est un cas figure très improbable ;) En tout état de cause, ce sont les électeurs qui, à l'occasion du premier tour, diront l'avenir.

La politique bernayenne doit elle le fruit du projet de la majorité ou bien résulter d'un consensus avec l'opposition?
Je ne suis pas favorable à une politique du consensus à tout prix. Une majorité doit gouverner dans le respect du programme pour lequel elle a été élue. En revanche, le débat avec l'opposition doit toujours être mené dans la transparence et sur une base contradictoire. Si une proposition venant de l'opposition s'avère pertinente, je la soutiendrai et demanderai à ma majorité de la soutenir. Cette remarque vaut pour les objections ou les critiques constructives. Quand on déclare que l'intelligence et le sens du bien commun sont le monopole d'une majorité, c'est, bien souvent, qu'on en manque.

Etes vous favorable à la création de conseils de quartiers dirigé par les habitants eux même et qui se substituerai aux réunions de quartier?
Très clairement, non. Cela créerait inévitablement un écran entre le maire et les habitants. Je crois au contact direct. Par ailleurs, j'ai développé plus haut ma vision de la démocratie participative. Ne compliquons pas inutilement les choses, surtout quant elles sont importantes.

Les maires de la région de Clamecy ont décidé de boycotter les élections municipales en raison des menaces qui planent sur la maternité. Auriez vous été capable d'un tel geste de protestation?
Je suis prêt à toutes les actions sous deux conditions : qu'elles s'inscrivent dans un processus légal et démocratique et qu'elles soient efficaces. En l'occurrence, je ne suis pas convaincu qu'un boycott des élections municipales soit très productif au bout du compte. Sur cette affaire,
c'est la préfecture qui prend les choses en main. L'absence d'interlocuteur municipal risque de se traduire par un affaiblissement pur et simple de la voix locale.

La visite de Xavier Bertrand en 2007, nous a prouvé que les collectivités territoriales et l'agence regionale hospitalière n'avançaient pas avec les mêmes priorités. Comment comptez vous faire contre poids face aux décisions de l'ARH?
Il va de soi que, sur ce chapitre, les forces ne sont pas égales. C'est la raison pour laquelle le maire doit entretenir une relation de qualité avec les instances du Conseil régional et du Conseil général afin de pouvoir peser de tout son poids en cas de nécessité.
Comment envisagez vous les relations avec Pont-Audemer, seconde ville de la circonscription?
Bernay s'inscrit dans un contexte dont elle n'est qu'un des acteurs. Pour être efficace, une action économique et sociale doit privilégier la synergie entre ces deux villes, non la rivalité. Je ne crois pas beaucoup à l'esprit de clocher. J'aime trop ma ville pour la réduire à un terrier.

Quelle place accordez vous au Pays Risle Charentonne?
Une place très importante, évidemment. Avec mes colistiers, nous avons élaboré une stratégie de développement qui déborde largement les limites de Bernay intra-muros. Nous aurions pu oublier notre environnement, comme cela a souvent été le cas dans le passé. Le problème, c'est que notre environnement, lui, ne nous oublie pas. Nous resserrerons les liens avec les communes environnantes et nous leur demanderons de s'impliquer dans une politique de développement
économique dont elles ne manqueront pas, à leur tour, de récolter les fruits.

En cas de victoire postulerez vous personnellement à la présidence de la communauté de communes de Bernay et ses environs ou bien proposerez vous quelqu'un d'autre? ces deux activités vous semblent elles compatibles au vue de la charge horaire que requiert le poste de maire?
Aujourd'hui, notre projet à cet égard n'est pas définitif. Cependant, ce dont je suis sûr, c'est que Bernay doit jouer un rôle moteur et dynamique au sein de la Communauté de communes. Nous ne pouvons mener à bien notre développement économique et social sans alliés. C'est pourquoi, je penche plutôt vers une corrélation forte entre les deux responsabilités.

Les écoles de Bernay se battent tous les ans pour préserver leur nombre de classes. Comment peut on enrayer le phénomène à long terme?
C'est très simple, nous devons lutter pied à pied contre la régression démographique de notre ville. Cela suppose de porter l'effort sur le renouveau économique, culturel et social de Bernay. Ces fermetures, quand elles surviennent, sont dramatiques. Aux racines de ce symptôme il y a un mal qui doit faire l'objet d'une thérapie globale.

Comment faire que la jeunesse reste à Bernay quand aucune formation n'est proposée après le Bac?
Il est évident que nous ne pouvons pas, à Bernay, nous substituer aux universités et autres grandes écoles. Pour autant, cela ne nous empêche pas d'apporter une réponse à la question de la formation. A cet égard, nous avons un projet concret, dont la faisabilité est à l'étude: la création d'un centre de formation spécialisé dans le domaine de l'environnement, de la construction HQE
et les technologies nouvelles. Il s'agit d'un secteur en plein essor où les besoins de compétences et de savoir-faire se développent. Bernay et sa région, tant en raison de leur situation géographique que par leurs productions traditionnelles peuvent prétendre jouer un rôle déterminant dans ce secteur économique. Parallèlement, nous développerons les dispositifs de formation par alternance en relation avec les besoins réels des entreprises existantes et à venir. Enfin, nous ferons en sorte qu'un jeune cherchant ailleurs une formation "puisse revenir plein d'usage et raison vivre entre ses parents le reste de son âge".

Quelle position adopterez vous face à la reforme de la carte scolaire prévu par le président ?
Que la carte scolaire puisse être assouplie, je veux bien qu'on en discute. Mais, la réforme envisagée me semble sacrifier tout esprit de justice sociale. Car, soit on affirme, dans le même temps, que l'école est une institution au service de l'égalité des chances et que l'égalité des chances à l'école doit être renforcée, soit on s'affranchit de ce double impératif. En l'occurrence, je
pense que la réforme de la carte scolaire telle qu'elle se présente introduit une rupture supplémentaire d'égalité. Cela revient à affaiblir un fondement de notre République. Il aurait mieux fallu chercher à redorer le blason de certaines filières et à homogénéiser les pôles d'excellence à l'échelle du territoire.

Quelle politique de l'emploi proposez vous alors que Bernay n'est pas un pôle industriel spécialisé et que les entreprises historiques réduisent progressivement leurs effectifs avant de mettre la clef sous la porte?
Cette question précise fait l'objet d'une réponse dans la presse locale de la semaine prochaine. Désolé, mais nous lui réservons la primeur ;) En échange des détails, je vais vous dire un secret: à Bernay, nous avons notre pétrole à nous.

Comment équilibrer la proportion de commerce entre e centre ville et les zones commerciales en périphérie?
La question est complexe. C'est bien avant nous qu'elle aurait dû être traitée, dans le cadre d'une politique cohérente de pays. Cela étant, la vraie question est celle du pouvoir d'achat. En allant dans les grandes surfaces, il va sans dire que, financièrement, les consommateurs d'ici et des environs y trouve leur compte. On ne peut donc redresser la balance qu'en contribuant à l'augmentation du pouvoir d'achat. Il existe une relation mécanique entre cette augmentation
et la consommation en centre-ville.

L'établissement d'un agenda 21 au sein de la commune ou de la CCBE est il d'actualité?
J'y suis favorable à 100%.

Certaines villes se posent la question de la reprise en main de la gestion de l'eau par les municipalités, est ce un débat que vous souhaitez soulever durant votre mandat?
C'est une question prioritaire que notre programme a déjà tranché. Nous défendons le principe d'une régie municipale de l'eau.

Comment faciliter la circulation des moyens de transports non polluant (vélos, roller...) en centre ville?
Je suis attaché à un meilleur équilibre dans l'utilisation de la voirie entre les différents modes de transport, notamment au profit des circulations douces. Pour commencer dans la pédagogie, je propose de mettre en place une signalétique spécialement adaptée.

L'animation culturelle est principalement l'oeuvre des associations à Bernay; la municipalité doit elle encourager les initiatives extérieures ou bien reprendre ce secteur dans son giron?
La question ne se pose pas en ces termes. Le rôle d'une ville est d'assurer deux fonctions: soutien et promotion constante des initiatives associatives et mise en oeuvre d'une programmation cohérente de qualité qui doit contribuer, non seulement, à l'appétit culturel des habitants mais également lui conférer une identité régionalement, voir nationalement reconnue. Ce n'est pas parce que l'on est petit que l'on ne peut pas faire grand.

Comment doit être envisagé le financement d'un futur centre nautique que de nombreuses personnes appellent de leurs voeux (municipalité, CCBE, conglomérat inter comcom)?
Les bénéficiaires d'une telle structure sportive doivent tous contribuer à sa réalisation. Aussi, le projet doit-il être mené en concertation avec tous les acteurs que vous évoquez et financé de même. Tout le monde dans le même bain!

Comptez vous continuer votre activité professionnelle actuelle si vous êtes élu maire?
Oui, mais sous une autre forme: élu maire, je serai l'avocat à part entière de mes concitoyens.

Gilles Launay, propose la création de jardins familliaux (appelés aussi jardins ouvrier) en faveur des plus défavorisés, que pensez vous de cette mesure?
Excellente proposition puisqu'il me l'a empruntée, à une différence près: pourquoi seulement aux plus défavorisés? L'intérêt de ses jardins, n'est pas simplement économique, il est aussi social et convivial. Je suis pour la mixité. Un choux-fleur vaut bien une rose...

Photo: D.R www.bernayvraiment.fr

vendredi 22 février 2008

Cantonnales: Interview d'Hervé Couraye du Parc


Le candidat de la majorité départementale pour les élections cantonnales à Thiberville, Hervé Couraye du Parc, a déjà répondu à mes questions (je l'en remercie). Voici donc l'interview.


Comment réagissez vous à la proposition de la commission Attali de supprimer l’échelon départemental afin d’enrayer la multiplication des collectivités territoriales ?

Aujourd’hui les Départements ont pour mission principales l’action sociale, et notamment en direction des personnes âgées, et des personnes en situation de handicap, sans oublier la petite enfance, et les enfants en difficulté, mais aussi les routes, les collèges, tout ce qui touche à la vie quotidienne. Ce n’est pas un échelon nouveau, il date de la Révolution française, et a notamment dans les zones rurales une grande importance. Le conseil général gère également aujourd’hui les SDIS (les pompiers) pour la sécurité quotidienne, et dispose généralement d’un office HLM (dans l’Eure Habitat 27) pour le logement social. Il parait, vu de Paris (la capitale !), qu’il faut supprimer ce qu’ils appellent un échelon de trop, mais dans des zones comme les nôtres, le Département est le premier financeur des projets communaux (églises, centre-villes, bâtiments municipaux, installations sportives), souvent aussi des associations (clubs de personnes âgées, associations sportives, culturelles…), est-ce cela que l’on veut supprimer ? S’agit-il de détruire encore plus le service public ? Après la disparition des postes, des recettes du trésor, des DDE, parfois les fermetures d’école, voudrait-on désertifier des zones entières de notre territoire ?

Ce que je reproche à cette proposition c’est sa précipitation. Concrètement supprimer les départements ça veut dire quoi ? Supprimer les actions des départements ? Supprimer les compétences dont ils s’occupent ? Pour le remplacer par quoi ? par qui ?

La proposition de la Commission Attali (comme sur d’autres sujets) est hâtive, en plus contrairement à ce que l’on croit elle ne ferait pas baisser les dépenses, il y a des services qu’on ne peut supprimer sans remettre en cause des équilibres fondamentaux. Je prends un exemple, lorsque les départements favorisent l’aide à domicile des personnes âgées, ils retardent la prise en charge par des établissements spécialisés plus coûteux (parce que personnel médical permanent), ils favorisent le maintien d’un tissu social. Les dépenses engagées dans le maintien à domicile c’est autant de moins de dépenses qui ne sont pas supportées par la sécurité sociale dont on connait le déficit. Je suis donc opposé à cette proposition qui a tout de la « fausse bonne idée », parce qu’elle n’a pas été discutée, ni préparée. Imaginez que d’un trait de plume tout ce que font les départements soit supprimé du jour au lendemain, je pense que l’on irait tout droit vers un beau « pataquès ».

Comment jugez vous le bilan de Jean Louis Destans et de sa majorité depuis que la gauche dirige le département ?

Me réclamant de la Majorité Départementale, je trouve évidemment que le bilan est très positif. Pour moi le mérite principal du Président Jean-Louis Destans est d’avoir mis en œuvre de nouvelles politiques départementales innovantes, et qui permettent à notre département d’être dynamique, dans le respect des communes, des associations, des professionnels de tous les secteurs.

Une coopération avec le département du Calvados est elle imaginable à l’image de ce qui se fait avec le projet 276 ?

Les présidents des deux régions Basse et Haute-Normandie, Mrs Alain Le Vern et Duron se sont déjà engagés sur de nombreux sujets dans une démarche partenariale. Concernant le canton de Thiberville, limitrophe du Calvados, et ayant l’appellation « pays d’Auge » sur une partie de son territoire cela me semble indispensable. En tant que Conseiller général j’établirai des liens avec mes collègues du Calvados, pour que les dossiers communs de part et d’autre des frontières départementales soient traités collectivement. C’est du bon sens, et c’est indispensable.

La jeunesse euroise est obligé de quitter le département pour continuer ses études. Un pôle universitaire eurois complet et de qualité est il envisageable ?

Complet ? C'est-à-dire ? S’il s’agit d’offrir toutes les filières de formation possibles et imaginables, cela me paraît difficile. D’abord l’université relève de la compétence de l’état. La Région cependant est fortement impliquée dans le développement des pôles universitaires régionaux dont celui d’Evreux qui n’auraient pas vu le jour sans son soutien. Le département a accompagné la démarche. Je crois qu’on peut agir dans deux directions : 1) renforcer la filière universitaire ébroïcienne sur son domaine d’excellence, 2) permettre à nos étudiants de pouvoir faire de bonnes études dans l’université qui correspond à leur choix professionnel. Nous sommes proches de Caen, de Rouen, du Havre, et même de Paris. Mais avant l’université, il faudrait que nous rattrapions notre retard dans la formation initiale qui permet ensuite la réussite dans des études poussées. Ce n’est pas le département qui supprime des postes d’enseignant, alors que nous en avons besoin ! Et le rôle premier du département c’est assurer que nous ayons des collèges de qualité, permettant le meilleur enseignement possible.

La population est bien moins informée de l’action du département que celle de la région. Appuierez vous la renaissance d’un journal départemental ? Comment comptez vous informer vos administrés des actions du CG27 ?

Il existe un journal départemental « C’est l’Eure », peut-être est-il moins lu que celui de la Région, moi je lis les deux. Ceci dit, il faut veiller à ce que cet outil d’information soit utile et efficace, je suis preneur de toutes les suggestions pour améliorer cet outil d’information, et sa distribution.

En tant que conseiller général je rendrais compte de mon action, d’abord par des réunions publiques régulières qui me permettront de faire connaître mon action, ensuite probablement par une « Lettre du conseiller général » qui me permettra de faire savoir à toutes et tous les habitants du canton mon action en tant que représentant de ce canton.

Le canton de Thiberville est un canton vieillissant. Comment adapter l’aide sociale qui convient à la population ? Comment attirer une population plus jeune ?

La population va continuer à vieillir, on sait que c’est l’un des principaux défis de demain. L’APA permet déjà aux personnes perdant leur autonomie de disposer de services. De ce côté il faut « professionnaliser » l’offre, ce qui permet la naissance de nouveaux emplois non délocalisables. Il faut aussi se préoccuper des maladies handicapantes, comme Alzheimer, et prévoir à terme des résidences médicalisées permettant aux personnes touchées par cette pathologie de vivre dignement. Enfin des EHPAD ( Etablissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes) devront voir le jour pour accueillir celles et ceux qui ne sont plus en capacité d’être autonomes du fait de leur grand âge. Mais la première des priorités est le maintien à domicile le plus longtemps possible, d’abord pour des raisons humaines, c’est toujours mieux de vivre chez soi, près de ses proches, ensuite pour les raisons que j’ai évoquées plus haut, et le coût pour la sécurité sociale des solutions d’assistance médicalisées.

Pour attirer une population plus jeune il faut à mon sens agir dans deux directions : 1) l’emploi, en favorisant le développement d’activités nouvelles. Ces activités peuvent être des activités de service, comme justement le service aux personnes âgées où en situation de handicap, mais aussi des activités de service touristiques, il existe là un vrai potentiel dans notre région que l’on doit accompagner et soutenir, 2) le logement, parce que si l’on veut rester dans le canton il faut pouvoir bien se loger. Or l’achat où la construction d’une maison est devenu très cher, les emprunts immobiliers ne sont pas toujours accessibles aux jeunes ménages, où aux jeunes célibataires. On doit donc pouvoir sur le canton disposer d’une offre en logements (en maisons individuelles, en petits immeubles de bonne qualité), permettant aux enfants devenus adultes de rester travailler au pays. J’ajouterais une troisième condition, le transport. Si l’on facilite et développe des moyens de transport permettant de rejoindre facilement Bernay, Lisieux par exemple, on permet le maintien dans notre canton d’une population jeune qui peut habiter ici, travailler ici, et se déplacer facilement.

Le canton de Thiberville est à mi-distance entre les pôles urbains de Bernay et Lisieux. Vers quelle ville, le canton doit il se rapprocher ?

Je crois que cela dépend du besoin. Et aussi des goûts ou envies personnelles. Certains vont travailler à Lisieux, d’autres à Bernay. Certains sont plus proches de Lisieux, d’autres de Bernay, et je rajouterai d’Orbec pour d’autres. Dans ce domaine on ne peut obliger les gens à aller dans une direction plutôt que dans une autre. Ce qu’il faut assurer c’est la présence de services publics sur le canton et non leur disparition. C’est la vitalité du commerce et non son asphyxie. C’est des activités culturelles, sportives enrichissantes. C’est une question d’équilibre, et de bien-vivre. Je crois qu’aujourd’hui les gens se déplacent plus facilement, mais l’essence est plus chère par exemple, il faut aussi tenir compte de l’augmentation des services fournis par internet, et la présence de l’autoroute a rapproché Rouen du canton. Dans les prochaines années il va y avoir un barreau en direction de Caen, et les transports par voie ferrée sont appelés à s’améliorer (les deux régions font de gros efforts dans ce sens). Finalement en fonction de ses besoins, de ses goûts, de ce que cela lui coûte, l’habitant choisira ce qui lui est le plus pratique, le plus agréable et le plus économique. L’essentiel c’est d’assurer dans notre canton une vraie qualité de vie.

Les médecins thibervillais sont proches de la retraite, le CG27 est il en mesure de mettre en place un programme pour attirer de nouveaux professionnels de santé dans les zones rurales ?

En tout cas c’est ce qu’il a décidé de faire. Il y a plusieurs pistes : 1) comment attirer de nouveaux médecins dans des zones comme les nôtres ? J’ai entendu que Mme Bachelot (ministre de la santé) avait comme intention de favoriser l’implantation en zone rurale des jeunes médecins, le département réfléchit à un dispositif permettant d’inciter l’installation de jeunes médecins, 2) les attirer c’est bien, il faut aussi qu’ils aient des locaux, là aussi le département met en place un dispositif permettant la création de maisons « médicales » facilitant l’installation de nouveaux médecins dans les zones en difficulté de ce point de vue. Il va falloir effectivement prévoir des solutions attirantes si l’on veut faciliter la vie des gens vivant sur place, c’est ce qui est prévu, peut-être faudra-t-il aller plus loin, en tout cas j’ai bien l’intention d’être attentif et actif sur ce point-là, parce qu’un pays sans médecin, comme un pays sans école, est un pays qui meurt.


Photo: Hervé Couraye du Parc en compagnie de Jean Louis Destans. DR http://hervecourayeduparc.hautetfort.com/

Cantonnales: Un candidat en question


Dans le canton de Thiberville, les élections municipales seront jumelées avec les élections cantonnales. Guy Paris remet son siège en jeu. La doublette Paris (mari et femme) a trouvé sur son chemin Hervé Couraye du Parc, soutenu par la majorité de CG27.

Le canton pourrait bien redevenir propriété des Couraye du Parc, puisque le prédécesseur de Guy Paris n'est autre que François Couraye du Parc, père du nouveau prétendant.
Pour les questions, le principe est le même que pour les candidats bernayens.

Comment réagissez vous à la proposition de la commission Attali de supprimer l’échelon départemental afin d’enrayer la multiplication des collectivités territoriales ?

Comment jugez vous le bilan de Jean Louis Destan et de sa majorité depuis que la gauche dirige le département ?

Une coopération avec le département du Calvados est elle imaginable à l’image de ce qui se fait avec le projet 276 ?

La jeunesse euroise est obligé de quitter le département pour continuer ses études. Un pôle universitaire eurois complet et de qualité est il envisageable ?

La population est bien moins informée de l’action du département que celle de la région. Appuierez vous la renaissance d’un journal départemental ? Comment comptez vous informer vos administrés des actions du CG27 ?

Le canton de Thiberville est un canton vieillissant. Comment adapter l’aide sociale qui convient à la population ? Comment attirer une population plus jeune ?

Le canton de Thiberville est à mi-distance entre les pôles urbains de Bernay et Lisieux. Vers quelle ville, le canton doit il se rapprocher ?

Les médecins thibervillais sont proches de la retraite, le CG27 est il en mesure de mettre en place un programme pour attirer de nouveaux professionnels de santé dans les zones rurales ?

Les questions n'ont été envoyées qu'a M. Couraye du Parc, seul candidat dont je dispose d'une adresse de blog. Si les lecteurs connaissent d'autres candidats et d'autres blog, je les remercie d'avance de me les communiquer.

jeudi 21 février 2008

Municipales: Les candidats à la question

Alors que le dépot des listes en préfecture se cloture aujourd'hui et que la campagne officielle sera bientôt lancée. Je soumet quelques interrogations aux candidats à l'élection municipales de Bernay.

Pour préparer ces questions je me suis basé sur: 1/ma connaissance de la vie bernayenne et de la politique française en générale, 2/ Le bilan présenté par Hervé Maurey sur son blog de campagne (j'aurais aimé faire le bilan moi même mais mon éloignement actuel et passé m'en ont empéché), 3/ Les propositions d'Hervé Maurey 4/ les quelques informations recueillis dans la lettre "Agir pour Bernay" de la liste de Gilles Launay.

Pierre Jalet et Gilles Launay n'ayant pas encore communiqué leur programme ce questionnaire est partiel mais je le complèterai dans les prochains jours.

Les questions sont posées sur ce blog et vont être envoyé en commentaire sur les blogs respectifs. Les candidats peuvent y répondre personnellement ou bien laissé leurs colistiers s'en charger (on ne peut être expert sur tous les sujets). Les réponses sont attendues sur ce blog ou bien à l'adresse mail: edambrine[@]yahoo.fr (en enlevant les crochets).

Les réponses seront publiés lors de leur reception.

POLITIQUE ET DEMOCRATIE:

Comment envisagez vous la démocratie participative dans une ville comme Bernay?

Un conseil municipal des jeunes est il envisageable? Quelle sera son influence sur les questions municipales?

Comment envisagez vous la gouvernance de Bernay si au lendemain du second tour vous n'êtes pas en mesure d'obtenir une majorité avec vos seuls colistiers?

La politique bernayenne doit elle le fruit du projet de la majorité ou bien résulter d'un consensus avec l'opposition?

Etes vous favorable à la création de conseils de quartiers dirigé par les habitants eux même et qui se substituerai aux réunions de quartier?

SANTE
Les maires de la région de Clamecy ont décidé de boycotter les élections municipales en raison des menaces qui planent sur la maternité. Auriez vous été capable d'un tel geste de protestation?

La visite de Xavier Bertrand en 2007, nous a prouvé que les collectivités territoriales et l'agence regionale hospitalière n'avançaient pas avec les mêmes priorités. Comment comptez vous faire contre poids face aux décisions de l'ARH?

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
Comment envisagez vous les relations avec Pont-Audemer, seconde ville de la circonscription?

Quelle place accordez vous au Pays Risle Charentonne?

En cas de victoire postulerez vous personnellement à la présidence de la communauté de commune de Bernay et ses environs ou bien proposerez vous quelqu'un d'autre? ces deux activités vous semblent elles compatibles au vue de la charge horaire que requiert le poste de maire?

EDUCATION
Les écoles de Bernay se battent tous les ans pour préserver leur nombre de classe. Comment peut on enrayer le phénomène à long terme?

Comment faire que la jeunesse reste à Bernay quand aucune formation n'est proposée après le Bac?


Quelle position adopterez vous face à la reforme de la carte scolaire prévu par le président?

EMPLOI
Quelle politique de l'emploi proposez vous alors que Bernay n'est pas un pôle industriel spécialisé et que les entreprises historiques réduisent progressivement leurs effectifs avant de mettre la clef sous la porte?

Comment équilibrer la proportion de commerce entre e centre ville et les zones commerciales en périphérie?

ENVIRONNEMENT
L'établissement d'un agenda 21 au sein de la commune ou de la CCBE est il d'actualité?

Certaines villes se posent la question de la reprise en main de la gestion de l'eau par les municipalités, est ce un débat que vous souhaitez soulever durant votre mandat?

Comment faciliter la circulation des moyens de transports non polluant (vélos, roller...) en centre ville

CULTURE
L'animation culturelle est principalement l'oeuvre des associations à Bernay; la municipalité doit elle encourager les initiatives extérieures ou bien reprendre ce secteur dans son giron?


SPORT
Comment doit être envisagé le financement d'un futur centre nautique que de nombreuses personnes appellent de leurs voeux (municipalité, CCBE, conglomérat inter comcom)?


Questions personnalisées:

À Hervé Maurey: Maire, président de la communauté de communes, conseiller général, conseiller ministériel et peut être sénateur; Comment envisagez vous le cumul des mandats?

Au mois de juillet, Hevé Morin, votre ami, ministre, et président de parti, annonçait à propos du tribunal "je serai surpris qu'on le perde" et qu'"il n'a pas de soucis à se faire" en ce qui concerne l'hôpital. Doit on prendre avec la même réserve ses propos concernant l'hôpital au vue du sort qui a été réservé au tribunal?

Vous regrettez le retard pris dans la restructuration du collège Marie Curie. Comment se fait il qu'en tant que conseiller général vous soyez rester impuissant?


La délinquance à diminué de 11% entre 2003 et 2007 selon vos dires. En quoi la création d'une police municipale est elle nécessaire?

Pourquoi vouloir céder à la mode de la vidéosurveillance pour sécuriser les parkings publics?

Gilles Launay, propose la création de jardins familliaux (appelés aussi jardins ouvrier) en faveur des plus défavorisés, que pensez vous de cette mesure?

Pourquoi ne pas avoir continuer les partenariat avec le projet "l'Abordage hors des murs" afin d'étoffer la programmation culturelle?

Pourquoi avoir privilégier le logement de standing en centre ville à l'image de la résidence guillaume le conquérant?

À Pierre Jalet: Comptez vous continuer votre activité professionnelle actuelle si vous êtes élu maire?

Gilles Launay, propose la création de jardins familliaux (appelés aussi jardins ouvrier) en faveur des plus défavorisés, que pensez vous de cette mesure?


À Gilles Launay: Comptez vous continuer votre activité professionnelle actuelle si vous êtes élu maire?



En cas de silence, je me laisse libre choix de l'interprétation.

lundi 18 février 2008

Municipales: De la friture sur la ligne


La censure serait elle un mal bernayen? Malheureusement les évènements laissent à penser que oui.
Alors que Maurey fait la sourde oreille, un autre candidat serait il en train de glisser un peu trop vite sur la pente autoritaire tant apprécier par "qui vous savez".
Depuis le début de la campagne, le site internet de Pierre Jalet a connu quelques péripéties. Quoi de grave à cela, Internet n'est qu'un alignement de 0 et de 1 qui parfois sont capricieux. Des contenus ont été publié et sitôt retiré au grès d'iniatives qui semblaient prématurées.
Aujourd'hui encore, le blog de Bernay Vraiment ne souhaite pas s'ouvrir. Enième panne... Le problème n'est pas un serveur défectueux: tout le monde est soumis aux caprices des hébergeurs. Le véritable hic de la question est un papier de Fred Lescat que j'ai pu lire vendredi matin. Il répondait à Hervé Maurey en reprenant l'une des perles dont la droite nous livre régulièrement ("La jeunesse n’a pas de parti, tout comme la culture. Il faut se battre pour des idées et non pour des étiquettes": Demandez à Hugo, à Aragon, aux Têtes Raides ou à Sardou si la culture n'a pas de parti!). Fred Lescat ne prenait pas de pincette pour accrocher une nouvelle fois le maire de Bernay à son tableau de chasse. Sa plume rendait vraiment l'article vivant, drole et justifié.
Quelques heures plus tard, le billet avait mystérieusement disparu et un commentaire associé à cette tribune avait été redirigé vers le post indiquant les réunions publiques avant d'être tout bonnement supprimé.
Aujourd'hui le blog a reçu deux nouveaux articles, des reprises d'articles parus dans la presse locale et nationale. Je ne dresse pour l'instant aucune conclusion et j'invite les membres de la liste Bernay Vraiment à m'apporter une explication.

18/02 Précision: La confirmation m'est venue via un commentaire sur le post précédent. L'article de Fred Lescat a bien été retiré car il ne convenait pas aux autres colistiers. En tant que chef de file, j'invite Mr Jalet à donner sa propre version des faits.

vendredi 15 février 2008

Municipales: Monsieur le censeur


Après mon article de présentation sur les municipales de Bernay, je me suis permis de prévenir les principaux interressés en laissant un commentaire sur leur blog respectif. Rien de polémique, j'avertissais de la publication de l'article et j'encourageais les candidats à communiquer sur ce blog.
Mr. Raviart, ex candidat, et Mrs Jalet et Launay, candidats avérés ont tous acceptés le message et après modération, ils l'ont publié. Mr Maurey n'a pas jugé que l'information était utile et le commentaire n'a pas été publié. Le maire de Bernay n'a pas dû apprécier ma plume (à moins qu'il connaisse ma vraie identité et l'hypothèse du problème personnel est envisageable).
Il est une règle parmi les blogs: on ne censure un commentaire que si le propos est insultant ou diffamant. Mr Maurey ne semble pas être au courant des règles qui régisse le web et il applique la même loi du petit chef autoritaire imposée à la presse locale à son site Internet. Bien sur il n'en sort pas grandi mais il reste constant: la critique et le débat ne sont pas de mise.
Pour ma part je continuerai à écrire en gardant à l'esprit que "les absents ont toujours tort".

Le 12 janvier, le mousseux bernayen a donc perdu ses bulles attendant désepérement le trio de choc Fillon-Morin-Alliot Marie. La gendarmerie ne sera pas inauguré par la triplette gouvernementale, son inauguration est d'ailleurs remise sine die. Et le maire ne recevra pas l'appuie venu d'en haut. Qui a bien pu faire peur aux pieds niquelés? Des syndicalistes en colère? Des autonomistes normands? Ou bien un maire dont le contact est peu recomendable?
En moins de trois ans, c'est déjà la deuxième fois qu'un ministre se décomande. Xavier Bertrand s'était déjà porté pâle lors de l'inauguration du scanner. Il avait détallé à toutes pattes lorsque le murmure mécontent des syndicats lui avait remonté aux oreilles.
Ce même Bertrand est revenu l'an dernier pour poser la première pierre de l'hôpital de Bernay. Aurait il fait passé le mot à matignon, place beauvau et rue saint Dominique que l'air normand n'était pas si régénérant?
En souvenir, je publie une tribune écrite ce jour là et que la presse locale s'était permis de bouder.

La visite d’un ministre sur le terrain lui permet d’être proche de ses administrés. C’est aussi une occasion pour les citoyens de se rapprocher des élus et de voir comment ils gèrent notre pays. La venue de Xavier Bertrand pour la pose de la première pierre de l’extension de l’hôpital de Bernay ne fit pas exception. Le ministre et les élus locaux nous ont montré de belle manière comment ils se préoccupent de nos intérêts.

Avec une demi-heure de retard, le ministre de la Santé arrive dans un centre hospitalier entouré d’une trentaine de gendarmes (au cas où les adeptes de la réunification normande s’apprêteraient à commettre un attentat !). La foule présente pour l’accueillir s’attroupe autour du petit muret construit pour l’occasion (notons qu’il sera détruit dans la semaine, l’extension ne se faisant pas au milieu du parking de la maternité). On glisse un parchemin dans l’orifice qui lui est réservé puis chaque personnalité y va de son coup de truelle. Hervé Morin, qui se revendique fils de maçon, s’avère être le moins habile avec l’outil. La première pierre n’existe pas. Personne n’en verra la couleur. S’en suit une rapide visite de la maternité, des urgences et du scanner qu’apprécieront les patients dont la circulation a été empêchée et dont on a retardé le rendez vous pour une radio. Les couloirs des urgences de Bernay semblent inspirer le ministre puisque c’est à la suite des doléances de l’infirmière cadre qu’il attribua quatre postes d’infirmiers supplémentaires au service.

Le moment des discours fut une anthologie de démagogie et d’hypocrisie. La palme est sûrement à remettre au député maire d’Epaignes, M. Hervé Morin. Cet homme, porte-parole du groupe UDF à l’Assemblée Nationale, fustige depuis cinq ans la politique gouvernementale. Sa cible préférée n’est autre que Nicolas Sarkozy dont Xavier Bertrand est le porte-parole pour la campagne présidentielle. M. Morin, à grand coup de tutoiements et de signes d’affection visibles, se muta en fervent militant UMP. Il faut souligner que Mrs. Morin et Poniatowski étaient convoqués ce jour à Versailles pour le Congrès afin de modifier la Constitution. Le rôle de fou du Roi semble mieux leur convenir que celui de représentant du peuple. Ce pourquoi nous les payons.

Au bout d’une heure et demi d’autocongratulation pour « rassurer » et pour demander aux Bernayens de leurs « faire confiance », tous ces braves gens s’évaporent. « Monsieur le ministre de la Santé vous a dit tout ce qu’il avait à vous dire. » dixit Xavier Bertrand


Photos: archives perso, 19/02/07

lundi 11 février 2008

Municipales: Bernay, tradition et manque d'ambition


Un ami, monument bernayen, me l'annonçait dès le mois de juillet. "Raviart ne fera pas long feu, les bernayens gueulent beaucoup mais quand il s'agit de voter, ils rentrent dans le droit chemin. Maurey est détesté mais il repassera "
La prédiction s'est réalisée. Philippe Raviart ne se présentera pas aux élections municipales à Bernay. Faute de participants, il a du renoncer. Pour on ne sait quelle raison, les citoyens n'ont pas souhaité le rejoindre. Ce n'est surement pas à cause du programme, les quatre listes sont bonnet blanc et blanc bonnet. A quelques détails près tous se valent, il s'agissait surtout de se lier à un nom et à une couleur politique.
Depuis l'annonce de sa candidature en septembre 2007, il faut féliciter le dynamisme du candidat du MoDem qui ne s'est pas ménager sur le terrain pour constituer un programme et une liste. On a rarement vu une tel énergie pour une ville de 10 000 habitants.

Ce n'est pas une raison pour oublier ceux qui se présentent vraiment. En cette veille de visite pluri ministérielle qui dissimule à peine un soutien au maire sortant, faisons honneur au directeur de cabinet du ministre de la guerre, intérimaire à la mairie de Bernay et amateur de galette des rois et autres remises de médailles de la famille: Hervé Maurey. Il briguera pour la première fois le poste de maire puisque son élection n'est que la résultante d'un parachutage issu des instances départementales en 2001 en tant que premier adjoint de Joel Bourdin. Cela ne l'empèche pas de déclarer sa flamme à la ville en intitulant sa lite "Bernay Passion". Sa liste fut en partie renouvelée. Out les pontes granitiques de l'ère Bourdin: Bentami, Delarue, Olivier ont été remercier et une nouvelle garde jeune trépidante vient prendre sa place. Un petit jeune de 21 ans aux cheveux roux a fait son apparition. Pour l'avoir cotoyer dans des temps reculés je suis sur que l'élève à trouver son maitre et que l'envie de réussir (pour ne pas utiliser le mot arrivisme) est contagieux. Bien qu'il ne l'affiche pas sur ses affiches ou bien sur son site Hervé Maurey est investit par le Nouveau Centre parti de qui ont sait soutenant qui nous savons aux accents polynésiens.

Pierre Jalet a été prompt au démarage. Sitôt a t'il appris que le TGI était condamné par un tailleur Prada rose sur talon qu'il a empoigné un baton de pèlerin qui ne l'avait pas tenté 6 ans plus tôt. Il a pris la tête de la liste "Bernay Vraiment". L'avocat se veut libre et sans étiquette: droite, gauche, écolo, tout rentre pourvu qu'on ne dépasse pas 33. Difficile de savoir vers où il va d'autant plus que son programme n'est pas encore disponible. Cependant la rapidité avec lequel il a constituer sa liste est la preuve d'une popularité ou d'une confiance certaine de la part des Bernayens. Il s'est d'ailleurs entouré de queques personnes charismatiques: Nadia Jaafrii est une "fille" des quartiers bernayens qui s'est jamais génée pour "l'ouvrir" et Manuela Garcia Mora est calée derrière son comptoir au PMU, son oreille est au moins au courant des aspirations bernayennes.

Reste Gilles Launay, éternel outsider socialiste même s'il ne le revendique pas. La liste "Bernay Autrement" a laissé sa place pour la liste "Agir pour Bernay". Pour l'instant il est le seul à ne pas avoir dévoilé toute sa liste. Seuls douze noms sont présentés à l'heure actuelle, mais on constate déjà que la liste regroupe des éléments de toute la gauche: Guy Blin représente la branche comuniste tandis que Pascal Didtsch est issu de l'extrême gauche (plus exactement gauche de gauche). La majorité des colistiers viennent du milieux associatif bernayen, le SCB est représenté avec des footballeurs, des rugbymans et une basketeuse, les associations culturelles sont aussi là avec des membres de la MJC et des autres moteurs culturels de la ville. De belles intentions mais pas encore de programme, on reste donc dans l'expectative d'autant plus que l'opposition, lors du dernier mandat n'avait pas fait preuve d'énormément d'initiative. La politique libérale de la majorité avait par contre délaissé un certain nombre de secteurs aux associations (culture, aide sociale) dont les membres les plus charismatiques ont intégré la liste de gauche.

L'arène est ouverte, messieurs c'est à vous !

12/02 Modification: à propos de la liste de Gilles Launay après le commentaire de Philippe Raviart. Merci pour l'information.