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jeudi 2 octobre 2008

Le cas Ponia


Ladislas Poniatowski est un sénateur très apprécié dans nos campagnes. Il est chaleureux et proche de ses concitoyens. Même ses opposants politiques lui trouvent des atouts. Lorsqu'il n'est pas sur le terrain c'est surtout un homme qui travaille beaucoup au Sénat avec la bénédiction des plus importants des lobbyistes.

Fils de Michel le bienheureux (sic) et mari de Constance la journaleuse (Version Femina) et héritier de la couronne de Pologne, Ladislas (alias Ponia pour les intimes) est un discret de la politique. Il est de ceux qui ne tuent pas (alors que son père le préconisait) mais qui détient une fortune personelle confortable (vive les mariés!).
Si sur le terrain l'accueil est toujours chaleureux, c'est dans les salons feutrés de la Haute assemblée que le sénateur de l'Eure (et ancien député jusqu'en 98) a ses plus grands amis. Tout d'abord, il aime les chasseurs. En tant que président du groupe Chasse et pêche du Sénat, il reçoit les faveurs des amateurs de sangliers et de gachette. Il s'oppose fermement à toutes les propositions de lois issues du camps écolo et qui peuvent nuire aux hommes en kaki. Dans son travail pour les chasseurs, il pactise avec le comité Guillaume Tell. Ce groupe ,rattaché au groupe de pression "Lobbying et stratégies", défend les détenteurs légaux d'armes à feux: c'est à dire les chasseurs, les tireurs sportifs et les collectionneurs. Dans ces affaires, Ponia est aussi l'alié de CPNT (Jean Saint Josse et Nicolas Nihous, candidats à l'élection présidentielle) et la fédération des chasseurs (FCN).
Le maire de Quillebeuf-sur-seine et conseiller général est aussi un fan de foot. On l'a vu dans le stade le jour de la finale de la coupe du monde de football. En vérité, le sport n'est pas sa grande passion. Il préfère se plonger dans des textes de loi concernant la privatisation de GDF. Car s'il se rend à Berlin, c'est un cadeau de Suez, principal sponsor de l'équipe de France de foot. Voici un des privilèges que le lobbying offre. Ponia a mené d'une main de maître l'ouverture du capital de Gaz de France. Mais à l'époque, il se fait remarquer dans les médias pour défendre la pérénisation des tarifs régulés jusqu'en 2010.

Ponia c'est aussi DTM Conseil, un cabinet de pression qui a pour clients: EDF, LVMH, Dassault industries, Virgin Megastore, Elf, Cofiroute, et la république du Gabon...


Sources: "Le sénat enquête sur les super privilégiés de la république", Robert Colona D'istria et Yvan Stepanovitch, photo: crédit perso

dimanche 21 septembre 2008

Sénatoriales: la strarégie de liste a payé pour la droite


Il n'aura fallu qu'un tour pour départager les candidats aux élections sénatoriales. Le scrutin a eu lieu ce matin à la préfecture de l'Eure à Evreux. Les résultats sont sans grande surprise.

Il n'y aura pas eu photo, à l'arrivée. Les grands électeurs de l'Eure ont renouvelé leur confiance aux élus de droite. Si Jean Luc Miraux ne se représentait pas, Hervé Maurey a pris sa place sur la liste et en profite du même coup pour s'installer dans son fauteuil de sénateur. Jean Louis Destans, président du Conseil général, subit une très large défaite. L'écart est impressionnant et en a surpris plus d'un, même dans le camps de la majorité présidentielle.

Résultats: Joël Bourdin: 976 voix
Ladislas Poniatowski: 957
Hervé Maurey: 906
Jean Louis Destans: 699
Daniel Leho: 335
Andrée Oger: 320
Franck Martin: 169
Jacqueline Fihey: 46
Guy Pesier: 36
Benoît Fenault: 23
Bernard Touchague: 12

Passons au crible les différentes réactions.
Avant même la déclaration officielle des résultats, Hervé Morin, judas du grand œil gouvernemental, annonçait à la cantonade: "Vous allez pouvoir festoyer jusqu'à ce soir". La réplique s'adresse bien sûr à ses partisans. "C'est une victoire de la majorité départementale (sic) qui récompense l'implantation de nos trois candidats. C'est un échec personnel de Jean Louis Destans et de sa politique à l'échelle de l'Eure avec le conseil général. Il a été battu à plate couture et une fois de plus il a péché par excès d'orgueil en pensant pouvoir partir tout seul, sans créer une liste."
Le principal intéressé ne sera pas là pour lui répondre. Voyant le vent tourné, Jean Louis Destans est parti avant même l'annonce du résultat. Il restera muet aux sollicitations des journalistes. Anne Mansouret, sa suppléante, a la tête des mauvais jours. Elle reste sur le terrain pour assumer le choix des électeurs: "Je suis stupéfaite. J'avais confiance dans notre candidature. Le problème est venu du système de liste. On assiste à un équilibrage des voix à droite tandis que les voix de gauche se sont dispersées."

Il y a différentes manières de gérer une victoire. Ladislas Poniatowski arbore un grand sourire. Il se défend d'ailleurs de l'avoir porté tout au long de la campagne. "Il faut se rappeler que les sénateurs sont les élus des collectivités de toute taille et l'Eure est, en majorité, composé de communes de moins de 500 habitants. Le "ticket" UMP a formidablement fonctionné et Joël et moi avons été de formidables locomotive pour Hervé dont s'était la première élection du genre." En ce qui concerne son rival Destans, Ponia avoue sa "surprise". "Je ne souhaite pas parler de défaite en ce qui le concerne, je reconnais son travail au département." L'élu UMP explique les résultats par la stratégie différente qui a été choisi pour les deux camps.
Hervé Maurey a la victoire mauvaise. S'il retient un peu plus ses gestes que lors des élections municipales, il retient aussi ses mots. Lorsqu'on lui demande quelques mots pour ses (é)lecteurs de Bernay, il répond sèchement "Je n'ai rien à déclarer". La réaction se passe de commentaires tellement elle est limpide. Nous verrons jeudi s'il claironne toujours autant.
Dans les rangs de la majorité, on confesse déjà l'erreur de communication du nouveau sénateur. Trop tard!

photos: crédits perso: les principaux acteurs de cette élection au moments des résultats

samedi 26 juillet 2008

Fils à papa


On ne répètera jamais assez que Hervé Maurey est un opportuniste qui trace sa carrière dans l'aspiration des autres. La preuve en est encore avec sa candidature aux élections sénatoriales. S'il se présente ce n'est point pour son talent politique mais parce que Jean Luc Miraux a gentiment été mis à la porte. L'ancien maire de Vernon n'est plus en honneur de sainteté auprès de ses concitoyens ni auprès des instances de l'UMP. En quelques mois, il a perdu son poste de maire, il n'a pas été élu au SIEGE et l'UMP l'a délicatement éconduit du scrutin sénatorial. Jean Luc Miraux a envoyé une lettre à tous les maires du département pour se congédier de la vie politique. Dans ce texte, il apporte tout son soutien à Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski... et Hervé Maurey, vilain petit canard passe inaperçu. Avec sa carrure haricots vert, on ne s'était pas rendu compte qu'il était présent. Il faut dire qu'il a en face de lui Jean Louis Destans, président du conseil général de l'Eure. Carrure, stature, charisme, compétence et bilan à l'opposé du maire de Bernay.

La candidature de Hervé Maurey est trusté par les ministères parisiens. Le bras droit du ministre de la guerre s'est allié au frère du secrétaire d'état aux affaires européennes. Le maire de Bernay est suppléé par Michel Jouyet, maire-conseiller général d'Ecos et frère de Jean Pierre Jouyet. Un goût bien élyséen pour un candidat Nouveau Centre, parti qui proclame son indépendance vis à vis de l'UMP.

Ultime question: pour qui votera Philippe Nguyen Thanh aux sénatoriales? Outre le fait que le maire de Vernon soit socialiste, il réserve un chien de sa chienne au couple Morin - Maurey, à la tête de la réforme militaire assassine qui vient d'être dévoilée. Morin, bidasse en chef, est accompagné de Maurey spécialiste en affaires locales. Il faut dire que les affaires locales aux environs d'Epaignes ont été gérées d'une main de maître. Parlez en aux salariés de la LRBA de Vernon, à ceux du centre de santé des armées de Mondeville, aux 18 ème RT de Bretteville sur Odon? Plus de 1450 emplois qui sautent en Normandie. A chaque emploi qui disparait, comptez une famille de trois personne en moyenne: 4350 personnes qui vont devoir partir. On fera le bilan en 2012. L'Eure n'est pas prêt de devenir un département prospère, quant au Calvados, tout juste remis du drame Moulinex en 2001, on lui inflige de nouveau une saignée de 10000 emplois. Le premier sinistre a bien affirmé que "l'armée n'est pas là pour faire de l'aménagement du territoire", à regarder la carte de la réforme on ne savait pas non plus que le ministère de la guerre avait des ordres pour tirer sur son propre peuple.


La blague du jour consiste a croire en l'élection de Maurey au Palais Bourbon. Il faudrait donc qu'il démissionne de l'un des deux mandats locaux. En cas de démission du poste de maire (vraiment improbable mais pensons y pour rire), la première sur la liste pour prendre la place serait... Sophie Delanys (je vous avais dit que c'était drole!!). La rumeur gronde à Bernay, tout le monde retient son souffle avant le mois de septembre qui sera décisif.

lundi 10 mars 2008

Municipales: Tour d'horizon après le premier tour


Étant loin de la France et n'ayant pas suivi la soirée avec assiduité, je laisse la parole aux collègues de France.
José Alcala propose les résultats des principales villes de l'Eure.
Le mensuel du Golfe du Morbihan, basé à Vannes fait un panorama du sud Morbihan.
Infhonet, basé à Rennes, fait le point dans l'agglo de la capitale bretonne.
Enfin rue89, pour un tour d'horizon dans toute la France.

Le PS peut déjà tiré un bilan satisfaisant de ce premier tour. Des villes historiquement à droite lui reviennent (Caen) tandis qu'il conserve ses postes clefs (Rennes, Lille). L'ump degringole à Paris, Lyon, et Strasbourg. Vote de contestation ou vraie élection locale? Surement un peu des deux mon capitaine.
Les lecteurs sont invités à laissé leurs commentaires avec les résultats des plus petites communes et ceux aussi des cantonales.

lundi 3 mars 2008

Municipales: Philippe Raviart soutient la liste Agir pour Bernay


Le blog de José Alcala nous apprend que Philippe Raviart, à titre personnel, a décidé d'apporter son soutien à la liste de Gilles Launay, "Agir pour Bernay".
Les anciens membres de la liste MoDem ayant décidé de n'apporter leur soutien à personne, c'est donc en tant que "citoyen lambda" que l'ex candidat de François Bayrou s'est exprimé.
Le chef du MoDem de l'Eure apporte aussi son soutien à Denis Szalkowski, le candidat PS-Verts-MRC sur le canton de Brionne qui feraille contre le NC et contre Gérard Grimault, maire sortant de Brionne et candidat PC.
Sans surprise, Jean Louis Destans soutient la liste de Gilles Launay tandis que Joel Bourdin s'est rallié à Hervé Maurey.
Plus on est de fous, plus on rit et à une semaine du premier tour toutes les voix comptent.

vendredi 22 février 2008

Cantonnales: Interview d'Hervé Couraye du Parc


Le candidat de la majorité départementale pour les élections cantonnales à Thiberville, Hervé Couraye du Parc, a déjà répondu à mes questions (je l'en remercie). Voici donc l'interview.


Comment réagissez vous à la proposition de la commission Attali de supprimer l’échelon départemental afin d’enrayer la multiplication des collectivités territoriales ?

Aujourd’hui les Départements ont pour mission principales l’action sociale, et notamment en direction des personnes âgées, et des personnes en situation de handicap, sans oublier la petite enfance, et les enfants en difficulté, mais aussi les routes, les collèges, tout ce qui touche à la vie quotidienne. Ce n’est pas un échelon nouveau, il date de la Révolution française, et a notamment dans les zones rurales une grande importance. Le conseil général gère également aujourd’hui les SDIS (les pompiers) pour la sécurité quotidienne, et dispose généralement d’un office HLM (dans l’Eure Habitat 27) pour le logement social. Il parait, vu de Paris (la capitale !), qu’il faut supprimer ce qu’ils appellent un échelon de trop, mais dans des zones comme les nôtres, le Département est le premier financeur des projets communaux (églises, centre-villes, bâtiments municipaux, installations sportives), souvent aussi des associations (clubs de personnes âgées, associations sportives, culturelles…), est-ce cela que l’on veut supprimer ? S’agit-il de détruire encore plus le service public ? Après la disparition des postes, des recettes du trésor, des DDE, parfois les fermetures d’école, voudrait-on désertifier des zones entières de notre territoire ?

Ce que je reproche à cette proposition c’est sa précipitation. Concrètement supprimer les départements ça veut dire quoi ? Supprimer les actions des départements ? Supprimer les compétences dont ils s’occupent ? Pour le remplacer par quoi ? par qui ?

La proposition de la Commission Attali (comme sur d’autres sujets) est hâtive, en plus contrairement à ce que l’on croit elle ne ferait pas baisser les dépenses, il y a des services qu’on ne peut supprimer sans remettre en cause des équilibres fondamentaux. Je prends un exemple, lorsque les départements favorisent l’aide à domicile des personnes âgées, ils retardent la prise en charge par des établissements spécialisés plus coûteux (parce que personnel médical permanent), ils favorisent le maintien d’un tissu social. Les dépenses engagées dans le maintien à domicile c’est autant de moins de dépenses qui ne sont pas supportées par la sécurité sociale dont on connait le déficit. Je suis donc opposé à cette proposition qui a tout de la « fausse bonne idée », parce qu’elle n’a pas été discutée, ni préparée. Imaginez que d’un trait de plume tout ce que font les départements soit supprimé du jour au lendemain, je pense que l’on irait tout droit vers un beau « pataquès ».

Comment jugez vous le bilan de Jean Louis Destans et de sa majorité depuis que la gauche dirige le département ?

Me réclamant de la Majorité Départementale, je trouve évidemment que le bilan est très positif. Pour moi le mérite principal du Président Jean-Louis Destans est d’avoir mis en œuvre de nouvelles politiques départementales innovantes, et qui permettent à notre département d’être dynamique, dans le respect des communes, des associations, des professionnels de tous les secteurs.

Une coopération avec le département du Calvados est elle imaginable à l’image de ce qui se fait avec le projet 276 ?

Les présidents des deux régions Basse et Haute-Normandie, Mrs Alain Le Vern et Duron se sont déjà engagés sur de nombreux sujets dans une démarche partenariale. Concernant le canton de Thiberville, limitrophe du Calvados, et ayant l’appellation « pays d’Auge » sur une partie de son territoire cela me semble indispensable. En tant que Conseiller général j’établirai des liens avec mes collègues du Calvados, pour que les dossiers communs de part et d’autre des frontières départementales soient traités collectivement. C’est du bon sens, et c’est indispensable.

La jeunesse euroise est obligé de quitter le département pour continuer ses études. Un pôle universitaire eurois complet et de qualité est il envisageable ?

Complet ? C'est-à-dire ? S’il s’agit d’offrir toutes les filières de formation possibles et imaginables, cela me paraît difficile. D’abord l’université relève de la compétence de l’état. La Région cependant est fortement impliquée dans le développement des pôles universitaires régionaux dont celui d’Evreux qui n’auraient pas vu le jour sans son soutien. Le département a accompagné la démarche. Je crois qu’on peut agir dans deux directions : 1) renforcer la filière universitaire ébroïcienne sur son domaine d’excellence, 2) permettre à nos étudiants de pouvoir faire de bonnes études dans l’université qui correspond à leur choix professionnel. Nous sommes proches de Caen, de Rouen, du Havre, et même de Paris. Mais avant l’université, il faudrait que nous rattrapions notre retard dans la formation initiale qui permet ensuite la réussite dans des études poussées. Ce n’est pas le département qui supprime des postes d’enseignant, alors que nous en avons besoin ! Et le rôle premier du département c’est assurer que nous ayons des collèges de qualité, permettant le meilleur enseignement possible.

La population est bien moins informée de l’action du département que celle de la région. Appuierez vous la renaissance d’un journal départemental ? Comment comptez vous informer vos administrés des actions du CG27 ?

Il existe un journal départemental « C’est l’Eure », peut-être est-il moins lu que celui de la Région, moi je lis les deux. Ceci dit, il faut veiller à ce que cet outil d’information soit utile et efficace, je suis preneur de toutes les suggestions pour améliorer cet outil d’information, et sa distribution.

En tant que conseiller général je rendrais compte de mon action, d’abord par des réunions publiques régulières qui me permettront de faire connaître mon action, ensuite probablement par une « Lettre du conseiller général » qui me permettra de faire savoir à toutes et tous les habitants du canton mon action en tant que représentant de ce canton.

Le canton de Thiberville est un canton vieillissant. Comment adapter l’aide sociale qui convient à la population ? Comment attirer une population plus jeune ?

La population va continuer à vieillir, on sait que c’est l’un des principaux défis de demain. L’APA permet déjà aux personnes perdant leur autonomie de disposer de services. De ce côté il faut « professionnaliser » l’offre, ce qui permet la naissance de nouveaux emplois non délocalisables. Il faut aussi se préoccuper des maladies handicapantes, comme Alzheimer, et prévoir à terme des résidences médicalisées permettant aux personnes touchées par cette pathologie de vivre dignement. Enfin des EHPAD ( Etablissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes) devront voir le jour pour accueillir celles et ceux qui ne sont plus en capacité d’être autonomes du fait de leur grand âge. Mais la première des priorités est le maintien à domicile le plus longtemps possible, d’abord pour des raisons humaines, c’est toujours mieux de vivre chez soi, près de ses proches, ensuite pour les raisons que j’ai évoquées plus haut, et le coût pour la sécurité sociale des solutions d’assistance médicalisées.

Pour attirer une population plus jeune il faut à mon sens agir dans deux directions : 1) l’emploi, en favorisant le développement d’activités nouvelles. Ces activités peuvent être des activités de service, comme justement le service aux personnes âgées où en situation de handicap, mais aussi des activités de service touristiques, il existe là un vrai potentiel dans notre région que l’on doit accompagner et soutenir, 2) le logement, parce que si l’on veut rester dans le canton il faut pouvoir bien se loger. Or l’achat où la construction d’une maison est devenu très cher, les emprunts immobiliers ne sont pas toujours accessibles aux jeunes ménages, où aux jeunes célibataires. On doit donc pouvoir sur le canton disposer d’une offre en logements (en maisons individuelles, en petits immeubles de bonne qualité), permettant aux enfants devenus adultes de rester travailler au pays. J’ajouterais une troisième condition, le transport. Si l’on facilite et développe des moyens de transport permettant de rejoindre facilement Bernay, Lisieux par exemple, on permet le maintien dans notre canton d’une population jeune qui peut habiter ici, travailler ici, et se déplacer facilement.

Le canton de Thiberville est à mi-distance entre les pôles urbains de Bernay et Lisieux. Vers quelle ville, le canton doit il se rapprocher ?

Je crois que cela dépend du besoin. Et aussi des goûts ou envies personnelles. Certains vont travailler à Lisieux, d’autres à Bernay. Certains sont plus proches de Lisieux, d’autres de Bernay, et je rajouterai d’Orbec pour d’autres. Dans ce domaine on ne peut obliger les gens à aller dans une direction plutôt que dans une autre. Ce qu’il faut assurer c’est la présence de services publics sur le canton et non leur disparition. C’est la vitalité du commerce et non son asphyxie. C’est des activités culturelles, sportives enrichissantes. C’est une question d’équilibre, et de bien-vivre. Je crois qu’aujourd’hui les gens se déplacent plus facilement, mais l’essence est plus chère par exemple, il faut aussi tenir compte de l’augmentation des services fournis par internet, et la présence de l’autoroute a rapproché Rouen du canton. Dans les prochaines années il va y avoir un barreau en direction de Caen, et les transports par voie ferrée sont appelés à s’améliorer (les deux régions font de gros efforts dans ce sens). Finalement en fonction de ses besoins, de ses goûts, de ce que cela lui coûte, l’habitant choisira ce qui lui est le plus pratique, le plus agréable et le plus économique. L’essentiel c’est d’assurer dans notre canton une vraie qualité de vie.

Les médecins thibervillais sont proches de la retraite, le CG27 est il en mesure de mettre en place un programme pour attirer de nouveaux professionnels de santé dans les zones rurales ?

En tout cas c’est ce qu’il a décidé de faire. Il y a plusieurs pistes : 1) comment attirer de nouveaux médecins dans des zones comme les nôtres ? J’ai entendu que Mme Bachelot (ministre de la santé) avait comme intention de favoriser l’implantation en zone rurale des jeunes médecins, le département réfléchit à un dispositif permettant d’inciter l’installation de jeunes médecins, 2) les attirer c’est bien, il faut aussi qu’ils aient des locaux, là aussi le département met en place un dispositif permettant la création de maisons « médicales » facilitant l’installation de nouveaux médecins dans les zones en difficulté de ce point de vue. Il va falloir effectivement prévoir des solutions attirantes si l’on veut faciliter la vie des gens vivant sur place, c’est ce qui est prévu, peut-être faudra-t-il aller plus loin, en tout cas j’ai bien l’intention d’être attentif et actif sur ce point-là, parce qu’un pays sans médecin, comme un pays sans école, est un pays qui meurt.


Photo: Hervé Couraye du Parc en compagnie de Jean Louis Destans. DR http://hervecourayeduparc.hautetfort.com/

Cantonnales: Un candidat en question


Dans le canton de Thiberville, les élections municipales seront jumelées avec les élections cantonnales. Guy Paris remet son siège en jeu. La doublette Paris (mari et femme) a trouvé sur son chemin Hervé Couraye du Parc, soutenu par la majorité de CG27.

Le canton pourrait bien redevenir propriété des Couraye du Parc, puisque le prédécesseur de Guy Paris n'est autre que François Couraye du Parc, père du nouveau prétendant.
Pour les questions, le principe est le même que pour les candidats bernayens.

Comment réagissez vous à la proposition de la commission Attali de supprimer l’échelon départemental afin d’enrayer la multiplication des collectivités territoriales ?

Comment jugez vous le bilan de Jean Louis Destan et de sa majorité depuis que la gauche dirige le département ?

Une coopération avec le département du Calvados est elle imaginable à l’image de ce qui se fait avec le projet 276 ?

La jeunesse euroise est obligé de quitter le département pour continuer ses études. Un pôle universitaire eurois complet et de qualité est il envisageable ?

La population est bien moins informée de l’action du département que celle de la région. Appuierez vous la renaissance d’un journal départemental ? Comment comptez vous informer vos administrés des actions du CG27 ?

Le canton de Thiberville est un canton vieillissant. Comment adapter l’aide sociale qui convient à la population ? Comment attirer une population plus jeune ?

Le canton de Thiberville est à mi-distance entre les pôles urbains de Bernay et Lisieux. Vers quelle ville, le canton doit il se rapprocher ?

Les médecins thibervillais sont proches de la retraite, le CG27 est il en mesure de mettre en place un programme pour attirer de nouveaux professionnels de santé dans les zones rurales ?

Les questions n'ont été envoyées qu'a M. Couraye du Parc, seul candidat dont je dispose d'une adresse de blog. Si les lecteurs connaissent d'autres candidats et d'autres blog, je les remercie d'avance de me les communiquer.