Nous ne sommes que fin octobre mais déjà les bus de Brasilia nous souhaitent un "Feliz 2010". Le consumériste prématuré de la nativité est désormais une chose commune mais cette année tout Brasilia attend 2010 avec impatience, anxiété, et beaucoup d'expectatives.
Prenons de l'avance, nous sommes le 21 avril de l'année prochaine, dans la nuit sur l'esplanade des minitères de Brasilia. Paul Mac Cartney devant plus de un million de personnes présente un show incomparable dan l'histoire de la capitale brésilienne. Le spectacle pirotechnique qui s'en suit est á la hauteur des 50 ans de Brasilia. 2010, ce sera donc les 50 ans de l'inauguration par Jucelino Kubitchek du projet de Lucio Costa et Oscar Niemeyer. Partis de rien ils ont fait surgir de terre une ville totalement planifiée. 2010, ce sera pour la capitale mais aussi pour le Brésil entier une occasion de renouveler (?) la classe dirigeante au niveau de l'État, des deux chambres législatives, et des états.
Oui mais voila, on ne fête pas un demi siècle d'exitence en laisant apparaître les fissures qui lézardent les murs de la ville. Une grande rénovation est en cours pour que Brasilia soit resplendissente lorsque viendra le moment des bougies. Du terminal national au Palais du Planalto (siége de la présidence de la République), de la tour de la TV au mémorial JK, de la nouvelle chambre législative du District Fédéral à la route de à Planaltina, toute la capitale est en oeuvre. Rénovation massive qui colmate les brèches, repeint les murs et tente de désengorgé le traffic. Le maître d'ouvrage de ce chantier gigantesque se nomme Roberto Arruda, gouverneur du DF depuis quatre ans. Affilié au répugnant partis des Démocrates (droite stupide), il est resté bien au frais depuis son élection mais une crise de claustrophobie l'a fait sortir depuis peu pour voir à quoi ressembler la ville qu'il administrait. Depuis que Brasilia est candidate pour recevoir des matchs de la coupe du monde de 2014, il enchaine les nouveaux contrats, les rénovations et les inaugurations. Plusieurs millions de reais sur le tapis et une présence publicitaire à tous les coins de rue. Le gouvernement du DF fait savoir à grand renfort de propagande dans la rue et dans les journaux (le Correio Brasiliense se soumettant totalement à la farce et cédant de nombreuses pages chaque jour pour faire l'éloge du gouverneur). A un an des élections, la majorité pense ardemment au futur scrutin. Même face à une opposition délabrée, Arruda ne veut prendre aucun risque, il veut une réelection magistrale et pour cela il compte bien profiter de l'argent publique pour sa propre image. credit photo: perso septembre 2007
Interview de Hervé Do Alto en 2006 pour France Inter et l'émission "Et pourtant elle tourne". Ce doctorant analyse la politique d'Evo Morales et de son parti le MAS au moment de la nationalisation des ressources minières ainsi que la popularité du président bolivien à l'époque.
Ce dimanche, on revote en Equateur. L'obligation légale de se rendre aux urnes ne fait pas craindre aux autorités un abstentionisme égal à celui constaté en Europe la semaine dernière.
Ce dimanche, on devait voter pour le second tour des élections présidentielles mais Rafael Correa a écrasé tout sur son passage le 26 avril, les électeurs se contenteront de deux scrutins qui ne passionnent pas les foules. Les électeurs de zone rurale se rendront aux urnes pour élire leurs représentants dans les "juntas paroquiales", division administrative similaires à nos communes et aux compétences limitées. L'ensemble des électeurs voteront pour le Parlement andin, parlement de cohésion internationale entre la Colombie, l'Equateur, le Pérou et la Bolivie. Les objectifs n'ont que peu d'effets sur le terrain et personne ne sait vraiment à quoi il sert ni où il est situé. Le site nous apprend qu'il vise entre autre à harmoniser les législations nationales. Quatre parlementaires représentent l'Equateur à Lima.
La vérité sort de la bouche des enfants: Discussion informelle entre deux heures de classe avec des enfants de six ans.
"- Qui est ce qui t'as donné cette boite d'alumettes (référence à une boite d'allumette avec le visage de l'une des candidate pour la junta paroquial). - C'est Claudia Fuentes, celle de la liste 12 (Izquierda démocratica, parti du maire nouvellement élu de Guano), elle a aussi donné un drapeau pour qu'on le mette devant notre maison. - A nous aussi elle nous a donné un drapeau, répond sa camarade, elle nous a aussi dit qu'elle nous donnerait des lapins, des poules et des cuyes (gros cochon d'inde d'élevage, viande typique d'Equateur)"
Sur d'autres terres, on appelle ça de la corruption...
Il y a ceux qui sont trop stupides pour soutenir des partis politiques qui les flouent et trahissent l'expression citoyenne de 2005. (le champs sémantique français n'a pas encore de mot assez fort pour qualifier 27.73% des votants)
Et il y a ceux qui sont trop stupides pour encore prêter attention à cette mascarade "démocratique".
Réaction à show suit en direct les résultats de cette journée multi élection en Equateur. Au fil de la soirée, les résultats des différents scrutins seront diffusés.
17h42: Les bureaux de vote ont fermé à 17h. L'heure est au dépouillement à Guano et en Equateur. Les résultats seront communiqués officiellement entre 22h et 23h. La télévision annonce une première enquète d'opinion qui donnerait Rafael Correa vainqueur au premier tour avec 55% des voix. Les sondages sont à prendre avec beaucoup de précaution.
17h50: Après une campagne rythmé mais indigente intellectuellement, deux "jours de réflexion" (dénomination officielle) ont été instaurés. Cela consiste à laisser les indécis à réflechir en paix. Plus de campagne et c'est comme si ce qui venait de se passer depuis un mois n'avait pas existé. Respect total, les voitures ne roulent même plus avec leur drapeaux. Et pour que rien ne détourne l'attention des citoyens, on instaure une lois sèche qui interdit à tous les bars de vendre de l'alcool. Riobamba n'est plus que le fantôme d'elle même pendant la soirée. Pas un chat dans les rues. A Guano, le décès d'un candidat de la liste 40, Mouvement juste et solidaire, a assombrie les dernières heures de la campagne électorale. L'enterrement a eu lieu ce dimanche.
17h57: Le journal El Comercio annonce sur son site que Correa gagnerait avec 56% tandis que Lucio Gutierez serait deuxième avec 29%, Alvaro Noboa troisième avec 9% et Martha Roldos (liste 29, RED) 4%. Les autres candidats n'auraient pas plus de 3% réunis.
18h05: Le journal quiteño annonce aussi l'élection que Augusto Barrera (liste 35, MI PAIS, parti de Correa) à la mairie de Quito et la rélélection du conservateur Jaime Nebot à la mairie de Guayaquil.
18h31: Quelques photos de la journée dans un bureau de vote de Guano
18h45: Telesur publie la vidéo de la conférence de presse donné par Rafael Correa qui remercie ses électeurs et se félicite qu'enfin l'equateur élise un président au premier tour quand on sait que les sept derniers n'ont pas fini leur mandat. "Aujourd'hui est un jour de joie et de remerciement". Il promet de poursuivre la révolution citoyenne et les ouvrages pour le développement de l'Equateur et promet toute son attention aussi à ceux (plus ou moins 54%) qui n'ont pas voté pour lui. Il termine son discour par une citation du Che "Hasta la victoria siempre".
19h10: L'AFP via Romandie.com nous apprend que Lucio Gutierez ne reconnait pas sa défaite tant que tous les buletin ne seront pas dépouillés. Il dénonce des fraude et "une guerre de l'information". Reuters publie la dépèche où Correa revendique sa victoire.
19h22: Selon certaines informations, Mi PAIS, parti de Rafael Correa, remporterait la mairie de Riobamba. Le candidat, Juan Salazar l'emporterait sur Fernando Guererro, candidat à la réélection de la liste 65-66, du parti Amauta Yuyay.
19h40: Estimation du journal El Comercio en vue de la future assemblée (120 sièges à pourvoir). En gras la probable future majorité. MI PAIS: 61 députés et majorité absolue Sociedad Patriotica, liste 3, 21 sièges PSC, Liste 6: 6 sièges PRIAN, liste 7: 4 sièges Movimiento Patria y democracia, liste 15: 7 sièges Municipalista, liste 24: 4sièges Autres: 13 sièges Reste à déterminé 3
19h45: Le parti du président de la République remporte la région Azuay, où se situe Cuenca, troisième ville du pays.
19h56: Une vidéo trouvée sur YouTube qui explique le fonctionnement électoral équatorien (en espagnol sous titré en anglais). Issue d'une webtv de Vilcabamba créée par une journaliste française: Nathalie Duffau
21h30: C'est un triomphe pour Correa et son parti. MI PAIS remporte 9 des 24 provinces de l'Equateur. Quatre reviennent à des alliés politiques, soit un total de 13 pour la majorité présidentielle.
21h44: Il reste de nombreuses urnes à dépouiller et les résultats officiels ne seront connus que tard dans la soirée. Compte rendu complet demain.
28/04: Vidéo de Rafael Correa, datant de dimanche soir, revendicant sa victoire.
La campagne électorale en vue du scrutin de dimanche s'est terminé ce jeudi soir.
Les candidats ne peuvent plus désormais faire leur propagande et leur sort est entre les mains des électeurs. Le journal "El Comercio" titrait sa Une hier "une campagne électorale sans idées se termine". En effet il a plus été question de rivalité personelles que de débat de fond. Le dernier événement de taille dans la province du Chimborazo fut une marche gigantesque (estimation personnelle entre 50 000 et 70 000 personnes) de soutien à Rafael Correa et son parti (Mi País, liste 35) ainsi qu'à son allié le parti indigène Patchakutik (liste 18). Des militants, principalement natifs, sont venus de tous les cantons alentours pour soutenir le président en poste, son poulain, Juan Salazar, candidat à la mairie de Riobamba et Mario Curicama, candidat à la présidence de la région.
Rendez-vous est donné dimanche aux électeurs équatoriens. Réaction à Show suivra aussi les élections et fera partager les résultats au fur et à mesure des annonces.
Alors que la campagne officielle prend fin jeudi soir, tous les candidats se mobilisent dans un sprint final des plus visibles.
La campagne avait été des plus tranquiles. Des mégaphones qui hurlent toute la journée mais des candidats invisibles. Les réunions se faisaient entre simpatisants et pas de publicité n'entourait leur organisation. A Guano, les hostilités ont réellement commencé samedi dernier avec la tenue d'un meeting par le candidat de la liste 3, représentant de l'ancien président Lucio Gutierez. Sur la place centrale de la commune s'est montée une estrade et la nuit venue le candidat s'est présenté aux sympatisans venus. On a évoqué la forme et non le fond, on n'oublie pas la démagogie électorale en de telles occasion et on promet encore et toujours une éducation plus forte, des infrastructures de qualités, et une revalorisation économique du canton. Depuis les autres candidats ne font relache. On recrute dans toutes les communautés du canton et d'en dehors. Des cortèges de voitures s'organisent et les militants parcourent le canton dans son intégralité pour prouver aux indécis et aux adversaires leur force numérique. Les routes sont envahis par des caravanes de 30 à 50 voitures tous drapeux sortis et la sono au maximum. On klaxonne à volonté quelaue soit l'heure. Hier soir, 21h passée, Edgar Alarcon et ses supporters de la "Izquierda Democratica", liste 12, ont débuté un défilé pour se rendre dans une commune proche de Guano. Ce mercredi soir, le candidat d'Alvaro Noboa, liste 7, organise un meeting avec orchestre sur la place principale de Guano. Les 24 heures qui viennent risquent d'être pénibles pour les habitants des environs qui vont devoir supporter la même musique que depuis un mois à des volumes encore jamais atteint. Le discours n'évoluera par contre pas: "Nous travaillerons pour Guano jours et nuits, Nous sommes tous guaneño. Guano, ma commune adorée."
credit photo: perso, l'un des véhicules de la caravane de la liste 7
Le premier tour des élections présidentielles, parlementaires, régionales et locales a lieu dimanche prochain. Si la campagne électorale a été évoquée à plusieurs reprises depuis début mars, jamais le nom du président actuel de l’Equateur n’a été cité. Aucun traitement de faveur, seulement un retard comblé maintenant.
Je rêve d’un Equateur sans misère, sans émigration ; un Equateur sans enfant dans la rue où tous et toutes, sans opulence mais dignement avec un niveau de vie élémentaire, puissent vivre heureux ; mais ce n’est pas un homme qui va délivrer l’Equateur, c’est un peuple entier. Si je peux être le facilitateur pour ce changement, alors je le serai, pour que, ensemble, faire avancer la patrie. Tu décides entre le passé obscur et cette magnifique révolution citoyenne.
En 2006, la révolution citoyenne commença par la mise en place de l’assemblée constituante et la rédaction de la nouvelle constitution. L’approbation de cette même constitution déclenche aujourd’hui le renouvellement de l’ensemble du corps électoral équatorien. Fort de l’engouement populaire qui l’a accompagné jusque là, Rafael Correa souhaite poursuivre dans cette voix. Deux ans plus tard, dans ses tracts politiques, il rappelle les erreurs de ses prédécesseurs : la dollarisation, l’inflation, la corruption, l’aide à l’hégémonie des Etats-Unis, le paiement de la dette extérieur au détriment des programmes de santé ou d’éducation… « La patrie était séquestrée » « Pour eux, le peuple était invisible », « La Révolution citoyenne naquit et la patrie revint pour rester. » Un Equateur nouveau est né, un Equateur qui n’oublie personne, qui donne les mêmes chances à tout le monde, qui exploite de manière raisonnable et égalitaire les ressources économiques dont il dispose, qui se fait respecter sur la scène internationale. Le tract rappelle qu’il n’est plus nécessaire de payer pour entrer à l’école, que le gouvernement aide les agriculteurs en contrôlant les prix, que les droits à la sécurité sociale ont été élargis, que la justice est aujourd’hui libre, que le gouvernement combat les Farcs et cela malgré « la permanente agression » du gouvernement colombien.
Rafael Correa n’est pas l’homme qui changera l’Equateur, ce n’est qu’un individu que l’on a désigné pour diriger la « Révolution citoyenne » qui s’opère dans le pays. Ce n’est qu’un rouage au service du peuple. « Nos idéaux, notre patrie, notre lutte, nos rêves », « La révolution citoyenne est de tous et rien ne la détient ». Le président est transformé en allégorie travailleuse, combative, et proche du peuple. Son visage est transformé en grafiti qui ressemble étrangement à l’image du Che, tirée du portrait de Korda. Jamais la première personne du singulier n’est utilisée. Le « je » disparaît au profit du « nous ». Ce n’est pas le combat d’un homme qui est exprimé dans sa propagande mais celui d’un peuple et cela malgré la personnalisation maximale de la campagne. Le vice président est totalement effacé et chaque candidat du parti « Mi pais » pose en photo à coté de l’actuel président. Il est fort probable que Correa soit de nouveau réélu dimanche. Le défi pour son parti sera d’obtenir la majorité des 120 sièges de députés. En 2006, « Mi Pais » avait boycotté ces élections pour donner du crédit à l’idée de l’assemblée constituante. Aujourd’hui, avec entre ses mains une constitution qu’il a écrit, il a besoin d’une majorité législative pour mettre en place la suite de son programme.
credit photo: perso, mars 2009 Riobamba mercado San Francisco, visite de soutien local aux candidats du Chimborazo
En Equateur, on ne convaint pas les électeurs de voter pour nous: La politique n'est pas une affaire d'argumentaire mais de présence de générosité et de mise en page.
En France, les élections sont l'occasion des coups bas et des révélations de jeunesse. On parle aussi, parfois de projet de société et des années à venir. En Equateur, tout est beaucoup plus simple, la politique, ce ne sont pas les idées mais le pouvoir et l'argent. On utilise donc des méthodes plus que douteuse pour s'en emparrer. Le prix de l'originalité revient a Lenin Sanchez, candidat du PRE- liste 10 (parti qui se revendique de centre gauche, comme tout le monde ici mais qui penche plus surement vers l'extrème droite) candidat à un poste de conseiller municipal à Quito. Le jeune homme en appelle à la revolution des pauvres et pour l'éradication de la délinquance. Tout un programme! Sur ses affiches de propagande, le candidat y va fort, le doigt pointé vers le lecteur, son nom s'inscrit dans une chauve souris type Batman. Gotham city tremble et Quito rigole mais cela est révélateur d'une chose: toutes les techniques sont bonnes pour gagner des voix et pour cela on peut faire appel à certains procédés même s'ils relèvent plus du magasin de jouet que de l'arène politique. Les élections sont aussi une grande braderie. un peu d'arrivisme permet d'économiser sur certaines de dépenses. On trouve de tout dans les rayons des élections: allumettes, t-shirt, on peut se faire inviter à diner lors des réunions électorales toutes accompagnées d'un casse croute et d'un verre de liqueur. Avant le match Equateur/Brésil, les partisans de Antonio Ricaurte (parti municipaliste- liste 24) distribuaient aux supporters des ponchos et des bouteilles d'eau aux couleurs du candidat pour résister aux prochaines heures sous le cagnard et la pluie. Qui a dit que l'on achète pas ses électeurs? Alvaro Noboa a d'ailleurs été pris au piège de la corruption. L'homme le plus riche d'Equateur ne brille pas par son goût de la justice social dans ses plantations de banane par contre il a fait preuve pendant plusieurs années d'un altruisme sans limite lors des élections présidentielles. Avant que la justice ne le condamne, Noboa avait pris l'habitude de silloner le pays en distribuant des colis avec les produits de base de l'alimentation équatorienne. Aujourd'hui, il lui est interdit de faire des cadeaux de la sorte à ses futurs électeurs mais il continue toujours ses dons en échangent d'une somme maudique aux alentours de 10 cents$. Et puis, il y a Lucio Guteriez, l'ancien président à gallon. Le militaire mise sur une amnesie générale de la population. Rappelons nous qu'il fut responsable de la dollarisation et a entrainé la plus grosse crise inflationiste du pays. A cheval sur son char, l'homme ne se démonte pas et les candidats promettent "Pour que les prix baissent de nouveau", "Avec Lucio, les choses étaient moins cheres". Pendant encore 15 jours, on va se battre à coup de slogan et de pancarte pour essayer d'obtenir les votes de ses concitoyens. 15 jours encore d'indigence intelectuelle pour gagner enfin le pouvoir et la rente qu'il procure.
credit photo: perso, photo du journal el comercio avec un bus aux couleurs de Lenin Batman Sanchez
Depuis le mardi 11 et jusqu'au 26 avril, l'Equateur est en campagne électorale. Présidentielle, provinciales et municipales sont à l'ordre du jour et les candidats se démènent comme des loups pour convaincre au delà de leur gueule d'ange.
Deux heures du matin, un jour de semaine à Guano, ceux qui ne l'ont pas encore fait se glissent dans les bras de Morphée. Une voiture traverse la ville, la musique à fond: "Votez pour Alarcon, Alarcon, Alarcon. Guano mérite le changement." Le candidat de la izquierda democratica n'épargne rien à ses possibles futurs électeurs. On se croirait revenu en 74 avec les chansons délicieuses de Giscard, Barre et cie. De même pour le candidat du Prian(parti nauséabond de l'homme le plus riche du pays Alvaro Noboa), qui depuis sa maison en plein centre de la ville passe en boucle depuis plus d'une semaine une chanson de 45 secondes de 8h du matin à 22h. L'ancien président et colonel Lucio Gutierrez ( responsable de la dollarisation et de la crise qui s'en est suivi) n'est pas en reste puisque un bus à son éffigie et à son poulain pour la mairie de Guano est stationé exactement là où les bus de Riobamba font étape. Sa petite musique joue des coudes avec celles des autres candidats (6 au total pour Guano) pour se faire entendre. La clef du succès réside dans la présence. Ici on ne parle pas politique, ni débat, encore moins d'idées. Il faut se faire voir et être vu. La nuit tombée, les militants se mettent en action. Peinture, fresques, drapeaux, pancartes démesurées, la ville, le matin venu, est redécorée à l'effigie du candidat qui aura fourni le plus d'effort. Certains citoyens prêtent leurs murs pour les pancartes car ici pas d'affichage officielle. Chaque candidat comme conseiller municipal a le droit à 8000 dollars pour en mettre plein la vue au citoyen. On aide l'ami de l'ami de l'ami pour qu'il accède au pouvoir. Légalement et officiellement, ces actions sont purement généreuse et on ne traite jamais d'argent entre gens éduqués mais cet homme qui a Guano à déposer les pancartes pour cinq partis différents sur un coin de sa maison doit avoir beaucoup d'amis ou bien des idées politiques des plus contradictoires. On organise quand même quelques meetings, c'est une preuve que le candidat peut mobilisé autour de lui. Un bon test pour soi même et une démonstration pour les adversaires. On balance trois promesses dont personne ne se fait l'illusion qu'elles seront tenues puis on déclare et on répète son amour pour la ville, la province et son pays. On dit aux gens qu'ils sont beaux, qu'ils méritent autre chose que l'incompétent qui est actuellement en place (quand même sa femme le dit, c'est que ça doit être vrai). Quelques applaudissements, une paire de slogans et l'affaire est dans le sac. Lorsque Oswaldo Estrada, l'incompétent au pouvoir, organise des réunions dans le canton, il invite la présidente du village, la présidente des parents d'élève, une représentante de la jeunesse. Chacune lui apporte son soutien et il sourit mais lorsque ces dernières demande l'installation d'un centre de santé, il a déjà tourné la tête, discute avec son voisin ou bien regarde sa montre. Tout se finit dans la joie et la bonne humeur, en chanson et un verre de liqueur à la main ( qui à la fin de la soirée se termine en ivresse généralisée).
Le 26 avril, les équatoriens devront choisir entre des incompétents au pouvoir et au bilan vierge et des démagogues souriant qui n'en feront pas plus. Et le principe du vote obligatoire ne leur donne même pas le choix de nier cette mascarade. Il faut opiner du chef bien gentiment et laisser la démocratie agir pour son bien.
Le lundi 17, la région Ile de France organisait, à la cité des sciences et de l'industrie de la Villette, un colloque portant sur le thème Démocratie en réseaux (comptes rendus et contributions sur le site Internet grâce au wiki).
Dans ce second article, on reviendra sur la notion de débat public. Ces dernières années, ce terme a beaucoup évolué notamment sous le coup des nouvelles technologies qui l'ont transformé et transféré.
Au début des années 2000, on a pu observer que le débat public était dans l'impasse. Le citoyen se retrouvait face à un mur à chaque fois qu'il souhaitait exprimer publiquement ses idées. La démocratie représentative avait péricliter depuis fort longtemps. Mieux valait il prêcher dans le désert. Certains observateurs ont d'ailleurs imputé le résultat de Le Pen en 2002 à cette sourde oreille que prêtaient les responsables politiques de tout bord auprès de leurs électeurs.
La démocratisation d'Internet a permit une éclaircie dans le paysage démocratique français (toute proportion gardée, le constat à l'heure actuel est tout de même très sombre). Pour Celine Braillon de l'ADELS, Internet a offert un petit échappatoire face à la logique centralisatrice de l'Etat français. Car s'il existe une vraie tradition associative et coopérative, l'État n'a jamais voulu céder une partie de son pouvoir ni de son budget pour la démocratie participative et les conseils de quartier autogérés. Nordine Nabili, rédacteur en chef du Bondy Blog, en fait d'ailleurs un constat amer: "Nous avons été créé par des suisses [Le temps, NDR], nous sommes sous l'aile d'une multi nationale américaine [Yahoo] et nous sommes hébergés par un groupe norvégien [20 minutes]." L'association Vivagora conçoit le débat public en trois temps: I - Identification et formulation des questionnements sociaux : il s'agit d'éprouver les argumentaires des parties présentes. II - Révélation des conflits d’intérêts : l'assemblée doit alors dénouer les intérets de chacun pour que la transparence soit totale. III - Responsabilités communes en fonction de l’intérêt collectif : Là est la clef du débat puisque les échanges se concluent par une prise de décision.
Si les deux premières étapes peuvent avoir lieu dans diverses assemblées locales, la troisième est toujours mise de coté. Internet n'a pas résolue ce problème mais il a offert un nouvel espace pour l'argumentation et la transparence. C'est ce qu'a constaté Jacques Rosselin, créateur du journal Vendredi. Le Bondy Blog, par l'intermédiaire de Nordine Nabili, tire le même constat "Les jeunes n'existent pas dans l'espace public. Ce dernier a été investit par les politiques et les médias et tout deux circulent en vase clos. L'intervention citoyenne dans les médias fait peur." C'est donc sur Internet que les sans voix se sont réfugiés. Les blogs, les commentaires d'actualités, les forums et tous les types de réseaux sociaux sont venus palier le manque d'écoute des sphères décisionnelles. Malheureusement, la France a tendance a dramatiser le débat public. Pour beaucoup, il ne peut avoir lieu en dehors des organes de décision institutionnel (conseils municipaux...). Commence alors une compétition entre les sujets d'actualité qui débouche sur l'évocation de petites choses tout en trappant complètement les grands projets de sociétés.
La France est une oligarchie où le pouvoir est aux mains de quelques uns. La moindre tentative citoyenne de réapropriation des sujets de société se transforme en une veille gouvernementale issue de la peur de ces derniers.
credit photo: L'Assemblée nationale ou le débat public réduit à néant. crédits perso
Les américains, aux yeux des français, ne sont que des crétins asservis par Mc Do et Wall Mart. Hier soir ils ont élu un noir réformiste tandis que les français, peuple élu de l'intellectualisme occidental, a opté pour un minuscule raciste...
Obama n'est qu'un libéral en faveur de la peine de mort mais c'est aussi un symbole. Un ancien travailleur social qui souhaite rassembler autour de lui. Le discours prononcé, hier soir, est d'ores et déjà historique. Les mots qu'il utilise sont simples, forts et sans ambigüité.
Il faut lire la presse locale, sa qualité plus que désirable nous réserve quelques informations fort utiles.
Les petites annonces sont très instructives. En page 11 de l'Eveil de cette semaine, un avis:
D.Brasseur et S.Delanys, pharmaciens, vous informent de leur cessation d'activité à partir du 1er octobre 2008 [...]
La rumeur insistante et démentie de l'été se vérifierait elle? Sophie Delanys délaisserait elle ses activités d'apothicaire pour préparer la future campagne électorale qui aura lieu en 2009 (qu'elle soit cantonale ou bien municipale).
Il n'aura fallu qu'un tour pour départager les candidats aux élections sénatoriales. Le scrutin a eu lieu ce matin à la préfecture de l'Eure à Evreux. Les résultats sont sans grande surprise.
Il n'y aura pas eu photo, à l'arrivée. Les grands électeurs de l'Eure ont renouvelé leur confiance aux élus de droite. Si Jean Luc Miraux ne se représentait pas, Hervé Maurey a pris sa place sur la liste et en profite du même coup pour s'installer dans son fauteuil de sénateur. Jean Louis Destans, président du Conseil général, subit une très large défaite. L'écart est impressionnant et en a surpris plus d'un, même dans le camps de la majorité présidentielle.
Résultats:Joël Bourdin: 976 voix Ladislas Poniatowski: 957 Hervé Maurey: 906 Jean Louis Destans: 699 Daniel Leho: 335 Andrée Oger: 320 Franck Martin: 169 Jacqueline Fihey: 46 Guy Pesier: 36 Benoît Fenault: 23 Bernard Touchague: 12
Passons au crible les différentes réactions. Avant même la déclaration officielle des résultats, Hervé Morin, judas du grand œil gouvernemental, annonçait à la cantonade: "Vous allez pouvoir festoyer jusqu'à ce soir". La réplique s'adresse bien sûr à ses partisans. "C'est une victoire de la majorité départementale (sic) qui récompense l'implantation de nos trois candidats. C'est un échec personnel de Jean Louis Destans et de sa politique à l'échelle de l'Eure avec le conseil général. Il a été battu à plate couture et une fois de plus il a péché par excès d'orgueil en pensant pouvoir partir tout seul, sans créer une liste." Le principal intéressé ne sera pas là pour lui répondre. Voyant le vent tourné, Jean Louis Destans est parti avant même l'annonce du résultat. Il restera muet aux sollicitations des journalistes. Anne Mansouret, sa suppléante, a la tête des mauvais jours. Elle reste sur le terrain pour assumer le choix des électeurs: "Je suis stupéfaite. J'avais confiance dans notre candidature. Le problème est venu du système de liste. On assiste à un équilibrage des voix à droite tandis que les voix de gauche se sont dispersées."
Il y a différentes manières de gérer une victoire. Ladislas Poniatowski arbore un grand sourire. Il se défend d'ailleurs de l'avoir porté tout au long de la campagne. "Il faut se rappeler que les sénateurs sont les élus des collectivités de toute taille et l'Eure est, en majorité, composé de communes de moins de 500 habitants. Le "ticket" UMP a formidablement fonctionné et Joël et moi avons été de formidables locomotive pour Hervé dont s'était la première élection du genre." En ce qui concerne son rival Destans, Ponia avoue sa "surprise". "Je ne souhaite pas parler de défaite en ce qui le concerne, je reconnais son travail au département." L'élu UMP explique les résultats par la stratégie différente qui a été choisi pour les deux camps. Hervé Maurey a la victoire mauvaise. S'il retient un peu plus ses gestes que lors des élections municipales, il retient aussi ses mots. Lorsqu'on lui demande quelques mots pour ses (é)lecteurs de Bernay, il répond sèchement "Je n'ai rien à déclarer". La réaction se passe de commentaires tellement elle est limpide. Nous verrons jeudi s'il claironne toujours autant. Dans les rangs de la majorité, on confesse déjà l'erreur de communication du nouveau sénateur. Trop tard!
photos: crédits perso: les principaux acteurs de cette électionau moments des résultats
Dans la mesure du possible et en fonction des moyens qui me seront proposés pour travailler, je vous propose demain de suivre les élections sénatoriales dans l'Eure. Les résultats du premier tour seront dévoilé vers 12h. Le second tour, s'il a lieu,s'ouvrira vers 15h pour une proclamation des résultats définitifs vers 17h30.
Rappel: Les candidats sont Hervé Maurey, Ladislas Poniatowski et Joel Bourdin pour l'UMP-NC, Jean-Louis Destans et Daniel Leho pour le PS, Franck Martin pour le PRG, Andrée Oger pour le PCF, Bernard Touchague pour le FN, Jacqueline Fihey, Guy Pesier et Benoît Fenault pour les Verts.
Au plus tard, les résultats seront proposés dans la soirée.
On ne répètera jamais assez que Hervé Maurey est un opportuniste qui trace sa carrière dans l'aspiration des autres. La preuve en est encore avec sa candidature aux élections sénatoriales. S'il se présente ce n'est point pour son talent politique mais parce que Jean Luc Miraux a gentiment été mis à la porte. L'ancien maire de Vernon n'est plus en honneur de sainteté auprès de ses concitoyens ni auprès des instances de l'UMP. En quelques mois, il a perdu son poste de maire, il n'a pas été élu au SIEGE et l'UMP l'a délicatement éconduit du scrutin sénatorial. Jean Luc Miraux a envoyé une lettre à tous les maires du département pour se congédier de la vie politique. Dans ce texte, il apporte tout son soutien à Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski... et Hervé Maurey, vilain petit canard passe inaperçu. Avec sa carrure haricots vert, on ne s'était pas rendu compte qu'il était présent. Il faut dire qu'il a en face de lui Jean Louis Destans, président du conseil général de l'Eure. Carrure, stature, charisme, compétence et bilan à l'opposé du maire de Bernay.
La candidature de Hervé Maurey est trusté par les ministères parisiens. Le bras droit du ministre de la guerre s'est allié au frère du secrétaire d'état aux affaires européennes. Le maire de Bernay est suppléé par Michel Jouyet, maire-conseiller général d'Ecos et frère de Jean Pierre Jouyet. Un goût bien élyséen pour un candidat Nouveau Centre, parti qui proclame son indépendance vis à vis de l'UMP.
Ultime question: pour qui votera Philippe Nguyen Thanh aux sénatoriales? Outre le fait que le maire de Vernon soit socialiste, il réserve un chien de sa chienne au couple Morin - Maurey, à la tête de la réforme militaire assassine qui vient d'être dévoilée. Morin, bidasse en chef, est accompagné de Maurey spécialiste en affaires locales. Il faut dire que les affaires locales aux environs d'Epaignes ont été gérées d'une main de maître. Parlez en aux salariés de la LRBA de Vernon, à ceux du centre de santé des armées de Mondeville, aux 18 ème RT de Bretteville sur Odon? Plus de 1450 emplois qui sautent en Normandie. A chaque emploi qui disparait, comptez une famille de trois personne en moyenne: 4350 personnes qui vont devoir partir. On fera le bilan en 2012. L'Eure n'est pas prêt de devenir un département prospère, quant au Calvados, tout juste remis du drame Moulinex en 2001, on lui inflige de nouveau une saignée de 10000 emplois. Le premier sinistre a bien affirmé que "l'armée n'est pas là pour faire de l'aménagement du territoire", à regarder la carte de la réforme on ne savait pas non plus que le ministère de la guerre avait des ordres pour tirer sur son propre peuple.
La blague du jour consiste a croire en l'élection de Maurey au Palais Bourbon. Il faudrait donc qu'il démissionne de l'un des deux mandats locaux. En cas de démission du poste de maire (vraiment improbable mais pensons y pour rire), la première sur la liste pour prendre la place serait... Sophie Delanys (je vous avais dit que c'était drole!!). La rumeur gronde à Bernay, tout le monde retient son souffle avant le mois de septembre qui sera décisif.
Lors du seminaire international sur adolescence, clinique et culture, le psycho-sociologue français, Eugène Enriquez traita des relations entre culture, démocratie et tissu social.
Il aura fallu l’intervention d’un français, Eugène Enriquez, pour expliciter la devise brésilienne inspirée de Auguste Conte: “l’amour comme príncipe, l’ordre comme base et lê progrès comme objectif". Les gouvernements successifs resumeront: “Ordre et progrès” [ordem e progresso]. Deux mots que plusieurs étrangers croient inspirés de la dictature militaire. L’Homme est totalement exclu du principe fondateur du Brésil que l’on retrouve jusque sur son drapeau. Le leure de la démocratie représentative, exclut le peuple des décisions politiques. L’élu oublie celui qui a voté pour lui. Une liste de promesse bien démagogiques pendant la campagne électorale et le politique retourne s’enfermer dans sa maison de verre. A Brasília, les tours du Congrès proposent une charmante vue sur le bas peuple. La France ne manque pas de bunkers isolés de la population. La démocratie donne le droit de parler, elle implique aussi le droit d’être écouter. Tout citoyen a une opinion qui doit être respectée. Personne ne détient la vérité, les élus, simple représentant de l’expression des urnes, peut être moins que les autres. La démocratie se construi dans la confrontation des idées et le rassemblement de ces idées permet l’éwlaboration d’um monde meilleur. Au Vème siècle av. JC, à Athènes, le citoyen (qui ne pouvait être ni femme, ni noir, ni esclave) était responsable de ses propos mais aussi des conséquences qu’ils engendraient. Aujour’hui plus personne ne répond des actes de l’État. La responsabilité du gouvernement est une chimère. On ne controle jamais l’application des lois votées. Les comissions d’enquètes parlementaires sont une grosse blague pour qui croit encore au pouvoir du deputé. Les puissants controlant les puissants. Le collectif n’est jamais interrogé. L’individualisme règne sur le monde capitaliste. Le tissu social est fragmente car le processus démocratique est inversé. Les citoyens sont instrumentalisés caro n se se pose plus la question du “pourquoi” mais du “comment”. Les décisions ne sont plus expliquées. Le peuple ignorant n’est pas capable de comprendre les décisions politiques. On nous impose chaque jours une nouvelle loi inutile pour perdre un peu plus le citoyen dans le labyrinthe legislative. La démocratie est interrogé en France, elle l’est aussi au Brésil et à travers le monde. La crise démocratique sera résolue le jour où le people sera integré et investi réellement dans le processus de décision. Cela s’appelle démocratie directe, dépersonnalisée, avec mandats impératifs.
Il y a un an, j'ai perdu mon pays. Un mêtre 50 a brisé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire tout ce que l'histoire avait élaboré au prix du sang et des larmes. 53% de cons et le destin d'une nation qui s'éffondre. Qu'elle est triste la démocratie quand elle penche vers la dictature. Dictature qui n'écoute plus la voix du peuple Dictature de l'image et du paraître Dictature qui bafoue la liberté de la presse Dictature qui bafoue les droits de l'Homme Dictature du marché Dictature des copains Dictature de l'aliénation Dictature du racisme et de la discrimination Dictature militaire Dictature nucléaire
Et on voudrait que je revienne au pays? "Casse toi pauv' con!" Merci il ne fallait pas me le dire deux fois.
crédit photo: février 2006. La france est en deuil, la démocratie est en deuil. A ceux qui ont voté pour "qui vous savez" et qui aujourd'hui sont mécontents: Vous l'avez bien cherché!
Amis citoyens! Les élections municipales vous ont déçues (Bernayens, Bernayennes..... désolé je m'égare)? Les élections cantonnales ne vous ont pas satisfaites? Le blog de Lagoute69 vous propose de revivre une nouvelle campagne municipales. Elle se déroule actuellement dans la commune de Nouvelville, un endroit éloignées des turpitudes quotidiennes mais où retrouve tout de même l'UMP, le FN, Le PS et le PCF. Le blog vous propose de rentrer dans l'univers particulier d'un colégien de 14 ans qui déborde d'imagination et de talents. C'est loufoque, drole et parfois piquant.
Peu de chose à dire sur le remaniement ministeriel. Après Boutin, la bigote ambassadrice officielle de la Nonce Apostolique et des bonnes moeurs, "qui vous savez" fait rentrer Morano, clone de Le Pen fille et spécialisée en ordre moral au gouvernement.
La nomination de Christian Blanc (NC) en tant que secrétaire d'État au développement du Grand Paris a quelques chose d'inquiétant. Bien que la capitale ait un statut particulier, elle est dirigé par des institutions élues démocratiquement. Les élections municipales viennent d'élire les conseils d'arrondissement et le Conseil de Paris qui font office de conseils municipaux et de conseil généraux. Les villes et les départements en banlieue sont aussi élues au suffrage universel direct. En 2004, les électeurs s'étaient rendues aux urnes pour choisir leurs conseillers régionaux. Dimanche, Bertrand Delanoe (PS) a été reconduit dans ses fonctions, tandis que Jean Paul Huchon (PS) est au perchoir du conseil régional d'Ile de France jusqu'en 2010. Deux hommes PS à la tête du centre économique français, cela faisait un peu tache et cela ne permettait pas de combler les exigences de pouvoir d'un assoiffé qui s'est battu depuis plus de 20 ans pour fusiller les politiques de la gauche francilienne. Plutôt que d'utiliser les magouilles et les ficelles habituelles, "o baixinho" (comme les français l'appellent ici = le petit) fait dans le clinquant et les paillettes présidentielles. Il nomme un nouveau ministre (qui plus est sous tutelle polynesienne) pour piratter les collectivités territoriales qui ne lui sont pas favorables. Cela ne s'appelle pas autrement que du terrorisme constitutionel et un manque de respect total du suffrage universel. Il se targue de grandes déclarations d'amour a faire pleurer le titi parisien du style "j'aime Paris". Mais si on prête l'oreille, il sussure entre ses canines assérées "j'emerde la constitution!". Ne soyons pas choqué ce n'est pas la première fois depuis le 6 mai et d'ici 2012, on en verra d'autres