vendredi 18 avril 2008

La lutte continue après la grêve


Avec une écrasante majorité, les étudiants ont voté, hier après-midi, la désoccupation du rectorat. Après 15 jours dans le bureau du recteur, les étudiants rendent les clefs ce midi après un nettoyage complet.
La lutte étudiante aura eu des répercutions dans le pays entier. La persérérance des occupants aura permit la déroute du recteur Thimoty Mulholand ainsi que du vice recteur, Mamiya, entrainant avec lui tout le conseil de direction.
Le nouveau recteur, Roberto Aguiar, s'est aussi engagé sur 28 points pour une université plus démocratique avec des instalations dignes d'une des meilleures universités du Brésil.
Les étudiants n'accordent pas une confiance entière au nouveau recteur. Lorsque ils partiront de l'immeuble, ils laissent un message très clair derrière eux: "Nous sommes près à revenir à n'importe quel moment".

jeudi 17 avril 2008

Tout en image (7)


15 jours d'occupation et une première vague de photos. Un premier aperçu de la situation et de la mobilisation à l'université de Brasilia.
Le recteur, le vice recteur et le conseil de direction ont dû démissionner. Un nouveau président d'université temporaire a été nommé et il promet une série de 28 points pour améliorer les conditions physiques du campus ainsi que la transparence et la démocratie au sein de l'UnB.
Une assemblée a lieu ce midi pour déterminer la suite des évènements.

http://www.flickr.com/photos/23016490@N07/

mardi 15 avril 2008

[04/04] Première nuit au rectorat


Texte écrit le 04/04/08, après24 heures d'occupation.

Le groupe d'étudiant qui a occupé le rectorat, hier après midi, entre dans son deuxième jour de resistance contre le recteur Timothy. Sans eau ni électricité, les étudiants a passé sa première nuit dans le noir. La solidarité étudiante fonctionne et quelques camarades sont resté en bas de l'immeuble pour faire monté eau, bougie et nourriture via un sav relié à un fil de fer. L'entrée au rectorat est bloqué par un cordon d'une quinzaine de vigils.
Aux alentours de 20h, les portables qui ont encore de la batterie résonnent. Parents amis appellent pour rapporter ce qui a été dit dans les journaux télévisés.
Les bougies, comme unique source de lumière, les étudiants ne sont pas démoralisé pour autant. Ils débatent ou bien improvisent une samba jusqu'au petit matin. Lorsque les premiers ne résistent plus à la fatigue, la pluie arrive. Les personnes qui profitaient de la clarté de la nuitsot obligé de trouver refuge àl'intérieur. 150 personnes s'agglutinnent sur les chaises et les canapés. Quelques matelas ont pu être envoyé par l'équipe du ravitaillement qui se trouve au rez-de-chaussée. Malgré la fatigue, une assemblée générale a lieu dans la salle de réunion du rectorat. Une nouvelle plate forme de revandication est adopté. Plus radicale, elle s'oppose au REUNI, réforme universitaire du gouvernement Lula. Cette disposition sera rejeté par l'AG des étudiants du rez-de-chaussée, qui ne se contente pas uniquement des dispositions techniques.
Sans eau, l'hygiène est précaire, certains se satisfont d'une toilette de chat avec de l'eau de pluie. Les repas sont de simples sandwiches. Les journaux du matin reçoivent une audience importante. L'opinion publique est plutôt favorable, une chance exceptionelle pour un mouvement social au Brésil.
15h: Un procureur apparait à la porte de l'occupation. Il informe les étudiants que l'administration vient d'ouvrir un procès au tribunal administratif et qu'à partir de ce moment une amende de R$5000 par heure sera appliquée. L'intimidation judiciaire ne fonctionne pas, l'AG des étudiants accueille la nouvelle avec le sourrire "Ils croient qu'on va la payer?!"
La tension devient palpable vers les 18h, un officier de la police militaire annonce un assault d'ici peu, lire aux étudiants de désoccuper dans le calme ou par la force des baillonettes. "Voici notre réponse" répond l'assemblée en s'asseyant sur le sol.
La détermination est au maximum, les intimidations n'y changent rien. L'assaut n'aura finalement pas lieu.
Le rétablissement de l'eau et de l'électricité, condition première au début des négociations avec le rectorat a lieu dans la soirée.

crédit photo: étudiants barrant l'entrée en force des policiers et de la presse

[03/04] Les étudiants envahissent le rectorat


Article écrit le 03 avril, quelques minutes après l'entrée des étudiants au sein du bureau du recteur.

"Não é piada de salão tem dinheiro pra lixeira, masnão tem pra educação." [ Ce n'est pas une blague de salon, on ade l'argent pour une poubelle, mais paspour l'éducation]
Non, ce n'est pas une plaisanterie le mouvement étudiant est bien vivant. On le pensait mourant après les dernières manifestations qui avaient été annulées faute de participants. La création du comité "Fora Thimoty", réunissant étudiants professeurs et fonctionnaires a donné un nouvel élan à la protestation.
L'assemblée générale, qui a eu lieu aujourd'hui (03/04/08) a midi, a reuni moins de monde que la première AG du semestre (12/03/08). 250 personnes se sont retrouvées dans l'entrée principale de l'université. Le mot d'ordre était clair: une réunion dynamique et courte. Une vingtaine d'intervenants. Deux heures plus tard, le débat est clôt et l'ordre du jour approuvé dans sa quasi totalité.
Le groupe ne se dissout pas pour autant. Le groupe suit l'eterrement symbolique du recteur Thimoty. Les couloirs et les amphithéatre font raisonner l'echo de la protestation. Flutes, zabumba et autres instruments de musique pour attirer l'attention. La manifestation ne ressemble en rien à un cortège funèbre. Plus de cent personnes se dirige vers le rectorat, point de chute rituel detoutes les manifestations à l'UnB. Les cris s'amplifient au fur et à mesure que les étudiants montent sur la rampe. La masse journalistique court et s'aglutine pour immortaliser le moment.
La détermination d'expulser le recteur deson poste comme seul concertation. Les étudiants ouvrent les portes du rectorat. Face à la seconde porte, Le cercueil de l'enterrement est utilisé comme bélier. Le bureau du recteur devient territoire étudiant. Il n'aura pasfallu plus de une minute pour prendre possession des lieux.
C'est la panique dans la fourmillière. Les fonctionnaires, valets du président d'université, se précipitent pour ranger les objets personnels du recteur. Ils oublient un stylo et une poubelle qui vont être utilisé par les étudiants comme objets de raillerie en références aux 3 poubelles de R$ 900 et aux neufs stylos de R$1000 achetés avec l'argent dela recherche et de la santé indigène.
On s'amuse mais on répète à haute voix "Ne cassez rien". Mot d'ordre entendu et respecté.
Les fonctionnaires ont été évacué à l'exception de trois individus qui souhaient garder un oeil sur les bureau "par amour de l'institution". En réponse à l'occupation, l'administration a coupé l'eau et l'electricité. Les étudiants n'ont pasl'intention de quitter les lieux pour autant.


crédit photo:perso, les étudiants forçant la porte du rectorat avec le cercueil.

lundi 14 avril 2008

12 jours d'occupation à l'UnB




Depuis une semaine je ne suis pas en mesure d'alimenter le blog. Cela devrait être rétablit très prochainement avec une grande galerie photo sur flickr et plusieurs textes sur le mouvement étudiant de l'université de Brasilia. D'ici, je vous invite à visiter le site des étudiants qui occupent depuis 12 jours le rectorat de l'UnB.
http://ocupacaounb.blogspot.com/
Le blog est en portugais mais vous trouverez des vidéos sur plusieurs moments clefs du mouvement. Ces vidéos seront reprises en partie par Réaction à Show.


Modification 26/04: Autre blog traitant de la crise à l'UnB ainsi que de l'occupation

On y trouvera une dédicasse toute spéciale du chef de la sécurité de l'université. Monsieur Medeiros ainsi que son compagnon Obispo (chante pas mais est tout aussi con) sont les maîtres de la bavure et de la menace. Votre voisin vous pose des problème? Contactez les d'ici un mois ces deux messieurs vont se retrouver sur la paille.

crédit photo: Indymédia et UnB livre

samedi 5 avril 2008

Occupation pour la démocratie à l'UnB

Le mouvement étudiant de l'UnB qui jusque là se limitait à des assemblées générales et quelques manifestations plus ou moins peuplées, a franchi un pas dans la lutte contre le recteur d'université Timithy Molholand (accusé d'avoir utiliser l'argent de la recherche universitaire pour la décoration de son immeuble et celle de d'un fond de santé póur les indiens pour se payer des stylos à plus de 1000 reais).
Depuis jeudi 14h30, 150 étudiants occupent le rectorat. Ils y sont entré alors qu'ils procédaient À l'enterrement symbolique du recteur. Pendant plus de 24h, la direction a coupé eau et électricité. Les premières négociations ont rétablit une situation digne. Les politiques se succèdent à la porte de la présidence de l'université pour comprendre la situation et "essayer" de la solucioner.
A l'heure actuelle, ils sont encore 90 à vivre au troisième étage de l'immeuble, dans le bureau du recteur. Ils réclament la démission de Timothy Mulholand ainsi que le rétablissement de la démocratie dans les conseils universitaires via un système de parité.
Une centaine d'étudiants aident le groupe d'occupants depuis le rez de chaussée en s'occupant du ravitaillement et des encouragements.
Lers étudiants bénéficie du soutien des professeurs ainsi que d'une partie des fonctionnaires. Jusqu'á présent, le rectorat se refuse à toute négociation et le recteur reste introuvable.

Plus d'informations et de photos dans les jours qui viennent.

mercredi 2 avril 2008

Vive le web collaboratif et participatif

Réaction à show avait déjà étrainé une alliance internationale avec Jéro. Le réchauffement des relations franco brésiliennes passent aussi par le web.

L'heure est aujourd'hui à une nouvelle collaboration franco-française. Philippe Raviart (candidat MoDem aux legislatives de 2007), m'a proposé de collaborer à son nouveau blog Bernay Info (rien à voir avec le papier hygienique municipal du même nom). Un blog d'information citoyen et participatif. Son créateur le définit comme un "Eveil citoyen", j'ajouterai "la qualité en plus, et les galettes des rois en moins". La plate forme de la candidature avortée du MoDem à Bernay a été reconvertie et vidée de sa substance militante. Chacun garde cependant ses idées, les miennes n'ayant rien à voir avec celles de Philippe Raviart. La mise en commun des idées différentes aident le débat public et, en cette période, d'atonie post électorale et néo libéral toutes les idées sont bonnes pour animer le peuple de France.

A très vite sur Bernay Info ou bien sur ce même blog.