jeudi 8 janvier 2009

Samedi c'est gratuit!


Samedi 10 janvier, la Boite à film offre gracieusement la projection de deux courts métrages d'animation. Pour leur traditionnelle séance gratuite qui a lieu tous les ans , l'association d'art et d'essai propose cette année deux films russes.
Le premier est un film de Youri Norstein, "Le hérisson dans le brouillard" - Visible ici avec les sous titres anglais. En 2003, il a été élu meilleur film d'animation de tous les temps à Tokyo.
Le second film a été réalisé par Andreï Khrjanovsky en 1994 et est intitulé "Le lion à la barbe blanche".
Ces deux films évoquent l'amitié entre les êtres ainsi que la solitude face à un univers hostile.
Un goûter sera servi à l'issue des projections.
Cette séance est organisé avec le partenariat de la librairie Le rouge et le noir ainsi que le Cagouill'Eure.
Habituellement réalisée au sein des murs du Piaf, la séance a été transférée au Rex. La municipalité n'a pas accepté de renouveller le prêt gracieux du théâtre. Les membres de l'association dénoncent le travail de sape des élus qui refusent désormais les avantages en nature. Ce refus s'inscrit dans la continuité des actions néfastes envers la MJC, Bernay Plongée Plaisirs et d'autres associations. Il s'installe lentement mais surement une hégémonie politique au sein du milieux associatif bernayen.

Rendez vous est donné aux spectateurs de tous âges à 14 heures,
samedi 10 au Piaf.

credit photo: allociné

Trop d'impôt tue l'impôt


La fiscalité (et plus particulièrement sa baisse) est l'un des créneaux des libéraux. En cette période de crise, il faudrait diminuer les impôts pour renforcer le pouvoir d'achat. Le maire de Bernay est devenu ces derniers jours l'un des pourfendeurs de cette théorie. Un argumentaire digne d'Alternative Libérale.

La nouvelle croisade d'Hervé Maurey a commencé lors du vote du budget du département. La majorité socialiste a décidé d'augmenter les impôts de 2,5%. Le président Jean Louis Destans argumente le ralentissement économique au sein de l'Eure, "situation dégradée" ainsi que la baisse de la dotation globale de fonctionnement de la part de l'Etat. L'objectif est de ne pas ralentir l'investissement: "renoncer à rien".
L'UMP s'étrangle, la gauche "chante tralala" en pleine crise! Une augmentation de 4 millions d'euros c'est un scandale quand on sait que le président de la république donne 6,4 milliards (avec la Belgique et le Luxembourg) à la seule banque Dexia! Hervé Maurey hurle à la mort: cela "ajoute de la crise à la crise".
Connaissant "vos difficultés" et ne souhaitant pas les "aggraver" sur Bernay, le maire se targue, lors de ses voeux à la presse, de ne pas avoir changer la fiscalité municipale depuis 6 ans.
Alors que le sénat fait sa rentrée, Le tout neuf sénateur de l'Eure se met (une nouvelle fois) en contradiction. Pour sa première prise de parole public, Hervé Maurey est l'orateur du groupe centriste pour le vote de la réforme de l'audiovisuel public. S'il veut supprimer la taxe sur les fournisseur d'accès à Internet, il demande une augmentation de la redevance indexée sur l'inflation: soit 5 euros d'ici à 2010. "Peanuts" comme il le dit si joliment. Dans ce cas on n'ajoute pas de crise à la crise mais ce sont toujours les mêmes qui payent...


source: Eveil Normand, Ecrans, crédit photo: perso 2007

mercredi 7 janvier 2009

Procès Thierry Martin: le réquisitoire

Environ 70 personnes se sont déplacées ce midi pour soutenir Thierry Martin. Un mot de remerciement au mégaphone puis tout le monde s'engouffre dans la salle d'audience du TGI.
Au terme de l'audience qui a démontré l'absence de preuve à son encontre, le procureur a requis 750 euros d'amende tandis que la partie civile demandait la relaxe.
Le délibéré sera rendu le 4 février.

dimanche 4 janvier 2009

Anihiler tout espoir de rebélion


L'année 2009 à peine arrivée que la lutte reprend. La machine de destruction d'alternatives idéologiques ne prend pas part à la trêve des confiseurs et elle abat ses chiens sur tous les "déviants". Mercredi, elle a rendez-vous à Bernay. Reprise de l'appel à la mobilisation et au soutien du collectif pour l'abandon des poursuites contre Thierry Martin, parent d'élève inculpé à la suite du mouvement dit "anti CPE" de 2006.



Thierry Martin, parent d’élève, est convoqué devant le tribunal correctionnel le 7 janvier prochain pour son soutien à la mobilisation des lycéens sur Bernay contre le Contrat Première Embauche (CPE) au printemps 2006.
Plus de deux ans et demi après les faits, ces poursuites constituent une nouvelle tentative de criminaliser le mouvement social et une volonté d’intimider et bâillonner tous ceux qui participent ou manifestent leur solidarité aux mobilisations sociales.
Les poursuites à l’encontre de Thierry Martin ne sont en effet qu’un exemple de plus d’une répression et d’une dérive sécuritaire qui s’accentuent dans l’espoir de décourager toute tentative de nouvelle mobilisation.
Cette même dérive a conduit à la condamnation récente des associations de défense des mal-logés (le DAL et les Enfants de Don Quichotte), les poursuites contre les militants du Réseau Education Sans Frontières qui défendent les élèves sans-papiers, contre ceux qui soutiennent les migrants, contre les militants anti-OGM, ceux du réseau Sortir du Nucléaire et plus largement les militants du mouvement syndical et ouvrier.
Nous demandons l’arrêt des poursuites contre Thierry Martin et continuerons à apporter notre soutien à toutes celles et ceux qui se mobilisent contre des lois ou des mesures qui nous semblent inacceptables et injustes.


Rassemblement le Mercredi 7 janvier à 12h30 devant le palais de justice de Bernay (place Gustave Héon)

L'occasion aussi de rappeler que Julien Coupat et Yldune Levy sont toujours incarcérés à la suite des arrestation du 11 novembre concernant des sabotages contre des lignes SNCF. Aucune preuve n'a jusque là été trouvé contre eux et ils n'ont toujours pas été entendu par le moindre juge. Ce dénie de justice et ces accusations abusives contre des personnes dont le seul tort est de penser différemment est totalement contraire à tous les principes de la démocratie. Ne les oublions pas.

photo: credit perso, manifestation étudiante à l'université de Brasilia en avril dernier.

vendredi 5 décembre 2008

Démocratie en réseau: Internet et ses limites techniques

Le lundi 17 novembre, la région Ile de France organisait, à la cité des sciences et de l'industrie de la Villette, un colloque portant sur le thème Démocratie en réseaux (comptes rendus et contributions sur le site Internet grâce au wiki).

Si lors de cette journée Internet a été montré comme un nouvel outil avec des capacités très importantes, il n'a pas été oublié que le web compte un certain nombre de limites. A de nombreuses reprises, les utilisateurs se retrouvent face à des décalages et à des problématiques que les anciens outils n'engendraient pas.

L'alarme est venue de Fatima Hani (ACLEFEU), alors que chacun se gargarisait de l'efficience des flux RSS et des réseaux sociaux, la secrétaire générale de l'association a fait remarqué aux 400 personnes présentes qu'encore aujourd'hui Internet n'était pas installé dans tous les foyers. Cette militante qui vit et travaille dans les quartiers défavorisés indique le décalage social qui existe par rapport aux nouvelles technologies. Tout le monde n'a pas les moyens de financer un ordinateur ainsi qu'un abonnement internet. On s'apercevra aussi, au fil de la journée, qu'il existe un décalage générationnel: seul les plus jeunes sont naits avec une souris dans la main. Pour la plupart des militants associatifs d'aujourd'hui, l'informatique a été précédé d'une formation. Certains n'ont pas eu cette opportunité, d'autres ont été un peu plus imperméables aux nouvelles technologies.
A ces constats, j'en rajouterai un troisième qui n'a pas été évoqué. il existe un décalage géographique. On ne profite pas du même débit Internet dans le VIIIème arrondissement de Paris que dans la campagne Normande. La capacité d'action s'en trouve restreinte.
Marc Fromentin (GISTI) reprenait, en quelque sorte, ce constat lorsqu'il évoquait le lectorat de son site. S'adressant à des populations étrangères et principalement africaine, il ne pouvait se permettre de réaliser des pages stylisées élaborées sous Flash ou intégrant des vidéos. Il s'efforce de conserver un site simple et léger accessible à tous.
Brigitte Wiseur du Réseau Education sans frontières reconnait les limites du web. Le collectif fonctionne en très grande partie sur la toile (listes de diffusion, information, mobilisation) et elle admet que ce mécanisme peut exclure des personnes qui souhaiteraient s'impliquer sans pour autant avoir internet. Le talon d'Achille du réseau se situe au niveau des listes de diffusion: outil très utile pour la propagation des informations (avec des listes spécifiques pour chaque échelle géographique), il n'en reste pas moins un outil public ouvert à tous cela comprend aussi bien les militants, les sympathisants mais aussi les forces de police et les renseignements généraux.
Internet n'est donc pas la panacée, l'essentiel est d'en être conscient. Il revient à chacun de trouver des alternatives lorsque la toile ne s'avère pas payante.

photo: crédit perso, un cyber café sur la plage de Armação - Florianopolis, Brésil

jeudi 4 décembre 2008

Caravan Palace: Django beat

Bernay accueille samedi le groupe Caravan Palace. Ces jeunes parisiens ont posé Django Reinhart sur leurs platines et cela donne un résultat détonnant.

La preuve en image:


Voila pour le résultat sur scène mais je vous invite aussi à visionner le clip qui est très original et particulièrement bien fait.

mercredi 3 décembre 2008

Démocratie en réseaux: Internet, le porte voix des sans papiers

Le lundi 17 novembre, la région Ile de France organisait, à la cité des sciences et de l'industrie de la Villette, un colloque portant sur le thème Démocratie en réseaux (comptes rendus et contributions sur le site Internet grâce au wiki).
L'une des conférences portait sur l'usage d'Internet au service des libertés fondamentales. Espace de mobilisation, Internet est aussi une source d'information contradictoire. Elle réunissait des membres d'associations d'aide aux immigrés et des syndicalistes.


Les travailleurs sociaux étant asphyxiés par les demandes et l'information subissant la déformation médiatique, il a fallu trouver de nouvelles solutions pour les associations. Pour beaucoup Internet s'est avéré rapidement incontournable.
Lucille Prado du DIEM vient en aide aux sans papiers. Dans son temps de parole, elle insiste sur l'anonymat que l'outil permet. Pour des personnes en grande précarité, le site permet d'obtenir une première série d'information sans se faire connaitre. Le web brise les frontières géographique, le site peu être consulté depuis l'étranger ou bien des personnes résidant en province peuvent faire appel aux services du DIEM, petite association francilienne. Les permanents de l'association sont aussi moins consulté. Malgré tout un site reste un outil très chronophage et une personne se consacre à plein temps à la maintenance web (site, newsletter, mails...).
Marc Fromentin (GISTI) et Bastien Sibille (Disparitions) insisteront par la suite sur la qualité de l'information diffusée. S'ils jugent que l'information institutionnelle sur le net (Legifrance...) est plutôt de bonne qualité, ils déplorent son accessibilité. Ils sont particulièrement compliqué à l'usage. Le GISTI souhaite proposer une expertise explicite compréhensible par tous d'où un effort de vulgarisation et d'explication demandé à tous les rédacteurs du site. L'objectif de la Cimade en créant le site Disparition était que "constatant un manque de mémoire sur la disparition des personnes sans papiers, l’association a voulu se doter d’un outil permettant de retrouver une trace de l’arrestation de ces derniers, ainsi que leur histoire personnelle dans l’espace public numérique." Les rédacteurs pointent toutes les arrestations de sans papiers sur Google Map en écrivant quelques lignes sur la vie de la personne arrété. Le site "a pour objectif une prise de conscience collective de ce qui se passe dans le voisinage de tout un chacun."
L'information que ces sites proposent est en décalage avec celle proposée par les mass médias, du fait que sur un sujet sensible (les immigrés clandestins), ils ne relayent pas la vision étatique