mercredi 31 octobre 2007

Jour de foot



C'est l'actu de la semaine concernant le Brésil: le pays accueillera la coupe du monde de football de 2014!
Pas d'éffusion de joie trop prononcé au moment de l'annonce puisque la décision était déjà acquise faute de concurence. Tous se reservent donc pour cet évènement de taille qu'ils attendent depuis 1950.
Sanctuaire du football, il est à penser que le Brésil va être paraliser pendant un mois. Tous les yeux rivés sur les écrans, ce ne sera pas le bon moment pour une régularisation de visa (en fait ce n'est jamais le bon moment quand il s'agit de traiter avec l'administration ici)!
Cet évènement sera aussi l'occasion pour le pays de se doter d'infrastructures dignes de ce nom, Brasilia aura ainsi un tramway qui reliera l'aéroport (extreme sud de la ville) au bout d'Asa Norte: la simple évocation de ce mode de transport me fait saliver.
L'équipe brésilienne n'aura, par contre, pas le droit à l'erreur. La victoire est un impératif sous peine de déclancher une innondation lacrimale dans tout le pays et une forte augmentation du taux de suicide. On ne badine pas avec des choses comme ça.

Je pense d'ores et déjà à reserver mon billet pour cette coupe du monde, moins pour le foot que pour la folie qui va se répandre dans ce pays. L'observation du championnat brésilien et des match de la Seleção donne un petit aperçu de ce qui pourra se passer dans 7 ans.




credit photo: sports.fr: la statue de l'ancien président Kubichek revet le maillot auriverde pour l'occasion

lundi 29 octobre 2007

Appel à la mobilisation étudiante


Reprise de l'appel de la coordination nationale universitaire de Toulouse le 27 et 28 octobre.

Une coordination nationale universitaire, rassemblant 36 délégués mandatés par 21 universités, s’est réunie les 27 et 28 octobre à Toulouse suite à une nouvelle attaque du gouvernement contre le service public de l’enseignement supérieur : la loi Pecresse, dite "de libertés et responsabilités des universités" (LRU).

Cette loi permet un désengagement financier de l’État au profit des entreprises et des intérêts privés qui par leur présence accrue dans les conseils influenceront forcément le contenu des cours. Les universités auront ainsi moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables par les nouveaux financeurs. Elles seront gérées comme des entreprises sur des bases de rentabilité : mise en concurrence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d’administration et dans les mains du président de l’université. La loi instaure également une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université.

Ce démantèlement de l’enseignement supérieur est encadré par le processus de Bologne, initié en 1999, dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle européenne (d’où aujourd’hui des frais d’inscriptions à 1000 euros en moyenne en Allemagne et au Portugal, à 3000 euros en Italie).

C’est pourquoi, nous exigeons l’abrogation inconditionnelle et immédiate de la LRU et nous nous prononçons :

- Pour un vrai droit à l’éducation et à la formation pour tous, contre toute sélection à l’entrée de l’Université,
- Pour la défense des statuts des personnels d’université, pour la titularisation des personnels précaires,
- Contre la privatisation de l’université publique et la politique de pénurie budgétaire, pour le réengagement financier massif de l’État, pour l’augmentation des aides sociales étudiantes, pour la construction de logements sociaux à hauteur des besoins.


Mais cette loi n’est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un recul social d’ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Français et les étrangers. Tout au contraire, alors qu’un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 octobre les salariés de la SNCF, de la RATP et d’EDF-GDF ont montré qu’ils étaient disponibles pour lutter, nous devons articuler nos revendications. C’est pourquoi nous sommes décidés à nous battre :

- Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l’Éducation Nationale) liquidés dans le budget 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes, contre le démantèlement des services publics,
- Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales,
- Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à taux plein,
- Pour l’abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et "Hortefeux" ; une carte d’étudiant = une carte de séjour,
- Pour l’amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux.

Nous sommes déterminés à construire la mobilisation dans nos universités et nos lycées, et l’unité d’action avec les salariés. Au rouleau compresseur du gouvernement, nous opposons la convergence de tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.

Nous appelons les universités à construire la grève avec piquets de grève dès que possible, comme seul moyen pour gagner et à bloquer les CA pour empêcher l’application de la loi.

Nous appelons aux manifestations des 30 octobre, 8 et 20 novembre, et à toutes autres initiatives lancées par les salariés.

La chute viendra t elle d'Outre Atlantique?


Reflexion à la suite des nombreuses bourdes de Sarko l'américain.

Les États Unis, tant décriés par les français, pourrait ils être le pays qui nous débarrasse de notre nabot dictateur? C'est une possiblité à ne pas exclure vu que depuis quelques mois, Sarko accumule les erreurs avec la presse américaine, pourtant très favorable.
En quittant le plateau de CBS, lorque la journaliste se tente à une question sur son (désormais) ex épouse, Sarko rajoute une perle au colliers de bourdes qu'il a accumulé ces derniers mois. Entre les interviews refusées, les journalistes mal traités, les préjugés racistes à l'ONU... Cela commence à faire beaucoup, en attendant la semaine prochaine et son voyage à Washington.
Je n'admire pas la presse américaine mais il faut lui reconnaitre un bon point: elle ne fait pas relire les interviews avant publication (pratique systématique dans la presse nationale mais à laquelle se plie certains félons de la presse locale et régionale). Là bas, tout est "on", et l'attaché de presse de la personne interviewé ne vous envoie pas la version publiable deux jours plus tard.
Le problême c'est que N.S aime avoir la presse à ses pieds, le petit doigt sur la couture du pantalon. Plus de questions qui dérange, tout est chapotté par David Martinon, le monsieur com' de l'Elysée. Les récalcitrants se voient affliger d'un "No comment" (en anglais dans le texte), quand ils ne sont pas reconduits à la porte manu militari.
Les États Unis aiment les à coté, tout ce qui se passe mais que l'on ne raconte pas (je ne dirai jamais que j'ai eu l'occasion de boire une bierre avec Marc Vampa à la terrasse du Bourbon, avant d'aller interviewer Morin)... Bref tout le contraire de Sarko.
On peut imaginer que les journalistes vont en avoir marre d'être pris pour des guignols et un beau jour, ils pourraient décider d'être offensifs. On se souvient de leur tact et de leur finesse quand il s'agit de détruire une personalité publique (ex: Bill Clinton). Dans ce cas, ils pourraient être tenter de mettre leur nez dans les casseroles sarkozienne: une aventure qui pourrait lui être très préjudiciable.
L'autre solution est qu'ils décident de squizzer tout simplement la France, laissant dans l'ombre les évènements français: une décision dont pourrait souffrir les entreprises et l'économie française...
Soyons réalistes, la presse américaine ne provoquera malheureusement pas de "Water Gate".

Petites histoires pour grande ville (2)


Quatrième partie sur la ville de Brasilia, et je continue avec les histoires loufoques de la ville.

L'an dernier, la capitale brésilienne s'est doté d'un magnifique musée et d'une bibliothèque flambant neuve. Deux oeuvres architecturales de Oscar Niemeyer qui s'intègrent parfaitement sur l'esplanade des trois pouvoirs (Niemeyer est aussi le créateur de la cathédrale situé au coté du musée).
Voila donc deux bâtiments qui remplissent des fonctions importantes dans une capitale... mais qui sont vides comme une coque de noix! A l'origine, le projet était de faire venir de Rio, de São Paulo et de Belo Horizonte, une partie des oeuvres et des ouvrages pour combler les murs vides. Le problème est que cela bloque dans l'ancienne capitale: "Pas question de se faire dépouiller sans dédomagements conséquent". Réaction épidermique à Sao Paulo et Belo Horizonte: "Pourquoi on le ferait si Rio refuse?" Situation totalement bloquée que le gouvernement n'arrive pas à solucioner.
Et voila donc le musée et la bibliothèque nus comme des vers qui se contente de ce que l'on peut leur donner dans la capitale: pas grand chose! Quelques expositions temporaires, des archives peu nombreux... Le centre culturel Banco do Brasil et la bibliothèque de l'université de Brasilia sont de meilleurs lieux pour s'épanouir culturelement.

vendredi 26 octobre 2007

Petite histoire pour grande ville

Troisième épisode sur la ville de Brasilia: abération à elle seule, la ville colectionne les anecdotes savoureuses.
La région de Brasilia est propice aux mythes, légendes, et autres délires aux origines suspectes. Révée par Dom Bosco, la capitale du Brésil est, de fait, un peu mystique. Tout autour, dans la campagne du Goias, on retrouve des subsistances de communautées hippies qui s'épanouient dans les chuttes d'eau et qui se retrouvent à l'occasion de la pleine lune.
Une telle capitale ne pouvait que colectionnait les petites histoires dotées d'un brin de mystères.
Construite en pleine région désertique, il fallait bien un point d'eau pour réhausser l'hygrométrie et rendre cette ville vivable. Le lac artificiel de Paranoa vit le jour grace à un barrage (situé à l'est de la ville) et au travail des pelleteuses qui ont creusé l'emplacement pour que l'eau puisse se répandre. S'étendant d'un bout à l'autre de la ville, le lac atteint une profondeur de 80m. Une vraie mine a ciel ouvert avant que celle ci ne soit submergée. C'est cette profondeur qui est interressante puisque des machines ont bien été obligé de creusé jusque là. Mais quand il a été question de remplir le lac, ces messieurs se sont rendu compte que rien avait été prévu pour faire remonter les pelleteuses... "tant pis, on les laisse où elles sont!" a t on décidé, et l'eau les a recouvert petit a petit. 50 ans plus tard, ces débris ne doivent plus être qu'un tas de rouille que l'on distingue à peine dans une eau trouble, mais il bon de se souvenir des méthodes de recyclage d'il y a quelques années en arrière.

La capitale d'un pays comme le Brésil devait se doter d'un pôle culturel conséquent. Pour cela Niemeyer avait prévu un théatre de 20 salles. Aujourd'hui le Théatre National compte 2 salles... Le paradoxe est à mettre sur le dos d'un cimetière indigène découvert lors de la construction. On pourrait dire qu'il s'est passé un phénomène Toutankhamon: quelques ouvriers sont morts mistérieusement pendant le chantier. La panique s'est emparée des survivants et tous ont refusé de revenir travailler laissant le théatre de Brasilia avec deux salles.

Les esprits rodent dans la région. Un doux réveur fortuné a même construit un aéroport pour les OVNI à deux heures d'ici (j'espere pouvoir en parler bientot). Il les attend toujours...

Victime de la mode

Je m'éloigne pour la troisième fois consécutive (le Brésil revient prochainement) mais je ne résiste pas à la dernière trouvaille de la blogosphère.

Tous les blogs ouvrent aujourd'hui sur les détournements des couvertures de Martine, cette chère héroine de notre enfance, bien puritaine comme il faut. Allez libérons nos bas instinc le temps d'un instant pour rire dans ce monde qui n'en donne pas toujours l'occasion.


Je ne parviens malheureusement pas à afficher des exemples, allez sur le site si vous voulez vous faire une idée

lundi 22 octobre 2007

Dans le panneau!

J'ai beau m'essayer à quelques expériences de mise en page, la vie continue.

Ah il faisait le fier au mois de juillet notre Morin national: "je serai surpris qu'on le perde". Sa place en haut de l'état devait lui permettre à lui et à Maurey, son fidèle toutou, de sauver le TGI de Bernay. Il se promettait de produire un lobbying payant: un intention louable car nécéssaire. Le 10 octobre dernier Maurey réafirmait de nouveau dans l'Eveil: "[La proposition du procureur général de la cour d'appel] maintient le TGI".
Sarko est droit dans ses bottes et s'il a dit que la carte judiciaire allait être réformer elle le sera sans que l'on se soucie des préocupations d'un ministre et de son conseillers qui ont encore un peu de boue sur leurs semelles.
Aujourd'hui Rachida Dati a parlé et la pillule est dure à avaler: Avranche et Bernay sont supprimés et 13 Tribunaux d'instances ferment aussi leurs portes en Normandie. Pont Audemer voit son tribunal d'instance et son tribunal de commerce s'installer à Bernay. Les prud'hommes sont quant à eux en suspend jusqu'à novembre.
Avant de se préocuper de l'aspect politicien (le moin important mais le plus drôle) il faut souligner que cette décision est très grave pour la ville de Bernay ainsi que pour tous les justiciables de l'Ouest de l'Eure. Les professions de justice risquent elles aussi de subir les conséquences d'un tel choix.
Les deux protagonistes locaux ne s'en font pas. Hilares, ils se satisfont des coups de batons que leur assaine le nabot président et sa maitresse tout de cuir vétue: "Je l'ai défendu avec acharnement, ce qui nous permet de sauver l'essentiel : le tribunal de commerce, le conseil des prud'hommes et les affaires familiales restent à Bernay. C'est mieux qu'une fermeture pure et simple. " se félicite le ministre de la guerre. Son conseillers en affaires boueuses est tout aussi content: " Je ne suis pas mécontent de ce qui a été décidé. Le tribunal ne va pas fermer, le tribunal d'instance est élargi et nous gardons les affaires familiales. Nous avons ainsi une justice de proximité qui en sort renforcée. " Ils ont basé leur campagne électorale en partie sur cet argument "Plus haut, on peut mieux controler". Aujourd'hui c'est un vrai camouflé. Cette suppression risque en tout cas de couter très cher à Maurey en vue des municipales. On lui reprochait en partie de ne pas être assez présent dans sa ville, aujourd'hui on a des exemples à lui soumettre pour lui prouver son incompétence.
Vivement 2008, les municipales et les législatives anticipés car je mets une pièce sur l'éviction de Morin dans les prochains mois...


Source: José Alcala: vernon27journal.typepad.com et paris normandie
photo: crédit perso février 2007