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lundi 27 avril 2009

Election Equateur 2009: Rafael Correa réélu président de la république

Réaction à show suit en direct les résultats de cette journée multi élection en Equateur. Au fil de la soirée, les résultats des différents scrutins seront diffusés.

17h42: Les bureaux de vote ont fermé à 17h. L'heure est au dépouillement à Guano et en Equateur. Les résultats seront communiqués officiellement entre 22h et 23h.
La télévision annonce une première enquète d'opinion qui donnerait Rafael Correa vainqueur au premier tour avec 55% des voix. Les sondages sont à prendre avec beaucoup de précaution.


17h50: Après une campagne rythmé mais indigente intellectuellement, deux "jours de réflexion" (dénomination officielle) ont été instaurés. Cela consiste à laisser les indécis à réflechir en paix. Plus de campagne et c'est comme si ce qui venait de se passer depuis un mois n'avait pas existé. Respect total, les voitures ne roulent même plus avec leur drapeaux. Et pour que rien ne détourne l'attention des citoyens, on instaure une lois sèche qui interdit à tous les bars de vendre de l'alcool. Riobamba n'est plus que le fantôme d'elle même pendant la soirée. Pas un chat dans les rues.
A Guano, le décès d'un candidat de la liste 40, Mouvement juste et solidaire, a assombrie les dernières heures de la campagne électorale. L'enterrement a eu lieu ce dimanche.

17h57: Le journal El Comercio annonce sur son site que Correa gagnerait avec 56% tandis que Lucio Gutierez serait deuxième avec 29%, Alvaro Noboa troisième avec 9% et Martha Roldos (liste 29, RED) 4%. Les autres candidats n'auraient pas plus de 3% réunis.


18h05: Le journal quiteño annonce aussi l'élection que Augusto Barrera (liste 35, MI PAIS, parti de Correa) à la mairie de Quito et la rélélection du conservateur Jaime Nebot à la mairie de Guayaquil.

18h31: Quelques photos de la journée dans un bureau de vote de Guano





























18h45: Telesur publie la vidéo de la conférence de presse donné par Rafael Correa qui remercie ses électeurs et se félicite qu'enfin l'equateur élise un président au premier tour quand on sait que les sept derniers n'ont pas fini leur mandat. "Aujourd'hui est un jour de joie et de remerciement". Il promet de poursuivre la révolution citoyenne et les ouvrages pour le développement de l'Equateur et promet toute son attention aussi à ceux (plus ou moins 54%) qui n'ont pas voté pour lui. Il termine son discour par une citation du Che "Hasta la victoria siempre".

19h10: L'AFP via Romandie.com nous apprend que Lucio Gutierez ne reconnait pas sa défaite tant que tous les buletin ne seront pas dépouillés. Il dénonce des fraude et "une guerre de l'information".
Reuters publie la dépèche où Correa revendique sa victoire.

19h22: Selon certaines informations, Mi PAIS, parti de Rafael Correa, remporterait la mairie de Riobamba. Le candidat, Juan Salazar l'emporterait sur Fernando Guererro, candidat à la réélection de la liste 65-66, du parti Amauta Yuyay.

19h40: Estimation du journal El Comercio en vue de la future assemblée (120 sièges à pourvoir). En gras la probable future majorité.
MI PAIS: 61 députés et majorité absolue
Sociedad Patriotica, liste 3, 21 sièges
PSC, Liste 6: 6 sièges
PRIAN, liste 7: 4 sièges
Movimiento Patria y democracia, liste 15: 7 sièges
Municipalista, liste 24: 4sièges
Autres: 13 sièges
Reste à déterminé 3

19h45: Le parti du président de la République remporte la région Azuay, où se situe Cuenca, troisième ville du pays.

19h56: Une vidéo trouvée sur YouTube qui explique le fonctionnement électoral équatorien (en espagnol sous titré en anglais). Issue d'une webtv de Vilcabamba créée par une journaliste française: Nathalie Duffau





21h30:
C'est un triomphe pour Correa et son parti. MI PAIS remporte 9 des 24 provinces de l'Equateur. Quatre reviennent à des alliés politiques, soit un total de 13 pour la majorité présidentielle.

21h44:
Il reste de nombreuses urnes à dépouiller et les résultats officiels ne seront connus que tard dans la soirée. Compte rendu complet demain.


28/04: Vidéo de Rafael Correa, datant de dimanche soir, revendicant sa victoire.



D'autres vidéos sur la chaine YouTube de TeleSur

vendredi 24 avril 2009

Election Equateur 2009: Fin de campagne

La campagne électorale en vue du scrutin de dimanche s'est terminé ce jeudi soir.

Les candidats ne peuvent plus désormais faire leur propagande et leur sort est entre les mains des électeurs. Le journal "El Comercio" titrait sa Une hier "une campagne électorale sans idées se termine". En effet il a plus été question de rivalité personelles que de débat de fond.
Le dernier événement de taille dans la province du Chimborazo fut une marche gigantesque (estimation personnelle entre 50 000 et 70 000 personnes) de soutien à Rafael Correa et son parti (Mi País, liste 35) ainsi qu'à son allié le parti indigène Patchakutik (liste 18). Des militants, principalement natifs, sont venus de tous les cantons alentours pour soutenir le président en poste, son poulain, Juan Salazar, candidat à la mairie de Riobamba et Mario Curicama, candidat à la présidence de la région.

Rendez-vous est donné dimanche aux électeurs équatoriens. Réaction à Show suivra aussi les élections et fera partager les résultats au fur et à mesure des annonces.

jeudi 23 avril 2009

Election Equateur 2009: La caravane passe

Alors que la campagne officielle prend fin jeudi soir, tous les candidats se mobilisent dans un sprint final des plus visibles.

La campagne avait été des plus tranquiles. Des mégaphones qui hurlent toute la journée mais des candidats invisibles. Les réunions se faisaient entre simpatisants et pas de publicité n'entourait leur organisation.
A Guano, les hostilités ont réellement commencé samedi dernier avec la tenue d'un meeting par le candidat de la liste 3, représentant de l'ancien président Lucio Gutierez. Sur la place centrale de la commune s'est montée une estrade et la nuit venue le candidat s'est présenté aux sympatisans venus. On a évoqué la forme et non le fond, on n'oublie pas la démagogie électorale en de telles occasion et on promet encore et toujours une éducation plus forte, des infrastructures de qualités, et une revalorisation économique du canton.
Depuis les autres candidats ne font relache. On recrute dans toutes les communautés du canton et d'en dehors. Des cortèges de voitures s'organisent et les militants parcourent le canton dans son intégralité pour prouver aux indécis et aux adversaires leur force numérique. Les routes sont envahis par des caravanes de 30 à 50 voitures tous drapeux sortis et la sono au maximum. On klaxonne à volonté quelaue soit l'heure. Hier soir, 21h passée, Edgar Alarcon et ses supporters de la "Izquierda Democratica", liste 12, ont débuté un défilé pour se rendre dans une commune proche de Guano. Ce mercredi soir, le candidat d'Alvaro Noboa, liste 7, organise un meeting avec orchestre sur la place principale de Guano.
Les 24 heures qui viennent risquent d'être pénibles pour les habitants des environs qui vont devoir supporter la même musique que depuis un mois à des volumes encore jamais atteint. Le discours n'évoluera par contre pas: "Nous travaillerons pour Guano jours et nuits, Nous sommes tous guaneño. Guano, ma commune adorée."


credit photo: perso, l'un des véhicules de la caravane de la liste 7

mercredi 22 avril 2009

Election Equateur 2009: La place du chef

Le premier tour des élections présidentielles, parlementaires, régionales et locales a lieu dimanche prochain. Si la campagne électorale a été évoquée à plusieurs reprises depuis début mars, jamais le nom du président actuel de l’Equateur n’a été cité. Aucun traitement de faveur, seulement un retard comblé maintenant.

Je rêve d’un Equateur sans misère, sans émigration ; un Equateur sans
enfant dans la rue où tous et toutes, sans opulence mais dignement avec un
niveau de vie élémentaire, puissent vivre heureux ; mais ce n’est pas
un homme qui va délivrer l’Equateur, c’est un peuple entier. Si je peux être le
facilitateur pour ce changement, alors je le serai, pour que, ensemble, faire
avancer la patrie. Tu décides entre le passé obscur et cette magnifique
révolution citoyenne.



En 2006, la révolution citoyenne commença par la mise en place de l’assemblée constituante et la rédaction de la nouvelle constitution. L’approbation de cette même constitution déclenche aujourd’hui le renouvellement de l’ensemble du corps électoral équatorien. Fort de l’engouement populaire qui l’a accompagné jusque là, Rafael Correa souhaite poursuivre dans cette voix.
Deux ans plus tard, dans ses tracts politiques, il rappelle les erreurs de ses prédécesseurs : la dollarisation, l’inflation, la corruption, l’aide à l’hégémonie des Etats-Unis, le paiement de la dette extérieur au détriment des programmes de santé ou d’éducation… « La patrie était séquestrée » « Pour eux, le peuple était invisible », « La Révolution citoyenne naquit et la patrie revint pour rester. »
Un Equateur nouveau est né, un Equateur qui n’oublie personne, qui donne les mêmes chances à tout le monde, qui exploite de manière raisonnable et égalitaire les ressources économiques dont il dispose, qui se fait respecter sur la scène internationale. Le tract rappelle qu’il n’est plus nécessaire de payer pour entrer à l’école, que le gouvernement aide les agriculteurs en contrôlant les prix, que les droits à la sécurité sociale ont été élargis, que la justice est aujourd’hui libre, que le gouvernement combat les Farcs et cela malgré « la permanente agression » du gouvernement colombien.

Rafael Correa n’est pas l’homme qui changera l’Equateur, ce n’est qu’un individu que l’on a désigné pour diriger la « Révolution citoyenne » qui s’opère dans le pays. Ce n’est qu’un rouage au service du peuple. « Nos idéaux, notre patrie, notre lutte, nos rêves », « La révolution citoyenne est de tous et rien ne la détient ». Le président est transformé en allégorie travailleuse, combative, et proche du peuple. Son visage est transformé en grafiti qui ressemble étrangement à l’image du Che, tirée du portrait de Korda. Jamais la première personne du singulier n’est utilisée. Le « je » disparaît au profit du « nous ». Ce n’est pas le combat d’un homme qui est exprimé dans sa propagande mais celui d’un peuple et cela malgré la personnalisation maximale de la campagne. Le vice président est totalement effacé et chaque candidat du parti « Mi pais » pose en photo à coté de l’actuel président.
Il est fort probable que Correa soit de nouveau réélu dimanche. Le défi pour son parti sera d’obtenir la majorité des 120 sièges de députés. En 2006, « Mi Pais » avait boycotté ces élections pour donner du crédit à l’idée de l’assemblée constituante. Aujourd’hui, avec entre ses mains une constitution qu’il a écrit, il a besoin d’une majorité législative pour mettre en place la suite de son programme.


credit photo: perso, mars 2009 Riobamba mercado San Francisco, visite de soutien local aux candidats du Chimborazo

vendredi 10 avril 2009

Election Equteur 2009: Le combat des chefs


En Equateur, on ne convaint pas les électeurs de voter pour nous: La politique n'est pas une affaire d'argumentaire mais de présence de générosité et de mise en page.

En France, les élections sont l'occasion des coups bas et des révélations de jeunesse. On parle aussi, parfois de projet de société et des années à venir. En Equateur, tout est beaucoup plus simple, la politique, ce ne sont pas les idées mais le pouvoir et l'argent. On utilise donc des méthodes plus que douteuse pour s'en emparrer.
Le prix de l'originalité revient a Lenin Sanchez, candidat du PRE- liste 10 (parti qui se revendique de centre gauche, comme tout le monde ici mais qui penche plus surement vers l'extrème droite) candidat à un poste de conseiller municipal à Quito. Le jeune homme en appelle à la revolution des pauvres et pour l'éradication de la délinquance. Tout un programme! Sur ses affiches de propagande, le candidat y va fort, le doigt pointé vers le lecteur, son nom s'inscrit dans une chauve souris type Batman. Gotham city tremble et Quito rigole mais cela est révélateur d'une chose: toutes les techniques sont bonnes pour gagner des voix et pour cela on peut faire appel à certains procédés même s'ils relèvent plus du magasin de jouet que de l'arène politique.
Les élections sont aussi une grande braderie. un peu d'arrivisme permet d'économiser sur certaines de dépenses. On trouve de tout dans les rayons des élections: allumettes, t-shirt, on peut se faire inviter à diner lors des réunions électorales toutes accompagnées d'un casse croute et d'un verre de liqueur. Avant le match Equateur/Brésil, les partisans de Antonio Ricaurte (parti municipaliste- liste 24) distribuaient aux supporters des ponchos et des bouteilles d'eau aux couleurs du candidat pour résister aux prochaines heures sous le cagnard et la pluie. Qui a dit que l'on achète pas ses électeurs? Alvaro Noboa a d'ailleurs été pris au piège de la corruption. L'homme le plus riche d'Equateur ne brille pas par son goût de la justice social dans ses plantations de banane par contre il a fait preuve pendant plusieurs années d'un altruisme sans limite lors des élections présidentielles. Avant que la justice ne le condamne, Noboa avait pris l'habitude de silloner le pays en distribuant des colis avec les produits de base de l'alimentation équatorienne. Aujourd'hui, il lui est interdit de faire des cadeaux de la sorte à ses futurs électeurs mais il continue toujours ses dons en échangent d'une somme maudique aux alentours de 10 cents$.
Et puis, il y a Lucio Guteriez, l'ancien président à gallon. Le militaire mise sur une amnesie générale de la population. Rappelons nous qu'il fut responsable de la dollarisation et a entrainé la plus grosse crise inflationiste du pays. A cheval sur son char, l'homme ne se démonte pas et les candidats promettent "Pour que les prix baissent de nouveau", "Avec Lucio, les choses étaient moins cheres".
Pendant encore 15 jours, on va se battre à coup de slogan et de pancarte pour essayer d'obtenir les votes de ses concitoyens. 15 jours encore d'indigence intelectuelle pour gagner enfin le pouvoir et la rente qu'il procure.


credit photo: perso, photo du journal el comercio avec un bus aux couleurs de Lenin Batman Sanchez

mardi 24 mars 2009

Election Equateur 2009: Election: piège ...

Depuis le mardi 11 et jusqu'au 26 avril, l'Equateur est en campagne électorale. Présidentielle, provinciales et municipales sont à l'ordre du jour et les candidats se démènent comme des loups pour convaincre au delà de leur gueule d'ange.

Deux heures du matin, un jour de semaine à Guano, ceux qui ne l'ont pas encore fait se glissent dans les bras de Morphée. Une voiture traverse la ville, la musique à fond: "Votez pour Alarcon, Alarcon, Alarcon. Guano mérite le changement." Le candidat de la izquierda democratica n'épargne rien à ses possibles futurs électeurs. On se croirait revenu en 74 avec les chansons délicieuses de Giscard, Barre et cie. De même pour le candidat du Prian (parti nauséabond de l'homme le plus riche du pays Alvaro Noboa), qui depuis sa maison en plein centre de la ville passe en boucle depuis plus d'une semaine une chanson de 45 secondes de 8h du matin à 22h. L'ancien président et colonel Lucio Gutierrez ( responsable de la dollarisation et de la crise qui s'en est suivi) n'est pas en reste puisque un bus à son éffigie et à son poulain pour la mairie de Guano est stationé exactement là où les bus de Riobamba font étape. Sa petite musique joue des coudes avec celles des autres candidats (6 au total pour Guano) pour se faire entendre.
La clef du succès réside dans la présence. Ici on ne parle pas politique, ni débat, encore moins d'idées. Il faut se faire voir et être vu. La nuit tombée, les militants se mettent en action. Peinture, fresques, drapeaux, pancartes démesurées, la ville, le matin venu, est redécorée à l'effigie du candidat qui aura fourni le plus d'effort.
Certains citoyens prêtent leurs murs pour les pancartes car ici pas d'affichage officielle. Chaque candidat comme conseiller municipal a le droit à 8000 dollars pour en mettre plein la vue au citoyen. On aide l'ami de l'ami de l'ami pour qu'il accède au pouvoir. Légalement et officiellement, ces actions sont purement généreuse et on ne traite jamais d'argent entre gens éduqués mais cet homme qui a Guano à déposer les pancartes pour cinq partis différents sur un coin de sa maison doit avoir beaucoup d'amis ou bien des idées politiques des plus contradictoires.
On organise quand même quelques meetings, c'est une preuve que le candidat peut mobilisé autour de lui. Un bon test pour soi même et une démonstration pour les adversaires. On balance trois promesses dont personne ne se fait l'illusion qu'elles seront tenues puis on déclare et on répète son amour pour la ville, la province et son pays. On dit aux gens qu'ils sont beaux, qu'ils méritent autre chose que l'incompétent qui est actuellement en place (quand même sa femme le dit, c'est que ça doit être vrai). Quelques applaudissements, une paire de slogans et l'affaire est dans le sac.
Lorsque Oswaldo Estrada, l'incompétent au pouvoir, organise des réunions dans le canton, il invite la présidente du village, la présidente des parents d'élève, une représentante de la jeunesse. Chacune lui apporte son soutien et il sourit mais lorsque ces dernières demande l'installation d'un centre de santé, il a déjà tourné la tête, discute avec son voisin ou bien regarde sa montre. Tout se finit dans la joie et la bonne humeur, en chanson et un verre de liqueur à la main ( qui à la fin de la soirée se termine en ivresse généralisée).

Le 26 avril, les équatoriens devront choisir entre des incompétents au pouvoir et au bilan vierge et des démagogues souriant qui n'en feront pas plus. Et le principe du vote obligatoire ne leur donne même pas le choix de nier cette mascarade. Il faut opiner du chef bien gentiment et laisser la démocratie agir pour son bien.


photo: vérités graphique de mai 68

jeudi 20 septembre 2007

Je suis de la boulette baby!


Même à 9000 km de la France, Hervé Morin fait des vagues. Non pas que Globo s'en préocupe (c'est à peine s'ils parlent de Sarkozy) mais aujourd'hui trop c'est trop. J'avais calmé ma plume acerbe contre le ministre de la guerre pour prouver à certains que je savais faire autre chose mais le gredin me cherche et je ne peux resister à son appel du pied.
"Il avait dû me dire: il y a un certain nombre d'entre vous qui exploseront en vol et nous serons probablement obligés de faire un remaniement"
Oh la boulette! Annoncer un remaniement 4 mois à l'avance! En faisant le beau pendant la matinale de Canal+, le premier soldat de France s'est fendu d'une belle rèplique sismique qui s'ajoute à ces nombreuses déclarations ces derniers jours sur l'OTAN et les différents programmes militaires.
Ce qu'il y a de plus drôle c'est sa sérénité sur son possible (probable) départ: "J'ai toujours pensé qu'après la politique, il y avait une autre vie". Rapelons seulement que il a clairement affirmé à plusieurs reprises que s'il devait être démissionner de son poste rue Saint-Dominique, il récuperrerait sa place dans l'hémicycle. Marc Vampa n'assurant en quelque sorte que l'interim.
Il faut savoir que cette permutation n'a rien d'automatique, Marc Vampa ne peut pas passer naturellement le relais à sa tête de liste. Il doit pour cela lui aussi démissioner pour convoquer de nouvelles élections anticipées.
Prenons nous à rêver.... Vampa s'émancipe et refuse de démissionner... Ce cher Hervé pert donc ouvrir son restaurant et va s'occuper de ses chevaux comme promis pendant la campagne ( cf ITV du mois de juin) Je me promet d'être le premier de ses clients!
Revenons sur terre: la vie après la politique pour Morin c'est encore la politique...

mardi 12 juin 2007

Paroles, Paroles, Paroles... ?


L’élection législative est terminée dans la 3ème circonscription de l’Eure. Je me permets de publier le compte rendu de la réunion publique qu’a tenu Nathalie Zanon, le 7 juin 2007 à Bernay.

Cette retranscription ne prend pas la forme d’une interview car le débat fut, en fait, une discussion à l’image des débats participatifs instaurés par Royal au PS. D’ailleurs Nathalie Zanon emprunte beaucoup de méthodes à Royal puisqu’elle préfère prendre du temps pour écouter les acteurs avant de décider quoi que se soit. Elle admet que cette technique d’audit est complexe à faire comprendre aux français quand Sarko promet d’agir avant la rentrée. Elle n’est pas indifférente au projet de 6ème République de Montebourg. Le débat portera pas mal sur la réforme des institutions n’abordant que très peu les problèmes tel que l’écologie, les universités, la santé ou le chômage.

Mme Zanon souhaite dédramatiser la situation complexe dans laquelle elle se trouve. Elle explique son parachutage et évite la polémique : les appels à candidatures au PS ont débuté en mars 2006. La troisième circonscription est réservée « femme » dans le cadre de la loi sur la parité. En juillet, Zanon, originaire de Boulogne Billancourt, soumet sa candidature aux instances dirigeantes en précisant qu’elle se retirerait si un candidat local (homme ou femme) se présentait. Elle rencontre alors progressivement les dirigeants locaux.

Le 12 mai 2007, clôture des candidatures au PS. Personne ne s’est présenté face à elle. Elle est donc investit pour mener le parti socialiste dans la circo. Ce n’est qu’après que Courel (poussé par la fédération départementale) se présentera en dissidence. Elle se désole du fait « qu’on ait pas réussi à faire émerger un candidat local en un an. »

On retrouve une sombre affaire de lutte intestine entre la fédération de l’Eure avec Destans à sa tête qui soutiennent Fabius et Zanon plus proche de Royal. On remarquera que ni la fédération PS de l'Eure, ni le MJS27, ni les sections locales ne donnent de liens vers le site internet de la candidate. Tous indiquent que Francis Courel est le candidat socialiste dans la troisième circo de l'Eure...

Nathalie Zanon déplore la division à gauche, « personnellement, je souhaite une reconstruction de la gauche. J’observe d’un bon œil ce qui c’est passé avec les tentatives de collectifs unitaires. Cette atomisation est dommage quand on sait que le rassemblement est possible. » On constate qu'elle fait partie de l'aile gauche du parti. En tout cas son engagement associatif permet d'en savoir un peu plus sur elle. Membre de Sortir du Nucléaire et d'Attac (elle fut candidate au poste de membre actif au CA national), elle défend les idées d'éducation populaire et d'un monde respectueux de l'Homme.

Nathalie Zanon se distingue par une éthique politique particulière. Bien que parachutée, elle souhaite (si elle est élue) s’intégrer dans sa circonscription en restant proche de la population, en ne cumulant aucun autre mandat, et en délaissant sa profession de maître de conférence le temps de son mandat. Une carrière politique n’est pas de son goût. Elle souhaite proposer « une nouvelle façon de faire de la politique ». Elle exprime son désir d’accomplir son travail de député et ne pas seulement servir « d’assistante sociale » auprès de ses administrés. Cette vision est clairement opposée à l’idée de Morin qui ne rend compte de son action qu’à travers des visites aux repas des anciens et la résolution de cas de surendettement. Elle s’oppose à la dernière directive Debré qui permet aux anciens députés de touché les Assedic à 90% pendant 18 mois et promet de travailler à son abrogation (elle seule ne peut abroger une loi).

Interrogée sur la position défaitiste du PS, elle s’oppose à cette attitude : « A titre personnel, je suis convaincu de ma possibilité de victoire. Au cas où ce ne serait pas le cas. On ira dans la rue pour défendre et gagner nos acquis. On a vu l’an dernier avec le CPE que la rue pouvait influencer la politique gouvernementale. Si le lien gouvernement-population est rompu, il y a des chances pour que ça flambe. » Miracle ! Une socialiste qui reconnaît le pouvoir de la rue et qui n’en a pas peur. Cependant des progrès restent à faire : « Je ne souhaite pas aller jusque là car entre temps beaucoup de gens auront été malheureux. »

La France est elle encore un pays de droit ? « Reconnaissons que nous sommes en train de perdre beaucoup de droits. Il va falloir rester très vigilant pour que la démocratie continue à fonctionner. »

Elle reconnaît qu’elle est trop « naïve » par moment et n’est pas franchement offensive laissant à chacun le soin de faire ses preuves. Face au chien fou de Morin, elle fait difficilement le poids alors qu’elle ne propose pas que de mauvaises choses.

La réalité ne nous permettra pas de savoir si ses propos ne sont que des paroles en l’air. Par contre, le PS pourrait prendre exemple sur des gens comme elle pour se réformer.





credits photos: flikr

lundi 11 juin 2007

Tous des moutons

Avec un peu de retard sur mes collègues radio TV et presse écrite voici un aperçu non exhaustif des résultats en Normandie et en Bretagne:
3eme circo Eure: Morin élu avec 50.5% des voix, Courel 16%, Zanon 10%, Raviart 5%... les autres n'atteignent pas la barre fatidique des 5% permettant de se faire rembourser leurs frais de campagne.
Pour une vingtaine de voix, il n'aura pas a bataillé dimanche prochain.
Les électeurs sont des moutons. Ils suivent les yeux fermés un homme qui retourne sa veste à chaque fois que le vent tourne. Il est désormais bien installé dans son fauteuil ministériel...
Dans le reste de l'Eure: 2eme: Nicolas (UMP) et Recours (PS) au 2nd tour, 1ere: Le Maire (UMP) et Mansouret (PRG), 4eme: Loncle (PS) et Micquel (UMP), 5eme: Gillard (UMP) et Picard(PS)
Seine Maritime: Le Jeune (UMP) élu au premier tourdans la 12eme, Fabius en ballotage face à Roux(UMP) dans la 4eme. Lecoq (PCF) est au second tour mais en difficulté face à Merville (UMP)
Calvados: Nicole Ameline élue dès le 1er tour dans la 4eme circo.
Bretagne: Méhaignerie réélu dans l'Ile et Vilaine, Goulard au second tour face à Pellois (PS). Grosse surprise à Lannion puisque Furet (UMP) est en tête face à Ehrel (PS) pour 600 voix de Chaise Martin (MoDem) a toutes les cartes en main.

dimanche 10 juin 2007

Pourvu que ...

Pourvu que les résultats de Duranville ne représentent pas ceux de l'Eure:
123 inscrits, 77 votants
Morin: 43/ Zanon: 10/ Martin: 5/ Raviart: 5/ Courel: 4/ Le Tanneur:4/Poirier: 2/ Louvion: 1/ Branchu: 1
Plus de 60% pour Morin ... aie!

A noter 50.5% de participation dans l'Eure et 54.3% dans la Seine Maritime

samedi 9 juin 2007

les sondages mentent (enfin j'espère)

je n'accorde aucune sorte d'importance aux sondages surtout quand ils sont fabriqués par l'Ifop, l'organe de propagande de Laurence Parisot.
Cependant je me permet de rapporter l'un d'eux. Ceci est à prendre avec une extrême précaution:
enquête réalisée les 4 et 5 juin auprès de 607 personnes:
Pichon (Lo):2.5%
Martin (LCR):2.5%
Morin (PCF):2%
Courel (ex PS): 17%
Zanon (PS, PRG, MRC): 10%
Louvion (Verts): 3%
Raviart (MoDem): 5%
Blampied (Génération écologie): 2%
Branchu (La France en Action): 0.5%
Morin (PSLE, UMP): 49%
Poirier (MPF): 0.5%
Le Tanneur (FN): 4%
Rep (MNR): 1%

esperons que les sondages se trompent....

vendredi 8 juin 2007

Hervé morin en Interview exclusive


Réunion publique Hervé Morin, Thiberville, 20h45

Le néo ministre de la défense arrive en terrain conquis dans la salle des mariages de la mairie de Thiberville. Tout le monde l’appelle « Hervé », il faut dire que c’est « le ‘tit gars d’Epaignes » qui rend visite à ses concitoyens à quelques jours du premier tour de l’élection législative. Avant de dire un mot au micro, H.M entame un tour de salle, une poignée de main pour les hommes, la bise pour les dames : tout le monde y a la droit. L’ambiance est bonne enfant et le député s’attend à une soirée des plus tranquilles. Ce n’est ceux qui l’on vu grandir qui vont lui mettre des bâtons dans les roues.

A la porte, trois gorilles, pistolet en poche, assurent la sécurité. (je n’ai pas réussi à savoir qui les rémunérait)

Au micro, H.M laisse les mots des ministères à la porte. Entre amis on peut utiliser la langue des charretiers. Il distille un humour graveleux et s’en prend tour à tour à Guy Paris (maire de Thiberville), Hervé Maurey, et Raymond Fauqueux (maire de Courbépine). La star de la soirée c’est lui et personne ne doit lui faire de l’ombre.

Il commence son allocution en entonnant le refrain « la France a peur ». Roger Gicquel n’est pas loin. Le but n’est pas dissimulé : assommer la salle avec des chiffres impressionnant et une situation catastrophique en faisant référence à de multiples reprises à la seconde guerre mondiale et au général de Gaulle. Les anciens combattants présents dans la salle et ceux qui se souviennent de 45 apprécieront. « Le gouvernement Sarkozy est un gouvernement de rassemblement à l’image de celui constitué en 58 par le général de Gaulle. » « Le constat que VOUS partagez est que la France est dans l’ornière. Nous souhaitons résoudre ce probème par une politique sans idéologie mais avec pragmatisme.» L’heure est à la dramatisation : la salle est asphyxier par la dette. Plus de onze mille milliards d’euros repose, tel un couperet, au dessus de la tête de nos enfants. Sarko va arranger tout ça en reformant la fiscalité, le temps de travail, les universités, et l’administration. H.M se pourfend de quelques citations présidentielles : « Vous avez l’obligation avec votre administration de respecter et d’appliquer mon programme. »

Le public qui n’avait pas l’impression de vivre dans un pays du tiers monde est estomaqué. Y’a t-il des questions ? Votre serviteur se lance.

Question: "Etes vous à ce jour encore membre de l'IRIS(Institut de recherche internationale et stratégique)? si oui, comptez vous démissionner de ce poste (ou celui de ministre de la défense) puisque vous êtes au centre d'un conflit d'intérêt? En effet l'IRIS est l'un des mandataires du ministère de la défense pour des études stratégiques militaires. Des relations commerciales existant entre deux parties au sein des quelles vous prenez part, il ne me semble pas très légal que vous conserviez les deux sièges."

Réponse : " Merci de me rappeler que j'étais membre de l'IRIS. N'ayant assisté qu’à un seul CA en trois ans, je ne m'en souvenais plus. La France ne dispose pas d'un réseau de recherche stratégique et militaire à la hauteur de ses ambitions mondiales. Je souhaite réformer ces instituts de recherche en les mutualisant tous pour n'en faire qu'un seul qui soit performant. Ce sont des organes assez statiques qui engagent tous les anciens ministres de la défense pour noyauter leur fonctionnement. La France doit disposer d'une recherche militaire équivalente voir supérieure à ses confrères européens et mondiaux."

Question: "De quel poste allez vous démissionner?"

Réponse: "Bien sur je vais démissionner de mon poste à l'IRIS."

Question : « Au mois de mars, vous vous êtes prononcé dans l’Eveil de Pont-Audemer, contre « la République des copains ». Ces dernières semaines vous nommez Hervé Maurey à votre cabinet au ministère de la Défense et vous parachutez des membres de votre entourage dans plusieurs circonscriptions françaises. Comment expliquez vous cette antagonisme entre les mots et les faits ? »

H.M : « A ce que je sache le ministre est encore le seul maître pour les nominations au sein de son ministère. J’ai souhaité nommer une personne qui connaisse le terrain plutôt que quelqu'un débarqué de nul part. En ce qui concerne les législatives, ma femme, mon neveu, mon frère, ma secrétaire ou mon chauffeur sont des citoyens comme les autres et ils ont le droit de se présenter à une élection comme quiconque. Nous avons créé un parti en trois jours et il a fallu faire avec les bouts de ficelle. Cependant je puis vous assurez de leur volonté personnelle de s’engager politiquement. Lorsque j’observe les candidats dans la troisième circonscription, il y en a six à qui il a fallu un GPS pour trouver Bernay. Ce que nous avons fait, à cause du règlement du financement des partis politiques français, tout le monde le fait. Le MoDem, auquel vous semblez appartenir (SIC, SIC, SIC), utilise les mêmes pratiques.(la candidat MoDem, Philippe Raviart habite Bernay depuis 4 ans) Vous allez voir que Mme Zanon (candidate PS, PRG, MRC) qui débarque de Boulogne Billancourt va repartir lundi matin en s’étant pris une branlée. Même Courel (dissident PS) va la battre. »

Pierre Espaldet (président de la communauté de commune de Thiberville) : « Elle finira marchande de bonbons à Boulogne ! »

(on notera qu’il ne répond pas à la question)

La salle pose des questions.

« Allez vous rétablir le service militaire ? » (sic)

Applaudissement nourris dans la salle (SIC)

H.M : « Malheureusement, c’est impossible. Je n’étais pas favorable à sa suppression en 1997 mais il en a été autrement. Il faut reconnaître qu’il avait deux vertus principales : il montrait à ceux issus des beaux quartiers que la France n’étais pas faites que de paillettes, et il remettait les idées en ordre à ceux qui partaient dans tous les sens. Aujourd’hui le rétablissement est impossible puisque la France a cédé de nombreux bâtiments que l’armée possédait. Il y a eu une réorganisation qui ne permet plus d’accueillir les nouvelles recrues. Et puis cela coûterait beaucoup trop d’argent. Par contre Nicolas Sarkozy, tout comme François Bayrou, s’est prononcé en faveur du service civil volontaire. «

« Quels sont les futurs projets militaires français en terme d’armement (Rafale, second porte-avion…) ? »

H.M : « Je dépend d’un homme qui ne s’est pas encore exprimé clairement à ce sujet. Je ne puis en dire plus. Nous allons sûrement entamer la rédaction d’un livre blanc sur l’armée duquel découlera une loi de programmation militaire. »

« Quelle politique allez vous adopter face à l’immigration ? »

H.M : « Il est nécéssaire de ne pas accueillir toute la « misère du monde », je me permet de reprendre une expression de Michel Rocard. Il va falloir modifier le regroupement familial. Vous pourrez installer tous les miradors possibles à vos frontières, cela ne sert à rien si la misère persiste de l’autre coté. Tant que des jeunes n’ont aucun moyen de se projeter dans l’avenir dans leur pays d’origine et qu’ils n’ont rien à manger, le problème ne sera pas résolu. Il faut mettre en place ce que les américains ont fais pour nous à la fin de la seconde guerre mondiale : un plan Marshall qui aide les pays à se relever. Il faut un véritable co-développement avec les pays africains pour qu’il n’y ait plus de perte humaine dans le sable du désert.

« Que comptez vous faire pour la médecine en milieu rural ? »

H.M : « Il faut relever les numerus closus en première année de médecine au niveau régional. On constate que les jeunes s’installent le plus souvent dans la région où ils ont étudié. Et puis il faut repenser la répartition des actes médicaux pour soulager le travail des généralistes. Aujourd’hui, on fait faire aux généralistes des actes que les infirmières réalisent ailleurs en Europe comme le renouvellement d’ordonnances, les vaccins ou les check-up mensuels. »

« Qu’est il prévu pour nos retraites ? »

H.M : « Le pouvoir d’achat des retraités a baissé de 10 à 15% en 10 ans. Nicolas Sarkozy a prévu d’augmenter les petites retraites de 25% (gronde de mécontentement dans la salle). C’est un sujet majeur pour les 20 prochaines années mais on y arrivera plus facilement que l’on croit. S’il y a moins de chômeurs, il y aura plus de cotisations pour les retraites. Il y a aujourd’hui 4 millions de chômeurs (en réalité, il n’y en a plus que 2 millions officiellement répertorié par l’ANPE), notre politique va permettre de résorber ce problème pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état et financer vos retraites. »

« Qu’en est il de la franchise sur les frais de santé ? On prend toujours l’argent chez les même, on en a marre ! »

H.M : « La santé devient une consommation pour certaines personnes quand c’est une nécessité pour d’autres. Le système ne doit pas être identique pour tout le monde. Ca ne me choque pas de payer 40 ou 50 euros par an pour être soigné. On peut bien se priver de restaurant ou de pinard pour rester en bonne santé. Ce plafond doit varier en fonction des ressources. Et puis, nous pouvons réaliser de grandes économies dans la santé notamment avec le dossier personnel informatisé qui pointera les abus de certains. »

Je reprends la parole pour les deux questions suivantes.

« Le 1er ministre a demandé à ses ministres d’être confirmés dans leur fonctions de député pour recevoir l’approbation du peuple. Que ferez vous si vous n’êtes pas réélu puisque vous serez sur la sellette au ministère de la défense ? »

« Si je ne devais pas être reconduit dans mes fonctions de député. Je serai obligé de quitter le gouvernement. Je continuerai de m’investir dans la vie politique locale en tant que maire de Epaigne et président de la communauté de commune. Depuis le temps que je le dis, j’ouvrirai mon restaurant et je m’occuperai de mes chevaux. Mais il faut que vous sachiez qu’en tant que député, je resterai le chef de la circonscription. Désolé Marc (son suppléent). J’essayerai d’être présent un à deux week-ends par mois lors d’évènements et j’essayerai que mes fonctions servent le territoire. »

« Vous associerez vous au sabotage de l’université et de la recherche comme il a été pratiqué depuis plusieurs années par les gouvernements successifs (LMD, Fillon, reforme de la recherche et CPE par extension) ? »

H.M : « L’université française manque de moyens. Un étudiant français dispose de 2000 € de moins que ses homologues européens. Ensuite, il faut stoppé le gâchis de la première année avec des étudiants qui quitte l’université sans diplôme. Il faut améliorer l’orientation en fin de terminale pour que on n’observe pas des engouffrements vers des sections sans avenir comme psycho ou socio. Nous souhaitons rationaliser le système et injecter 1 milliards d’euros sur 5 ans. Les laboratoires doivent lier des partenariats avec les entreprises pour se financer. Il est inaceptable qu’il y ait une seule université française parmi les 100 meilleures du monde. Nos voisins fonctionnent avec ce système je ne vois pas pourquoi nous devons nous en passer. Il faut sortir du cloisonnement idéologique qui dresse un mur entre privé et public. »

Toutes les questions de la soirées n’ont pas été retrancrites ici par contre les termes sont exactes. La trivialité de certains mots a été conservée pour conserver l’authenticité du discours. En deux heures de réunion, H.M nous a prouvé qu’il s’était glissé parfaitement dans son nouveau costume de sarkoziste à l’exception de la carte scolaire à propos de laquelle il émet des réserves quant à son application en milieu rural. Plusieurs fois il a été mis en difficulté par le public sur les retraites, les droits de successions, et l’ensemble de la politique sociale et de santé du gouvernement. Il fut surpris par les questions de défense, sujet peu aborder par ses électeurs lors des précédentes années. On remarquera que les sujets nationaux ont supplanté les enjeux locaux. Jamais on ne parlera pas de l’hôpital de Bernay ou Pont-Audemer, ni du tribunal d’instance de Bernay, ni de l’usine de bio carburant qui doit être implanté à Thiberville.

Pascal Bonniface, directeur de l'IRIS a été informé des propos tenus au sujet de son institut de formation. Sa réponse dans les commentaires

credit photo: leroiestmort.canalblog.com

vendredi 25 mai 2007

c'est beau l'amitié!


Un ministre qui arrive à son poste constitue son cabinet. Il ramène tous ses copains de province dans la capitale. Les pieds dans la bouse c'est sympa deux minutes mais les strapontins de cuir sont plus confortables.
Dans ce petit jeu de débauches amicales. Je demande l'ami de toujours. Dans le cas d'hervé morin, il s'agit de ... bayrou? cela aurait pu être drole mais non! Il s'agit en fait de hervé maurey (l'homonimie est flagrante!), le maire de bernay, jolie petite bourgade de l'eure et sous préfecture de son état. Ce brave monsieur au sourire faux, la dégaine hautaine, et le verbe peu avare en conneries se retrouve au cabinet du ministère de la défense. De la campagne euroise aux missiles sol air, il n'y a qu'un pas.
Ne soyons pas médisant cette amitié est sincère puisque c'est ce chèr monsieur maurey qui à marier le ministre de la guerre. regardez les sur la photos comme ils sont mignons et jeunots.
Qui aurait miser un centime sur eux pour un poste dans un ministère...



credit photo: hervé-morin.net (la photo vaut le coup)