jeudi 5 juin 2008

Un festival sur le fil


L'amicale laïque "le temps des cerises" a dévoilé le programme de la 9ème édition du festival de marionnettes qui investira le pays Risles Charentonne entre le 9 et le 12 juillet. Plus de 60 représentations auront lieu et 17 Compagnies seront invités.







Programmation

Cie Les voyageurs immobiles (Tarn)
Jeudi 10 : 17h vendredi 11 et samedi 12 : 11h et 17h Ecole maternelle des Fontaines – Bernay

« Le bruit des couleurs » 20 mn. Spectacle pour bébés à partir de 3 mois. Théâtre d'objets.

La pluie vient de s'arrêter. La nature se réveille doucement et avec elle la jeune fille à l'arc-en-ciel. Mais très vite, elle s'aperçoit qu'elle a perdu toutes ses couleurs. C'est dans un livre géant qu'elle va partir à la recherche de ses couleurs... Un univers où les couleurs et la musique se croisent, où la nature et les sons vont mettre en éveil tous ses sens.


Cie La Puce à l'Oreille (Alsace) Jeudi 10 : 15h et 18h Vendredi 11 : 10h45 Ecole maternelle F. Buisson – Bernay

« Tékimoi ? » 40 mn. Théâtre de Mains, à partir de 3 ans.
C'est l'histoire d'une drôle de bestiole toute nue qui tombe d'on ne sait quel nid dans ce monde inconnu peuplé de rencontres et de ruptures. Entre humour et tendresse, baisers et cabrioles, Tékimoi va apprendre à grandir avec ces sensations bizarres que l'on nomme « sentiments », ça papote, ça rigole, ça aime, ça pleure, ça joue : bref ! Ça vit !

L'Atelier du Sous-Sol (Alsace) Vendredi 11 : 15h et 18h Samedi 12 : 17h Ecole J. Ferry – Bernay

« 1, 2, 3... c'est moi ! » 40 mn. Manipulation sur table en boîte noire, à partir de 4 ans .
Le magicien a oublié sa formule magique... Comment va-t-il pouvoir terminer son numéro ? Un drôle de petit bonhomme tout droit sorti de son chapeau va lui jouer bien des tours... Qui tire les ficelles ? Pas facile la vie d'artiste !



Cie La Sirène a deux queux et Alcazar Marionnettes (Marseille) Vendredi 11 : 22h – Soirée Cabaret Samedi 12 : 19h – Apéro Spectacle Abbatiale – Bernay

« A la Santé des oubliés » 50 mn. Théâtre forain, à partir de 12 ans et adultes. Marionnettes à tringles et fils, jeu de comédiens.
Une complainte burlesque, une farce pittoresque pour pitre ivre, marionnettes et barnum faillissant au trépas.
Un pitre et son patron, sur les tréteaux de leur théâtre, ces deux personnages ne font que leur métier, ils jouent aux marionnettes...


Kms et Cie (Tarbes)
Jeudi 10 : 11h30 et 16h – Jardin public - Bernay
Vendredi 11 : 14h30 – Fontaine-la-Louvet

Samedi 12 : 16h – Jardin public Bernay

« Un monde presque parfait » 30mn. Marionnettes et comédiens, à partir de 6 ans.
C'est l'histoire de Maurice, « un coq vrai de vrai », dont la vie est bouleversée par la naissance de Ginette, une poussine pas comme les autres. Quoique non ! C'est l'histoire d'un gitan et sa fille qui parcourent le monde pour raconter l'histoire de Maurice et Ginette ! Mais non ! Tout bien pesé, c'est plutôt une touchante histoire d'amour paternel, pleine de pudeur.Un superbe effet miroir sur le handicap et l'exclusion...

Le Théâtre du Sursaut, Lorgnette. (Belgique) Mercredi 9 : 20h30 – Abbatiale – Bernay Soirée spectacle d'ouverture Jeudi 10 : 15h – Salle des Fêtes de Beaumesnil Vendredi 11 : 15h – Jardin de la Médiathèque – Bernay

« Post scriptum » 40 mn. Spectacle visuel, marionnettes et comédienne, tout public.
Pour décor, une palissage truffée de trouvailles.Pour scénario, un petit Chaperon Rouge désarticulé. Et voilà Lorgnette qui jubile, elle joue à s'étonner, à nous plonger dans son univers bricolé d'inventions, de babioles, et de sauts d'humeur... Un spectacle visuel, absurde et décalé.

Cie L'Envol (Hautes-Alpes) Jeudi 10 : 11h et 15h – Salle des Fêtes de Brionne Vendredi 11 : 14h – Maison des Associations Bernay

« Carnet de voyages d'un baobab » 50 mn. Conte musical avec marionnettes à partir de 5 ans
Suivons le voyage de Baboss le baobab dans son périple, au cours duquel il rencontre un fennec, un arbre-fontaine, un oiseau-tonnerre, jusqu'à sa rencontre avec Mamie Brebis, la grand-mère de la montagne...

L'Arbassonge (Toulouse) GRATUIT Mercredi 9 et jeudi 10 : 21h30 - Abbatiale Bernay Jeudi 10 : 16h – devant le Château de Beaumesnil Vendredi 11 : 15h15 – Salle communale de Fontaine-la-Louvet Samedi 12 : à Bernay 12h rue G. Folloppe, 15h Jardin public

« Le Colporteur de Vie » 35 mn. Théâtre d'objets et marionnettes, tout public
Il vient de nulle part. Hors du temps, sa présence est impressionnante. Il ressemble à ces arbres ancestraux et ridés. Dans sa lourde valise, c'est un rêve qu'il transporte, celui de la vie...


Cie Chiendent Théâtre et Alcazar Marionnettes (Marseille)
Jeudi 10 : 20h30 - Abbatiale Bernay Vendredi 11 : 18h – Jardin public Bernay

« L'effroyable drame de la Barbe Bleue » 60 mn. Pantins et comédiens à partir de 7 ans.
Drame burlesque et cruel à partir du célèbre conte Barbe Bleue... Ne vaut-il mieux pas parfois ne pas savoir ? C'est ce que se demandent un ogre et une ogresse sur l'échafaud d'un théâtre forain, entre les femmes égorgées d'un Barbe-Bleue de chiffon et une sanguinolente collection de coeurs confits...

Hélice Théâtre & Tintamarre et Bout d'Ficelles ( Montpellier) GRATUIT
Vendredi 11 : 11h15 – Maison de l'Enfance Beaumont
15h45 – Salle des Fêtes Serquigny
19h – Jardin public Bernay
Samedi 12 : 12h30 et 17h – Rue G. Folloppe Bernay
21h30 – Ecole J. Ferry Bernay

« Marguerite, Tranches de vie » 20 mn. Tout public. Marionnettes et comédiennes.
Marguerite, 97 ans, voyage dans une malle accompagnée par deux soeurs « pareilles ». Présent/passé, réél/fictif, tout se mélange, on partage l'intimité de deux couples étranges, comédiennes et marionnettes qui se livrent et se confient aux spectateurs.

Cie Latypique (Marseille)
Jeudi 10 : 10h45 et 14h Vendredi 11 : 14h et 17h Samedi 12 : 11h et 15h30 Jardin public Bernay

« Mémère » 30 mn. Tout public, entresort forain, marionnette et comédien.
Il s'agit d'une grand-mère bien ancrée dans son intérieur qui n'a pas bougé d'un pouce depuis belle lurette.
La caravane comme huis clos à l'action, Mémère ne parle pas, elle rit, grommelle et raconte sa vie, ses rêves et les ragots du quartier. Spectacle tout en musique, avec un univers sonore réalisé à vue. Bruitages et jeux de voix réinventent le dialogue et soulignent le côté « cartoon ».

Theater Taptoe (Belgique)
Jeudi 10 : 15h Vendredi 11 : 20h30 Théâtre E. Piaf Bernay

« Vole ! » 50 mn. A partir de 4 ans, poésie sans paroles, marionnettes, cinéma et musique.

Le garçon Sjoerd se cache dans le panier à linge. Pendant une sieste, il devient un globe-trotter. Un voyage fantastique en montgolfière commence... Une aventure visuelle pleine de surprises !

Cie des Frères Georges (Rouen)
Jeudi 10 : 10h45 et 17h – MJC Bernay
Vendredi 11 : 10h30 et 15h – Maison de l'Enfance Beaumont

« Petits Contes pour Petits » 30 mn. Manipulation à vue, marionnettes et théâtre d'objets, à partir de 1 an.
Cette petite cuillère, je peux la faire marcher, et je peux faire un loup d'un balai ! Ce pot de terre, je vais le faire parler, alors ne vous étonnez pas de voir une éponge se mettre à bêler ! Des objets du quotidien donnent vie à des personnages échappés de livres pour enfants.

Cie Via Cane (Côtes d'Armor) GRATUIT
Jeudi 10 : 18h – Jardin public Bernay Vendredi 11 : 16h – Jardin public Bernay Samedi 12 : 11h - Rue G. Folloppe Bernay

« Les Tringlés » 45 mn. Marionnettes à fils, tout public
A bord d'une charrette, sillonnant les rues et les vallées, nos petits comédiens de bois brûlent de vous interpréter quelques une de leurs fables. Pour vous plaire, ils sont accompagnés d'un troubadour et de deux marionnettistes.

Cie Doux Bidule (Morbihan)
Samedi 12 : 20h30 – Théâtre E. Piaf Bernay

« CQFD » 60 mn. Formes croisées, magie, marionnettes, jonglage, théâtre d'ombres. A partir de 5 ans.
Un spectacle qui s'inscrit dans une démarche contemporaine de narration, offrant plusieurs portes d'entrée aux spectateurs, associant magie, jonglage et marionnettes. Voici deux éprouvettes,une marionnette en A, un clown en B, une dose d'amour, une pointe de peur, un soupçon de hasard, une étincelle, tous deux réagissent au même stimulus, une forme rouge et ronde. Spectacle qui a reçu le soutien du Bouffou Théâtre et de la Cie Tro-Héol.

La Cie des Petits bancs (Marseille)
Vendredi 11 : 15h – Salle des Fêtes de Serquigny
Samedi 12 : 14h et 18h – Maternelle F. Buisson Bernay

« L'échappée belle de Victor Zano » 50 mn. Théâtre marionnettes et accordéon, à partir de 6 ans.
Sur scène, un frère et une soeur jouent à raconter la vie de leur grand-père, Victor Zano, ancien grand champion de vélo. De vieux jouets usés, des souvenirs qui s'entrecroisent, des airs d'accordéon.... Un spectacle en roue libre !


Cie Il était une joie (Paris) GRATUIT
Vendredi 11 : 10h45, 14h30 et 17h Samedi 12 : 14h, 16h30 et 22h Spectacle de clôture, Guignol a 200 ans Abbatiale Bernay

« Guignol » 40 mn. Marionnettes à gaines, tout public.
1808/2008 : le Festival célèbre le bi-centenaire de Guignol inventé par le Lyonnais Laurent Mourguet.
Un personnage mis à toutes les sauces au fil du temps, sans jamais perdre son esprit frondeur.
Avec, comme invité d'honneur, Gustave Amoureux, présent depuis de nombreuses années, et qui a commencé sa carrière de marionnettiste avec le Festival de la Marionnette organisé par l'Amicale Laïque « Le Temps des Cerises ».


mercredi 4 juin 2008

Halte là!


Le comité d'organisation des Jeux olympique vient de publier, en partenariat avec le ministère de L'intérieur chinois, les règles que devront respecter les touristes étrangers pendant l'épreuve. L'usage de drogues, la prostitution et dormir dans la rue sont interdits... Pas de quoi en faire un drame.
Cependant une des directrices est particulièrement choquante: "Ne pourront pas entrer sur les territoire chinois, les personnes malades mentales et porteurs de maladies sexuellement transmissibles[...]".
Alors que le petit monde du CIO s'enorgueillit d'organiser le plus grand évènement sportifs du monde où tous les peuples communient ensemble, les handicapés mentaux et les porteurs de MST se verront refouler à l'entrée. En quelle honneur les trisomiques ou bien les séropositifs n'ont pas le droit de rentrer dans un stade des JO? Qu'a t-on a leur reprocher? Leur odeur est elle si insuportable qu'ils doivent rester cloitrer devant leur Tv?

Je propose au comité d'organisation d'élargir leurs règles aux homosexuels, aux chauves, aux noirs (bah pourquoi pas?), aux communistes ainsi qu'aux pauvres....

Félicitation au CIO qui a attribué à la Chine ses Jeux Olympiques qui sont chaque jours un peu plus les jeux de la honte.

lundi 2 juin 2008

Une fois de plus, une fois de trop

Heurts entre CRS et lycéens
Vidéo envoyée par rue89

Qu'est ce que ce pays où la police offre de telles scènes? Une fois de plus la France est méconnaissable. Elle donne des hauts de coeur.
Où va t on?

Plus d'info sur Rue89

Marcia Xavier: "Nos actions essayent de calmer le climat dramatique tout en encourageant la solidarité au sein de la communauté."


Second épisode de la série d'interview réalisées avec les "leaders" de quelques mouvements sociaux de Planaltina, ville en périphérie de Brasilia.

Marcia Rodrigues Xavier – “União e Luta” association des habitants de Buritis IV (quartier de Planaltina) :



Comment est né le mouvement « União e Luta »?

Nous sommes un groupe d’employés d’une clinique. Nous vivions à Ceilandia jusqu’en 2001. A cette époque, nous avons construit un projet pour que 15 familles déménagent à Planaltina. Finalement nous avons obtenus 24 terrains, mais lorsque nous sommes arrivés il n’y avait ni éclairage public, ni réseau d’égout, les routes n’avaient pas de bitumes et aucun magasins n’étaient installés à proximité. Nous avons du nous organiser pour améliorer la qualité de vie. Quelques uns d’entre nous ont fait du porte à porte pour rassembler les habitants et les inviter à nos réunions. Peu de temps après notre arrivée, le mouvement « União e Luta » était né.


Quelles méthodes avez vous utilisé pour atteindre vos objectifs ?

En premier lieu, nous avons fait un inventaire de nos besoins puis nous avons défini un agenda de travail avec les priorités. S’en sont suivi des campagnes de sensibilisation ainsi de nombreuses réunions d’information et de mobilisation. Nos premières actions n’ont reçu aucun soutien des autorités. Nous avons installé l’éclairage public en sortant l’argent de notre poche. C’est à ce moment que nous sommes allés voir les pouvoirs publics pour qu’ils se chargent d’assurer la sécurité. Buritis IV a ainsi pu être inclut dans le programme du gouvernement fédéral “Illumination pour tous”. La seconde victoire de l’association remonte à l’époque où le secrétariat des transports du District Fédéral (DF) a accepté de financer la couverture en asphalte du quartier. Cela fut accompagné d’un accord avec le CAESB [compagnie des eaux du DF] pour raccorder Buritis IV au réseau d’égout. Nous avons de nouveau financé ce projet avec nos propres deniers, chaque habitant s’engageant à payer vingt quatre reais par mois pendant deux ans. Au fil de nos actions, nous avons maintenu l’information entre les membres de l’association grâce à un petit journal expliquant les combats dans lesquels nous étions engagés ainsi que les victoires que nous avions obtenus. En août 2005, les pouvoirs publics ont voulu installer un centre de rétention pour les jeunes à moins de 500 mètres des premières habitations. Cela allait attirer les gangs et une vague de violence liée au trafic de drogue dans un quartier où les enfants jouent dans la rue. Trois jours durant nous avons manifesté sous les yeux de la presse. Le projet fut finalement déplacé dans une zone rurale, en périphérie de Planaltina. Dans un endroit plus adéquate pour ce genre de bâtiment.


Quel est le rôle d’une association comme la votre dans la ville de Planaltina?

Planaltina est l’une des villes les plus anciennes du DF mais elle n’a jamais pu profiter des programmes sociaux mis en place par les gouvernements successifs. Le caractère rural de la ville a retardé son développement urbain. Les pouvoirs publics produisent des programmes assistencialistes. Ils s’arrangent pour rendre les citoyens passifs. Ils donnent sans aucune contre partie. Cela fragilise l’estime que les personnes ont d’elles même. Avec “União e Luta” nous voulons aider les autres en créant une réaction populaire pour que l’habitant se tranforme en citoyen, qu’il s’investisse dans les projets de développement de la ville. Plusieurs projets communautaires et locaux ont vu le jour et c’est une nouveauté. Nous travaillons avec les autorités pour améliorer la qualité de vie à Planaltina. Il y a le projet de développement durable local (DELIS). La SEBRAE [NDR, secrétariat d’accompagnement des PME] s’occupe d’un forum du développement local qui rassemble les associations de travailleurs et d’artisans, la coopérative des femmes et l’agence du micro crédit. “União e Luta” est en train de se mobiliser pour obtenir la signalisation routière dans Buritis IV. Nous souhaitons installer des dos d’ânes dans les rues pour ralentir la vitesse des automobiles. Nous recensons déjà deux morts et quatre accidentés depuis le début de l’année. Nous avons d’ores et déjà rencontré le DETRAN [NDR, département des transports du DF] pour mettre fin à ce fléau qu’est la violence routière.


Vos action permettent elles de diminuer la violence à Planaltina?

Nous sommes confrontés à plusieurs types de violence. Il y a la violence des gangs, la violence routière et la violence psychique. La guerre des gangs a sévit a Planaltina jusqu’en 2006. En avril 2004, quatorze jeunes sont morts. En général 70% des jeunes de Planaltina n’atteignent pas la maturité. Ils sont victimes du trafic routier, des bagarres, des balles perdues, des attaques. Les femmes rencontrent d’autres problèmes. Elles tombent enceinte précossement ou bien elles deviennent veuves. Nos actions essayent de calmer le climat dramatique tout en encourageant la solidarité au sein de la communauté.



Quelles sont les relations de “União e Luta” avec les autres mouvements sociaux de Planaltina?

Nous avons quelques partenariats avec Radio Utopia, le centre de santé ou bien la “Fundamental” des catadores. Nous utilisons réciproquement les ressources des uns ou des autres. Nous devons créer et développer des relations stables entre chacun de nous pour améliorer la qualité de vie de la communauté.



Interview réalisée dans le cadre du projet communication communautaire.

Photo: crédit com com

samedi 31 mai 2008

Batista Oliveira : "Donner la parole aux personnes et aux initiatives qui ne sont pas écoutées ni relayées par les mass médias"


Batista Oliveira – Radio Utopia (radio communautaire de Planaltina) :


Comment vous représentez vous Planaltina?

Je suis planaltinenze depuis 1988, au moment où ma fille est née. J’ai une vision différente des pionniers qui sont arrivés dans les années 50 pour la construction de Brasilia. Dans les années 80, les favelas ont été éradiquées du Plano Piloto et les populations ont déménagé vers la périphérie. Les villes rurales comme Planaltina ont reçu une partie de ces personnes pauvres sans être préparé à les accueillir. Il existe une grande diversité de personnes venues des quatre coins du Brésil. Aujourd’hui, Planaltina est toujours une ville rurale mais elle rencontre les problèmes sociaux d’une métropole.


Comment définiriez vous la violence à Planaltina?

Cela n’a rien de récent. Depuis la construction de Brasilia, ce phénomène existe. Dans les années 50, les hommes arrivaient seuls, en ayant laissé femmes et enfants dans leur Etat d’origine. Ils venaient ici pour trouver du travail et gagner de l’argent. Planaltina était une cité bucolique excentré de la proche banlieue. Elle fut utilisée comme un lieu de fêtes et de divertissement avec des bars et des prostituées. On y avait concentré toute la débauche possible sur une zone bohème. L’irrespect moral était très important. Planaltina porte encore les stigmates de cette période. Aujourd’hui on rencontre la violence à travers des gangs et du trafic de drogue qui agit en plein jour.


La violence est elle l’unique problème de Planaltina ?

Non. Avec la globalisation et la compétition mondiale créée par le libéralisme, nous rencontrons les mêmes problèmes dans toutes les banlieues du Brésil mais aussi en France. Nous sommes confrontés à la pauvreté et à la misère. Planaltina reste une petite ville qui ne peut pas subvenir à ses besoins toute seule. Les institutions sont insensibles aux problèmes que l’on rencontre. Cependant nous pouvons transcender ces difficultés en valorisant les initiatives locales issues de la communauté. Nous nous extrayons de la compétition mondiale. Il faut que nous soyons conscient que nous sommes tous dans le même bateau, cela implique que nous nous regroupions pour tirer le meilleur de chacun. L’expérience montre que ce sont les habitants qui font la différence.


Quel est le rôle de Radio Utopia dans ce regroupement des forces présentes?

Radio Utopia n’a pas pour objectif de lutter avec les mass médias. Nous ne sommes pas ici pour concurrencer Globo mais pour donner la parole aux personnes et aux initiatives qui ne sont pas écoutées ni relayées par ce type de média. Nous aidons les mouvements sociaux qui ont besoin en faisant la promotion de leurs activités. Nous travaillons pour la communauté pour que la solidarité entre les membres ne soit pas oubliée. Par exemple, nous faisons la promotion de la « Via Sagrada » qui organise un spectacle sur la passion du christ pendant la semaine sainte. C’est devenu en peu de temps l’une des plus grosses manifestations catholique du Brésil. Ils ont utilisé la paroisse comme base populaire puis ils ont transformé les faiblesses d’une ville de banlieue en rassemblant les forces présentes pour maintenir un travail extraordinaire. Les répétitions ont attiré de plus en plus de monde. En grandissant ils ont amélioré les conditions de vie de la communauté.
L’exemple de “União e Luta”, l’association des habitants de Buritis IV [quartier de Planaltina, NDR] est le même. Les gens se sont installés dans un quartier sans aucune urbanisation. Il n’y avait ni éclairage public, ni asphalte, ni égout. Leur travail leur a permit d’obtenir les bases d’une vie digne. Les politiques ont cédés face au travail et à la pression de l’association et de ses membres. Rien n’est plus concret que les rêves !
Le travail des catadores [collecteurs de déchets, NDR] avec la « Fundamental » est très important. Ils transforment un joli discours en action concrète. Les répercussions sont doubles. Ils recyclent les déchets de la ville et améliorent leurs conditions financières en les vendant à des centrales. La ville bénéficie aussi de cette action puisqu’ils enlèvent les déchets que l’on trouve en ville. Nous faisons la promotion de ces activités car elles profitent à la communauté et aucun média n’y prête attention.



Interview réalisé dans le cadre du projet Communication Communautaire

vendredi 30 mai 2008

Pensée Personelle

Mickey 3d - Ma grand-mere
Vidéo envoyée par owimbowey

mercredi 28 mai 2008

Dans des draps de soie

Maloh : draps dessus draps dessous + amélie-les-crayons
Vidéo envoyée par frupi

Dans 15 jours c'est le grand jour.
Maloh semble ne pas quitter les endroits feutré où il fait bon se refugier quand le vent pique les levres (le mois de juin n'est pas particulièrement propice a ce genre de moment quoi que à Dinan cela peut arriver). Il commença dans une chambre d'étudiant sinistre d'une cité universitaire sans charme. Il y écrivait des vers pour sa douce réfugiée dans la capitale bretonne. L'amour donne des ailes et inspire. En attendant le week end, il comptait les secondes en abimant ses pantalons sur les bancs d'un cours de journalisme. 7200 exactement.
Aujourd'hui il a réussi a séduit d'autres personnes. Néomme lui a permit de travailler un an pour aujourd'hui chanter dans le salon d'Amélie les crayons. Cet été on le retrouvera sur les scènes de festivals avec les Franco de la Rochelle en point d'orgue les 13, 14 et 15 juillet.
Laissez vous porter et écoutez.


Album dans les bacs le 16 juin